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Odé au soldat Mara…

Et à tous les soldats tombés pour le Mali, notamment les 08 braves soldats qui ont donné leur vie, entre samedi 17 mai et dimanche 18 mai 2014, pour que l’État du Mali réaffirme son autorité et sa souveraineté dans la ville de Kidal ! Oui, c’est de cela qu’il faut comprendre le sens de la visite du Premier ministre, Moussa Mara, à Kidal, la 8ème région administrative du Mali, et supposée être revenue au Mali à l’issue de la guerre de reconquête des régions nord, engagée par l’Armée malienne appuyée de l’Opération Serval de la France en janvier 2013.

 pm premier ministre chef gouvernement yelema moussa mara

Soit près d’un an et demi qu’il est dit dans les discours officiels, de Bamako à l’Elysée, via Bruxelles et Allemagne, tout comme dans les capitales africaines, que « Le Mali a recouvré son intégrité territoriale, et que sa souveraineté s’exerce sur l’ensemble du territoire y compris Kidal ». Alors, pourquoi notre Premier ministre, le chef de l’exécutif malien, ne peut s’y rendre ? C’est dire que rien ne pouvait empêcher le Premier ministre, Moussa Mara, d’annuler sa visite à Kidal.

Des pressions de toutes sortes, dans les coulisses, ont été exercées, on en est même souvent arrivé aux « chantages », mais le Mali, en tant qu’État souverain, ne pouvait céder. Aucunement ! D’autant que chez Moussa Mara, l’état d’âme selon lequel « mourir à 39 ans pour sa patrie est une manière digne et exaltante de quitter ce monde si éphémère » a prévalu à ce déplacement sur Kidal ! Oui, « la patrie ou la mort » se trouve donc réaffirmé et revalorisé par le Premier ministre, Moussa Mara. Ne pas se rendre à Kidal le samedi, équivalait à « assassiner » l’orgueil, l’honneur et la dignité du Mali sur l’autel de l’aliénation !

Le Premier minister, Moussa Mara, aura donc posé un acte à la fois héroïque et historique, en se rendant ce samedi à Kidal. Sa foi en l’Armée malienne, et la conviction qui est désormais sienne que « le Mali ne saurait sous-traiter sa défense et sa sécurité », ont eu raison des crépitements d’armes des « ennemis du Mali » qui n’ont nullement ébranlé la République en déplacement à Kidal.

Chapeau donc aux braves soldats des Forces Armées Maliennes (Fama), et vivement la réconnaisasnce de la Nation aux 08 militaires qui en ont consenti le sacrifice suprême. Sans cela, à quoi vaut la République ?

Assane Sy DOLO

 

 

VISITE DU  PREMIER MINISTRE MOUSSA MARA AU NORD-MALI: Scènes de guerre à Kidal

            La ville de Kidal, capitale de la 8è région administrative du Mali, a été le théâtre le samedi de violents combats entre l’armée et les groupes armés qui occupent la localité malgré la présence des forces onusiennes et françaises. Les groupes rebelles voulaient empêcher l’arrivée du Premier ministre Moussa Mara en visite dans cette ville malienne qu’ils tentent d’ériger en sanctuaire avec, visiblement, la bienveillance de la communauté internationale.

C’est donc sous des tirs nourris que l’hélicoptère transportant le chef du Gouvernement a atterri samedi vers la mi-journée. Selon notre envoyé spécial à Kidal, c’est pendant que le chef du Gouvernement tenait une réunion avec les responsables administratifs et militaires que des hommes armés ont attaqué les militaires montant la garde devant le gouvernorat.

Au cours de ces combats, 23 soldats ont été blessés dont deux grièvement. L’un des blessés graves est décédé par la suite. Le Premier ministre Moussa Mara a même rendu les hommages de la Nation à ce militaire tombé sur le champ de l’honneur.

Après le départ du Premier ministre pour le camp de l’armée, les groupes armés ont pris en otage une trentaine de fonctionnaires civils restés dans le bâtiment du gouvernorat. L’on ignore où ces fonctionnaires sont détenus.

Cette première visite du Premier ministre Moussa Mara à Kidal a été perturbée par les groupes indépendantistes, sans que les forces onusiennes et françaises, sensées appuyées les forces maliennes dans la stabilisation du pays, ne lèvent le petit doigt. Apparemment, les groupes rebelles disposent à Kidal des forces importantes capables de tenir tête au petit contingent de soldats maliens cantonnés dans un camp de la ville.

Jusqu’ici, la communauté internationale oblige le Mali à limiter sa présence militaire à un contingent faible. Mais elle ne fait rien pour empêcher les rebelles, à qui une liberté de mouvement totale est accordée, de se renforcer militairement dans la ville. La visite mouvementée du chef du Gouvernement aura permis de mettre à nu cette situation ubuesque qui a cours dans cette ville depuis la signature de l’accord de Ouagadougou en juin 2013.

Source : Amap

 

SOURCE:Soir de Bamako

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