Suivez-nous sur Facebook pour ne rien rater de l'actualité malienne

Problématique de la paix au Mali : La solution réside dans le départ de Barkhane et de la MINUSMA !

Il n’est plus un secret pour personne que la rébellion, le djihadisme et l’insécurité dans notre pays doivent leurs causes dans les velléités expansionnistes de la France néocoloniale et de ses collabo-euro- américains. Point n’est besoin ici de faire l’historique de la rébellion touareg dans le septentrion de notre pays. Il convient de dire simplement que depuis fort longtemps la France est au cœur de la question touareg en République du Mali.

serval-barkhane-francais-onu-minusma-sahel-patrouille-mixte-soldat-militaire

Le discours des personnalités françaises sur la paix au Mali corroborent parfaitement cette triste réalité. On rappelle ici l’abominable plan machiavélique d’installation d’une base militaire française à Tessalit dans le ‘’grand nord‘’ du Mali et cela depuis l’époque coloniale. L’indépendance du Mali a pris de cours le régime sioniste français qui, par cette base militaire, entendait contrôler toute la région du Sahel en vue de continuer la ponction de notre peuple travailleur.

La Communauté française proposée à notre peuple par le Général De Gaulle a été vite démasquée et déjouée par les patriotes soudanais. Le Mali a accédé à l’indépendance, le 22 septembre 1960. Cette indépendance avait ainsi mis entre parenthèses la volonté de la France de continuer à faire la ponction de notre peuple travailleur. Et depuis, une rébellion a vu le jour dans le septentrion de notre pays.

Le premier président  à été confronté à la rébellion touareg dans notre pays ; c’était avec le régime nationaliste de Modibo Keïta. Mais comme on le sait, la jeune armée malienne a foudroyé les rebelles touaregs. C’était en 1963. A la traque de ces rebelles figurent en lettre d’or les noms des capitaines Diby Sillas Diarra et Mamadou Sissoko.

Moussa Traoré a dû faire face à cette question de rébellion touareg. Il l’a gérée avec fermeté et grande responsabilité. Le général Moussa Traoré a été chassé du trône par le mouvement dit «démocratique» de 1991. De ces deux (02) régimes, il convient de retenir qu’ils n’ont jamais badiné avec le respect de l’intégrité du territoire national.

Alpha Oumar Konaré qui a reçu le soutien de la France coloniale a dû poser les pierres angulaires de la nouvelle balkanisation de notre territoire. Cela se passe aujourd’hui de tout doute au regard de la sape qu’il a orchestrée contre notre armée. Dès lors qu’il dit que le Mali n’a pas besoin des armes mais des charrues, la cause était entendue.

Mieux, il a procédé au recrutement des rebelles pour bourrer les effectifs de notre armée, de notre police, de notre douane et cela avec grade. Lorsque la rébellion a éclaté au soir du régime ATT, tous les rebelles touaregs ont déserté avec fracas pour rejoindre la rébellion. La suite est connue : le grand Nord est occupé par les forces conjointes du Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA) et du Mouvement pour l’unité et le djihad en Afrique de l’Ouest (MUJAO) et de Ansar Dine.

A temps opportun, notre peuple exigera de Alpha et d’ATT qu’ils s’expliquent par rapport à la déliquescence de notre armée nationale. ATT est chassé de Koulouba par un groupe de jeunes militaires avec à leur tête le capitaine Amadou Haya Sanogo. Ce coup d’Etat a été bien accueilli par toutes celles et tous ceux qui se battaient de jour comme de nuit pour l’honneur et la dignité de notre peuple. Sanogo a eu le soutien de tout ce peuple ainsi que de  tous ses patriotes.

Par effraction, Dioncounda Traoré s’est autoproclamé président de transition. La suite, on l’a connue sans être dans le secret des diables. Dioncounda a fait appel aux forces d’occupation françaises. Comme si elle n’attendait que cet appel, la France a immédiatement envoyé chez nous ses avions de combat. Comme si elle était pressée de se faire inviter au Mali.

Mais c’était là quelque chose de bien muri quand on rappelle que c’est la même France qui a largué dans le désert libyen quarante tonnes d’armements de toutes sortes, après avoir mis à feu et à sang le paisible territoire de Libye ; elle savait que c’est bien au Mali que ces armes devaient se retrouver pour mettre notre pays aussi à feu et à sang. Il y a donc toutes les raisons aujourd’hui pour les Maliens de demander le départ immédiat des troupes d’occupation françaises de notre sol. En tout cas, elles ne peuvent y rester en dépit de l’accord de défense de 2014 qui n’engage en rien notre peuple.

Quant à la MINUSMA, elle a compris que les Maliens l’ont comprise comme une force étrangère qui se sert de nous. C’est d’ailleurs pourquoi elle a dû se rendre dans certains lycées de l’Etat ici à Bamako pour faire croire aux jeunes lycéens que les soldats de la MINUSMA sont là pour les Maliens. Cela est tout sauf exact. Allez savoir leurs traitements mensuels en termes de salaire ! Pendant ce temps, les Maliens triment dans la misère humiliante.

Pendant que la MINUSMA se montrait à nos jeunes lycéens dans les écoles, bien de nos soldats mourraient sur le terrain. Les civiles victimes des atrocités des islamistes ne se comptent plus. C’est au regard de ce tableau catastrophique de la sécurisation de notre peuple que certains Maliens continuent de croire encore que la MINUSMA peut servir la paix au Mali. Quelle illusion grossière !

Aujourd’hui, il n’y a plus de doute, la MINUSMA ne peut rien faire chez nous. Seulement ces quelques Maliens qui souhaitent son maintien chez nous ont des intérêts individuels inavouables : soit ils ont «leurs» véhicules en location à la MINUSMA, soit ils ont des enfants au sein de cette force, peu importe le gâchis pour le Mali.

La seule certitude, hier comme aujourd’hui, c’est que l’on ne peut-être mieux défendu que par soi-même.

Si nous devons recourir à des amis, ce serait la Russie, Cuba, la Chine, la Corée du Nord, le Venezuela ; en tout cas, demander à la France de venir à notre rescousse, c’est comme si la souris demandait au chat de la sécuriser.

Il y a là une aberration. Notre peuple a compris que partout où la France est présente, il ne peut y avoir la moindre paix pour le peuple. La Centrafrique restera longtemps gravée dans nos mémoires. De Gaulle disait à juste titre: «La France n’a pas d’ami, elle a des intérêts.»

Il est donc  grand temps que le monde et les dirigeants maliens comprennent que le peuple malien a compris que la solution de la problématique de la paix au Mali réside dans le départ sans délai de notre sol de la force Barkhane et de la MINUSMA. Il y va de l’intérêt de notre peuple. Comme il est du devoir de la Cour pénale internationale (CPI) d’appeler à la barre tous les gouvernants qui ont participé à l’assassinat crapuleux de celui qui faisait tout pour la paix des peuples.

Il y va de la crédibilité (pour ce qui en reste !) de la Cour pénale internationale (CPI) de juger tous ceux qui ont largué des bombes sur la Libye ou tiré un coup de feu contre le peuple travailleur de Libye. Mais en sera-t-il ainsi ? En tout cas, Jean de la Fontaine a dit dans sa fable intitulée ‘’Les animaux malades de la peste’’ : «Selon que vous serez puissants ou misérables, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir.»

Fodé KEITA

 

Source: Inter De Bamako

Suivez-nous sur Facebook pour ne rien rater de l'actualité malienne
Ecoutez les radios du Mali sur vos mobiles et tablettes
ORTM en direct