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Mali : La caravane qui prêchera l’autonomisation des femmes lancée

Le projet projet « Autonomisation des Femmes et le Dividende Démographique au Sahel » (SWEDD), en partenariat avec le gouvernement malien, a lancé une caravane qui parcourra une dizaine de villes à travers le Mali. Il faut citer entre autres Dioila, Ségou, San, Koutiala, Sikasso, Bougouni, sans compter Bamako, la capitale.

Le projet SWEDD, une initiative politique de 6 pays du sahel, constitue une opportunité d’accélérer la transition démographique afin de faire de la population malienne, un véritable levier du développement et partant, de favoriser l’atteinte rapide du dividende démographique.

C’est le ministre de l’aménagement du territoire et de la population, Adama Tiémoko Diarra, qui donné le coup d’envoie de cette caravane qui selon lui vise à entreprendre des actions qui permettront d’autonomiser les femmes et les jeunes afin de leur permettre de participer au développement économique, social et culturel du Mali.

L’objectif de cette caravane est de contribuer à booster la demande au niveau des services de santé reproductive , maternelle , néonatale , infantile, nutritionnelle au sein de la population en favorisant les changements sociaux, comportementaux et l’autonomisation des femmes et jeunes filles.

Plusieurs messages de sensibilisation ont été conçus à cet effet. Conscientes du fait que le développement ne saurait être réalisé sans une plus grande attention aux défis posés par les questions de population, à savoir entre autres les questions de santé de la reproduction, de prise en compte des besoins et aspirations des adolescents et des jeunes filles en matière d’éducation, de formation, d’emploi et de participation à la prise de décision.

En Afrique au sud du Sahara plus de 2 personnes sur 5 sont pauvres, où chaque femme a en moyenne 6 enfants , où les adolescents et les jeunes de 10 a 24 ans représentent plus du tiers de la population totale, où les adolescentes sont en majorité retirées de l’école avant le second cycle, où elles contribuent pour plus de 30% à la fécondité générale et sont les plus touchées par la mortalité maternelle et le plus souvent par les séquelles des accouchements précoces comme les fistules obstétricales.

Par D Dembélé

Depeches du mali

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