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L’écrivain Jean d’Ormesson est mort

Jean d’Ormesson est mort dans la nuit de lundi à mardi à l’âge de 92 ans.

L’écrivain et académicien, Jean d’Ormesson, est mort d’une crise cardiaque à son domicile à Neuilly-sur-Seine dans la nuit de lundi à mardi. Il était âgé de 92 ans.

« Il a toujours dit qu’il partirait sans avoir tout dit »

C’est sa fille, Héloïse d’Ormesson, qui a annoncé la nouvelle : “Il a toujours dit qu’il partirait sans avoir tout dit et c’est aujourd’hui. Il nous laisse de merveilleux livres”, a-t-elle déclaré.

Dirigeant du Figaro et auteur de chroniques acides

Né à Paris le 16 juin 1925, Jean d’Ormesson est issu d’une famille de hauts fonctionnaires, fils d’ambassadeur. Il suit de brillantes études littéraires en hypokhâgne puis à l’école Normale Sup de la rue d’Ulm et obtient une agrégation de philosophie.

Jean d’Ormesson entame ensuite une carrière dans la politique et la presse, sans oublier ses premières amours. Il participe notamment à plusieurs cabinets ministériels, de 1958 à 1965, dirige un temps la revue de philosophie “Diogène” puis le Figaro de 1974 à 1976. Il continuera toute sa vie à écrire des chroniques pour plusieurs journaux et fera souvent l’objet de polémiques pour ses positions hostiles aux “socialo-communistes”.

Une carrière littéraire qui explose en 1971

Sa carrière littéraire, elle, a débuté dès 1956 avec l’écriture d’un premier roman : “l’Amour est un plaisir”, mais le succès viendra quinze ans plus tard, avec l’ouvrage “La Gloire de l’Empire”, récompensé par le Grand Prix de l’Académie française, en 1971. Deux ans plus tard, Jean d’Ormesson devient académicien.

Avec “l’Histoire du Juif errant” (1991), “La Douane de mer” (1994) et “Presque rien sur presque tout” (1996), l’écrivain, qui a reçu le prix Chateaubriand (1994) pour l’ensemble de son œuvre, a voulu laisser une explication du monde. Il a également écrit “Une autre histoire de la littérature française” en deux tomes (1997-1998), et deux livres “testamentaires”: “Le Rapport Gabriel” (1999), “C’était bien” (2003). En 2005, paraît “Une fête en larmes”.

“Un jour je m’en irai sans vous avoir tout dit”

En 2013, dans “Un jour je m’en irai sans vous avoir tout dit”, des mots repris par sa fille, l’éditrice Héloïse d’Ormesson pour annoncer son décès.
Souvent décrit come un homme doué d’une gaieté et d’une énergie inébranlables, Jean d’Ormesson a publié deux autres ouvrages en 2016, “Je dirai malgré tout que cette vie fut belle” et un “Guide des égarés”.

Par M6info  5 décembre 2017

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