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Pour Les magistrats grévistes : ‘‘La Loi 8748 portant réquisition date de l’époque dictatoriale…’’

Pour les magistrats grévistes la Loi 8748 portant réquisition date de l’époque dictatoriale et ne saurait être appliquée après l’adoption d’une Constitution ayant marqué son abolition. Et, disent-ils, même si cette loi était encore d’actualité elle n’allait concerner ni les miliaires ni les magistrats qu’ils sont.

Ils l’ont fait savoir lors de leur assemblée générale le mardi 10 Octobre à la cour d’Appel de Bamako. Cette rencontre improvisée après la décision du gouvernement de réquisitionner les magistrats grévistes, a été l’occasion pour nombreux de ces hommes de la robe de se prononcer sur la question. ‘‘La loi sur la réquisition ne sied pas aux magistrats, si nous ne résistons pas l’histoire racontera un jour que des magistrats ont été réquisitionnés… Nous ne sommes pas des esclaves pour être obligés à aller travailler de la sorte’’, a-t-on clamé à cette tribune rappelant toutefois l’aspect dictatorial de la loi.
‘‘C’est la première fois dans l’histoire démocratique de notre pays qu’une loi datant de l’époque dictatoriale (1987) est appliquée par le pouvoir exécutif dans des circonstances défiant l’objectivité puisqu’il s’agit expressément, dans le cas d’espèce, de sacrifier la République sur l’autel d’intérêts personnels sordites par certains responsables politiques portés simplement par la prévarication’’, peut-on aussi lire dans un communiqué conjoint signé par les deux syndicats grévistes regroupant les magistrats, SAM et SYLIMA (Syndicat Autonome de la Magistrature et Syndicat Libre de la Magistrature).
‘‘Nous sommes des conseillers du Président IBK’’
Les magistrats grévistes disent ne pas comprendre le silence face à la situation du Président IBK, président du conseil supérieur de la magistrature et Garant constitutionnel de l’indépendance du pouvoir Judicaire face à cette atteinte inqualifiable aux valeurs de la République. Le SAM et le SYLIMA disent aussi croire que ce silence du Président IBK n’est nullement synonyme de cautionnement de cette posture rétrograde du gouvernement. Aussi affirment-ils, « les magistrats sont d’abord des conseillers d’IBK et ont le droit d’être écoutés ».
Les magistrats sont en grève illimitée depuis fin août. Deux points principaux sont inscrits dans leur cahier de doléance. Il s’agit de la sécurité des magistrats et une augmentation de leur grille salariale.

Dily Kane 

Mali24

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