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RAMADAN A LA MAIRIE DU DISTRICT : Le maire invite les ménages à s’acquitter de leurs TDRL

La crise que traverse notre pays n’a pas empêché le maire du district de Bamako, Adama Sangaré, de se faire le devoir de respecter la tradition. Entouré du personnel de la Mairie, des syndicats et du Réseau des communicateurs traditionnels pour le développement au Mali (Recotrade), il a présenté, le mercredi 4 mai 2022, ses vœux de bonheur et de paix à l’ensemble des Maliens et Maliennes. Le maire en a profité pour inviter les uns et les autres au paiement de la Taxe pour le développement régional et local (TDRL) qui coûte 3000 FCFA par an par imposable.

Les sanctions imposées à notre pays par la CEDEAO ont touché tous les secteurs. La Mairie du district de Bamako a été particulièrement affectée. Sans les acrobaties de la direction financière, tout ce qui a été fait n’aurait pas pu se faire. « Il y a eu des moments où on a manqué de papiers pour mettre les gens au travail. Ce manque de papiers rames n’était pas dû à un problème financier. Même au niveau du contrôle financier, il n’était pas permis d’envoyer les besoins. Malgré tout, la directrice financière a pu faire des acrobaties avec les recettes perceptions pour que la tradition soit respectée », s’est félicité le maire du district. Ces phrases du maire laissent entendre que l’année 2022 sera difficile. Il a donc invité ses collègues à se préparer pour faire face aux difficultés du moment :« C’est pour vous dire jusqu’à quel point l’année sera difficile ».

 

Le maire du District a rendu un hommage mérité au personnel de la Mairie sans lequel l’atteinte des objectifs serait difficile. Il a appelé ceux-ci à profiter de la fête de ramadan pour se pardonner et se donner la main. « Je demande au comité syndical de continuer à sensibiliser, éduquer et de communiquer avec le personnel pour que les uns et les autres comprennent que les élus sont là, qu’ils ont un mandat qui finira un jour. Mais que le personnel restera ».

Partageant les souffrances de ses concitoyens, Adama Sangaré a souhaité la reprise rapide des activités pour l’ensemble des populations de Bamako qui subissent les conséquences de la sanction de la CEDEAO. « Que la population de Bamako se retrouve très vite pour qu’on oublie cet embargo qui frappe de plein fouet la ville de Bamako, et que Bamako puisse se retrouver dans le cadre d’un développement harmonieux », a-t-il émis comme souhait.

 Le maire du District est également revenu sur l’assainissement de la ville de Bamako : « La croissance de Bamako fait que son assainissement n’est pas facile. Les autorités, les municipalités et les populations font des efforts, mais tous ces efforts doivent être appuyés par le changement de comportement de la population ; et à cela, il faut beaucoup de sensibilisation et plus d’engagement ».

Il a poursuivi son intervention en ajoutant ceci : « Aidez-nous à faire comprendre à la population de Bamako que vivre à Bamako nécessite un coût. Nous demandons aux uns et aux autres à payer la Taxe pour le développement régional et local (TDRL) qui coûte 3000 FCFA par an par imposable. Nous sommes à un taux de 8 % de paiement annuel de ces taxes, nous n’arrivons pas à recouvrer parce que la population ne se sent pas concernée. Nous souhaitons réellement que la population de Bamako se sente concernée par le développement de la ville de Bamako ».

En effet, il a sollicité le concours des hommes de médias qui ont un rôle énorme à jouer dans la sensibilisation de la population « L’assainissement est une pente du développement. Donc, c’est avec ces taxes que nous arrivons à construire la cité, et la presse a un rôle énorme à jouer. Donnons-nous la main afin que nous puissions aller vers la population pour qu’elle comprenne que c’est ensemble que nous allons faire la ville de Bamako ».

  1. Sangaré a saisi l’occasion pour évoquer les difficultés auxquelles Ozone-Mali est confrontée : «Toutes les capitales de l’Etat consentent à une subvention vis-à-vis de la municipalité. L’Etat a demandé à ce qu’Ozone aide la ville de Bamako à assainir la ville. Malheureusement, très rapidement, l’Etat s’est trouvé en situation d’impayés vis-à-vis d’Ozone ».

Seydou Fané

Source: Les Échos- Mali

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