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MULTIPLICATION DES BRAQUAGES À MAIN ARMÉE

Les paisibles citoyens de la ville de Bamako et environ ne savent plus à quel saint se vouer. Ils vivent au rythme des attaques et braquages à main armée qui se multiplient et prennent de l’ampleur au jour le jour. Les plus visés sont les propriétaires d’engins à deux roues et les établissements de transfert d’argent. Le fatalisme a tellement occupé les cœurs, que quand on pose la question de l’insécurité à un simple citoyen lambda, sa réponse est automatique, il te répondra en te reposant une autre question : « Dans un pays ou le président n’est même plus en sécurité, comment voulez-vous qu’on fasse ? ». Cette petite phrase explique à elle seule le désespoir et le pessimiste qui habitent le cœur de cette population de Bamako jusqu’à Gao.

Concernant spécifiquement le cas de Bamako, la nouveauté ici est que ces nouveaux malfrats sont de plus en plus jeunes et pour la plupart armés d’armes à feu pendant les opérations et ivres suite à la consommation d’alcools forts et de stupéfiants qui fait ressortir en eux une sensation d’invulnérabilité. Ces jeunes attirés par l’appât du gain facile, et voulant ressembler à leurs idoles qu’ils voient sur les réseaux sociaux claquant des millions dans les boîtes de nuits et roulant dans des grosses voitures de luxes, sont prêts à tout pour réaliser ce fantasme.

Mais les questions qu’on doit se poser sont les suivantes:

D’un, ou est-ce que ces jeunes se procurent ces armes à feu surtout artisanales pour la plupart d’entre elles ? Il n’est un secret pour personne que certains forgerons de la capitale se sont spécialisés dans la fabrique d’armes à feu. Ces armes sont tellement performantes qu’elles n’ont rien à envier aux originales. Souvent nos forces de l’ordre font des descentes dans ces dites forges, y interpellent des personnes, mais ceux-ci sont libérés après quelques jours de détention, et reprennent leurs activités comme à la normale.

S’agissant également des stupéfiants, ils sont vendus au nez et à la barbe de tout le monde dans presque tous les marchés de la capitale.

Le troisième point concerne les receleurs, dans le cadre spécifique des engins à deux roues. Il existe une place très connue au grand marché de Bamako ou sont écoulés la plupart des engins volés qui y sont revendus plus tard.

En conclusion, si les nouvelles autorités chargées de la sécurité prenaient le problème à la racine, c’est-à-dire la lutte contre la fabrication d’armes artisanales et la contrebande de toutes autres armes, la lutte contre les stupéfiants et la traque aux receleurs, ceci réduirait de moitié le banditisme dans la capitale.

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