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Mali : Crainte d’une reprise des hostilités entre la rébellion touareg au nord et Bamako

La MINUSMA a annoncé, dimanche 13 août 2023, son retrait de Ber, nord du Mali, en raison de la dégradation de la sécurité dans la zone et des risques élevés que cela implique pour les Casques bleus (le contingent burkinabè y a servi). L’information a été suivie dans la soirée par la réaction de Bamako, indiquant que les Forces armées maliennes (FAMa) ont récupéré la localité « après de nombreux incidents » avec les groupes « terroristes » et malgré la convoitise de l’ex-rébellion touareg.

Les confrères maliens qui reviennent sur les incidents qui ont émaillé la progression des FAMa sur Ber et les agressions dont elles sont l’objet, craignent de nouvelles hostilités entre les groupes indépendantistes et Bamako.

« Alors que la mise en œuvre de l’accord de paix est sabotée par des groupes armés et leurs alliés, la rétrocession à l’armée malienne des camps de la Minusma, en particulier à Ber, fait courir le risque d’une reprise des hostilités entre les groupes indépendantistes et Bamako. Sommes-nous proches de l’éclatement d’un nouveau conflit au Mali ? Depuis plusieurs mois, le fossé se creuse entre la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) et l’armée malienne. Pourquoi la situation s’est-elle envenimée ? Le retrait de la mission de l’ONU (Minusma), à la demande des autorités de transition, serait à l’origine de cette dernière crise. La CMA accuse le pouvoir de la transition de chercher à y prendre le contrôle des bases abandonnées. Le 10 août dernier, l’ex-rébellion touareg du nord du Mali par la voix du porte-parole du Cadre stratégique permanent (CSP), une coalition de mouvements politiques et militaires indépendantistes du nord du Mali affirmait ne plus être en sécurité à Bamako », relate Le Nouveau Réveil, repris par Malijet dans ses publications de ce mercredi 16 août 2023.

Il ressort également de ces écrits que le Cadre stratégique permanent (CSP), coalition de mouvements politiques et militaires indépendantistes du nord du Mali, avait décidé de faire quitter la capitale à tous ses représentants.

Des faits qui, de l’avis d’analystes sur lesquels s’appuient également ces publications, marquent « le début des hostilités » entre les partisans de l’État indépendantiste de l’Azawad et les autorités légitimes de Bamako.

O.L
Lefaso.net

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