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La justice maintient les deux mises en examen de Tariq Ramadan pour viol

La Cour d’appel de Paris a rejeté jeudi 14 mars la demande de levée des deux mises en examen pour viol réclamée par l’islamologue suisse Tariq Ramadan.

 

Après un an de rebondissements, l’enquête pour viols contre Tariq Ramadan se poursuit et le célèbre islamologue, libéré mi-novembre, reste mis en examen. Ce dernier demandait de voir levées ses deux inculpations sans attendre la fin des investigations. Il s’est vu imposer un refus des juges de la chambre de l’instruction, à la grande satisfaction des avocats des plaignantes.

« C’est une décision importante qu’a rendue aujourd’hui la Cour d’appel de Paris, s’est ainsi réjoui Eric Morain, avocat de Christelle [pseudonyme de l’une des plaignantes]. C’est la première fois que les juges d’appel devaient se prononcer sur le fond du dossier, pour apprécier les éléments à charge et à décharge concernant monsieur Tariq Ramadan. La Cour d’appel a rendu une décision essentielle aujourd’hui en confirmant le fait que monsieur Tariq Ramadan restait bien mis en examen des deux viols pour lesquels il avait été mis en examen par les juges d’instruction. Face aux mensonges et aux dénégations de monsieur Tariq Ramadan, la parole des victimes, la parole des plaignantes, a pesé plus lourd. Et je peux vous dire que c’est une bonne nouvelle que la parole des femmes, en 2019, pèse plus lourd que ses mensonges qui étaient considérables. Monsieur Ramadan a menti tout au long de cette instruction, qui n’est pas terminée. Sa défense a bluffé et le dossier a parlé. Aujourd’hui, l’instruction continue et c’est une très, très grande satisfaction. »

La chambre de l’instruction a donc confirmé la décision des trois juges chargés de l’enquête qui avaient considéré l’été dernier cette requête « prématurée ».

L’intellectuel musulman, 56 ans, est mis en examen depuis le 2 février 2018 pour deux viols, dont un sur personne vulnérable, des accusations qu’il conteste fermement. Au début de cette affaire retentissante, Tariq Ramadan niait tout rapport sexuel avec les deux plaignantes : Henda Ayari, ancienne salafiste devenue militante laïque, qui dénonce un viol au printemps 2012, et une femme surnommée dans les médias Christelle, qui a rapporté des faits similaires commis à Lyon le 9 octobre 2009.

Mais contraint par l’enquête à changer de version, l’islamologue plaide désormais des relations de domination « consenties ». « La décision de la Cour d’appel, dont on ne connaît pas encore la motivation, n’efface pas les mensonges démontrés des parties civiles, puisque les investigations ont démontré que les relations qu’elles ont eues avec M. Ramadan étaient voulues et pleinement consenties », a pour sa part réagi auprès l’AFP Me Emmanuel Marsigny, avocat de la défense.

RFI

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