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Les Maliens pour le régime de sanctions

La décision du Conseil de sécurité des Nations Unies était attendue et elle est plutôt bien accueillie dans le pays. Dans certains milieux, elle suscite quelques réserves quant à son efficacité dans le contexte malien.

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Face aux atermoiements d’un processus de paix qui avance à très petits pas, les sanctions onusiennes envisagées contre les “fauteurs de troubles” étaient très attendues au Mali. Demandé par le gouvernement malien et approuvé par la CMA, l’ancienne rébellion, l’adoption du régime de ces sanctions par le Conseil de sécurité est donc saluée par les Maliens dans leur grande majorité même si dans certains milieux, la décision est accueillie avec beaucoup de réserves.

Maitre Abdramane Touré, avocat à la cour, émet des doutes quant à son efficacité. Il explique que “les acteurs qu’on a en face sont quand même d’un comportement et d’une mentalité assez spéciales.  Donc, essayer de sanctionner des groupes armés signataires d’un accord politique et espérer l’aboutissement de ce processus de règlement politique du conflit me parait être quelque chose qui recèle une forme de contradiction qui risque de miner l’accord même dans sa mise en œuvre.”

Un avis qui n’est pas partagé au niveau de la fondation Konrad Adenauer à Bamako. Ici on suit avec beaucoup d’intérêt l’évolution du processus de paix en cours et on estime qu’une bonne exécution des mesures annoncées peut permettre de donner un coup d’accélérateur à la mise en œuvre de l’accord.

Yacouba Berthé, chargé de programme de la fondation Konrad Adenauer au Mali, pense que “c’est dissuasif mais c’est en même temps contraignant. Au delà des acteurs qui sont chargés de la mise en œuvre de ce processus, il y a également les soutiens, d’autres acteurs qui tournent autour du processus, que ca peut concerner.” Pour lui, ” si ces mesures sont correctement mises en œuvre à travers le comité qui sera mis en place, de notre point de vue, ça peut faire avancer considérablement la mise en œuvre.”

L’accord pour la paix et la réconciliation nationale issu du processus d’Alger a été signé le 15 mai 2015. En plus de deux années de mise en œuvre, il n’y a pas d’avancées majeures et les parties signataires se sont toujours rejeté la responsabilité de cette lenteur du processus.

 

Source: dw

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