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LETTRE A GRAND-PERE : LE MALI…

Cher grand-père, quand celles qui doivent pilonner le mil, ensemble se mettent à se cacher leurs aisselles, les unes des autres, on ne verra jamais de poudre. La situation du Mali impose plus que ce qui se trame.

 

Cher grand-père, depuis la nuit des temps, on n’a jamais cessé de parler de la nécessité de s’asseoir et de parler entre Maliens et Maliennes. Au stade où nous sommes aujourd’hui, on n’a plutôt besoin de se concerter en tant que frères et sœurs et non sur des bases d’une autre différence (opinions ou convictions politiques). Nous sommes Maliens, avant tout.
Cher grand-père, vraiment toutes mes excuses pour cette manière d’entamer la parole sans aucun bonjour. Là, il s’agit du Mali et c’est très urgent. L’ennemi n’est pas loin. Il veut coûte que coûte diviser le Mali.

Cher grand-père, me voici à ma sixième lettre d’information sur notre pays. Je suis désolé de te dire que ça ne va pas au pays. Tout est bloqué. Nous voilà à 13 jours sans gouvernement. Tu sais pourquoi ? Parce que les protagonistes conditionnent à des protocoles d’accord, le secours de leur pays. Oui ! Grand-père, tous les deux, l’Opposition et aussi la majorité. Au moment où le feu consume le pays de plus en plus, on veut créer d’autres accords encore. Sans oublier que nous en avons un qui date de 2015 et reste bloqué. Grand-père, voir à ce stade que les fils du pays se laissent à des jeux d’égos et refusent de se donner la main pour qu’ensemble nous bâtissions un nouveau Mali.
Grand-père, si j’avais le droit d’expression de dire haut et fort ce que je pense, j’aurai donné ma petite idée en contribution.

J’aurai demandé à nos décideurs politiques de mettre juste en place, un gouvernement restreint de 15 membres. Et de donner comme mission à ce gouvernement, l’organisation des concertations nationales. De ces concertations se dégageront des feuilles de route, après des points sur les secteurs clés et aussi, un gouvernement d’union nationale, consensuel et large à hauteur de souhait pour exécuter lesdites feuilles de route. Mais hélas ! Je n’ai pas ce droit au risque de passer chez le procureur.
Grand-père comme ça été toujours dit, « quand c’est dur, seuls les durs avancent ». Alors prions, faisons appel à notre Soi-intérieur. Toutes les bonnes solutions viennent de lui et les conflits de l’égo (Sheitan). Qu’Allah, nous en préserve et qu’Il bénisse le Mali ! Amen.

Grand-père, j’ai l’habitude de te dire d’égrainer le chapelet pour que la paix revienne au Mali mais on dirait que votre égrainage ne peut plus resserrer l’étau. Donc grand-père, arrête d’égrainer car que ce soit au 26 mars ou au Palais des Sports, plus tu égraines, plus l’étau se resserre. A mardi prochain, en attendant les jets de protocole d’accord entre Maliens et Maliennes.

La lettre de Koureichy

Mali Tribune 

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