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Le ministre Malick Alhousseini en 1ère et 2ème Région : Barrages hydroélectriques de Felou et Gouina : pour renforcer la capacité énergétique du Mali

Le chantier du barrage hydroélectrique de Félou, un ouvrage de production d’hydroélectricité de seconde génération dans le cadre de l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS) a aussi été visité par le ministre l’Energie et de l’Eau, Malick Alhousseini.

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Démarré en 2009, le projet hydroélectrique de Félou est financé par l’IDA dans le cadre du programme APL2 du WAPP pour un montant de 160 millions de dollars, la BEI à hauteur de 33 millions d’euros et la SOGEM pour 17 milliards de FCFA.

Les travaux, en cours, consistent particulièrement  la réhabilitation du seuil existant depuis 1928 de l’ancienne centrale, la réalisation des ouvrages de tête, d’un canal d’amenée, d’un canal de dérivation, d’une centrale équipée de trois groupes bulbes de 20 MW chacun, d’un canal de restitution, d’un réseau d’évacuation d’énergie au poste HT de Kayes comprenant le poste HT de Félou et la ligne de transport Félou-Kayes de 4 km ainsi que d’une route d’accès reliant le site à Kayes sur 12 km.

Les travaux sont exécutés par l’entreprise chinoise Sinohydro Corporation limited dans le cadre d’un contrat EPC pour un montant de 125,7 millions d’euros. La surveillance des travaux sont assurés par le groupement AECOM/ARTELIA et la maîtrise d’ouvrage par la SOGEM.

Après l’achèvement des travaux et les essais de performance jugés satisfaisants suivis de la mise en service des trois groupes en 2013, la réception opérationnelle a été prononcée le 30 avril 2014 marquant ainsi le début de la période de garantie de 24 mois. La fin de la période de garantie et d’assistance technique à l’exploitation et à la maintenance de la centrale de Félou de 24 mois a été prononcée le 30 avril 2016.

L’exploitation et la maintenance ont été assurées par Sinohydro depuis la mise en service de la centrale en 2013 jusqu’au 30 avril 2016. A partir de cette date, l’exploitation et la maintenance  sont assurées par la SEMAF-SA, appuyée par Sinohydro, en qualité d’assistant technique, pour une durée de 12 mois.  Depuis la mise en service des 3 groupes, l’exploitation de la centrale s’est déroulée de manière satisfaisante avec un taux de disponibilité moyen des groupes de 90 à 96%. Le productible brut total mis à disposition de 2013 à 2016 est de 1130 GWH  dont 45% pour le Mali.

Dans le cadre des mesures environnementales, les actions à réaliser dans le cadre des mesures d’accompagnement concernent : la réalisation de systèmes d’adduction d’eau potable au niveau des localités de Lontou, Bingassi et Mamoudouya (travaux en cours), la clôture du centre de santé à Lontou et de construction de la mosquée (achevés), l’électrification de sept villages dans la zone dont les travaux sont prévus pour le second semestre 2017.

Le projet du barrage hydroélectrique de Gouina est le témoignage de la volonté commune des Etats membres de l’OMVS. Il s’inscrit dans le cadre du développement du potentiel hydroélectrique et l’intégration des systèmes électriques interconnectés nationaux. Le projet comprend les volets construction d’infrastructures hydroélectriques et plan de gestion environnementale et sociale/plan d’action de réinstallation (PGES/PAR).

L’aménagement hydroélectrique de Gouina concerne l’aménagement des rapides de Gouina et comprend un barrage poids en béton, une nouvelle usine, des ouvrages hydrauliques d’amenée et de restitution de l’usine, un poste départ et une ligne HT d’évacuation d’énergie pour relier la nouvelle centrale au réseau interconnecté de l’OMVS,  et une route d’accès au site du projet de 18 km. Les travaux sur le terrain ont démarré en novembre 2016 pour une durée de 42 mois. La construction de la base vie de l’entreprise est en cours ainsi que la mobilisation des équipements et matériels et du personnel.

Concernant le volet PGES, sa mise en œuvre se caractérise : l’acquisition de la Déclaration d’Utilité Publique (DUP) pour la zone du projet, la clôture du processus de déclassement et reclassement de 289 ha dans la forêt classée de Bagouko, le démarrage des travaux d’aménagement et de construction des habitations et des équipements collectifs ; l’établissement de la situation des indemnisations individuelles et collectives par la Cellule technique de mise en œuvre du projet et validée par la Commission régionale de Kayes. L’entreprise chargée des travaux et l’ingénieur conseil demandent la mise en place d’un dispositif de sécurité au niveau du site.

CC/ministère Energie et Eau

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