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Forum de Paris pour la Paix : le Premier ministre albanais fait l’éloge de la Türkiye dans la crise de la Covid-19

 Edi Rama a souligné la nécessité de construire une solidarité européenne inclusive, en passant par Paris, Ankara et Moscou.

Le Premier ministre albanais, Edi Rama, a fait l’éloge, ce vendredi, du soutien apporté par la Türkiye à son pays, dans le contexte de la crise sanitaire de la Covid-19.

Lors d’une allocution prononcée à l’occasion de la 5e édition du Forum de Paris pour la Paix, Edi Rama a remercié le président français, Emmanuel Macron, pour avoir mis en place ce forum qui se veut novateur dans les relations internationales.

Le chef du gouvernement albanais a pris la parole au cours d’un débat ayant pour thème « L’universalisme au défi de la guerre », auquel ont également participé le chef d’État français Emmanuel Macron, le président de la Guinée-Bissau, Umaro Sissoco Embaló, le président de l’Argentine, Alberto Ángel Fernández, le Directeur exécutif du Programme Alimentaire Mondial de l’ONU, David Beasley, la Présidente et directrice générale de l’ONG Crisis Group, Comfort Ero, la Directrice générale de l’Institut Fiker, Dubai Abulhoul, et l’académicien renommé de l’Université nationale de Singapour et de l’Asia Research Institute, Kishore Mahbubani.

Dans son allocution prononcée au cours de la discussion portant sur les conséquences néfastes de la guerre en Ukraine sur les relations internationales, le Premier ministre albanais a salué les efforts du président Emmanuel Macron pour redynamiser la coopération au sein de l’Europe, notamment à travers le lancement de la Communauté politique européenne (CPE), qui regroupe les pays de l’Union européenne (UE), ainsi que d’autres pays tels que la Türkiye, le Royaume-Uni et l’Ukraine, ou encore des pays des Balkans, tels que l’Albanie, la Serbie et la Bosnie-Herzégovine.

Edi Rama a également rappelé que l’idée d’une Europe renforcée par sa solidarité n’est pas nouvelle et qu’elle trouve ses racines dans l’histoire et la culture françaises, notamment à travers les pensées de Charles-Irénée Castel de Saint-Pierre, connu sous le nom d’abbé de Saint-Pierre et ayant vécu aux XVIIe et XVIIIe siècles. Le Premier ministre albanais a rappelé le désir de cet écrivain et académicien français de voir se constituer une communauté européenne « incluant également la Russie et les pays de l’Empire ottoman de l’époque ».

Et le Premier ministre albanais de souligner : « Ceci est la seule façon d’avoir la paix ». Il a ensuite soutenu que malgré la tragique histoire du continent européen, parsemée de guerres, ce projet a subsisté à travers les siècles pour parvenir jusqu’à l’ancien président français, François Mitterrand, qui a cherché à « construire des ponts entre la Communauté économique européenne de l’époque et le reste de l’Europe ».

Notant que la communauté internationale a interprété la décision du président français Emmanuel Macron de relancer ce processus européen comme une « tentative de fuir le besoin d’élargir l’Union européenne », le chef du gouvernement albanais a souligné qu’avec le temps, il s’est avéré que « idée était une excellente idée », y apportant son « soutien total ».

Edi Rama a expliqué son positionnement par son évaluation de la situation politique, diplomatique et économique en Europe dans le contexte actuel de la guerre en Ukraine, « mais aussi dans le contexte de la pandémie de la Covid-19 ».

« Cela nous a démontré que l’absence de ce pont [entre l’UE et les autres pays européens, NDLR] pouvait créer des distances et des tragédies, ainsi que beaucoup de divergences entre les [pays] riches et les [pays] pauvres », a-t-il constaté, ajoutant que « nous avons vu l’Union européenne se comporter comme une fédération de pays riches et égoïstes, qui face à la peur de mourir, ont fui leur responsabilité de partager ce qu’ils avaient entre les mains, à savoir les vaccins, à l’intérieur même de l’Europe ».

Le Premier ministre albanais a ensuite évoqué les discours européens soutenant l’idée de coopérer avec les Balkans occidentaux, « pour éviter que des pays comme la Russie, la Chine et la Türkiye n’aient leurs mains sur cette région ».

« Que s’est-il passé ensuite ? », a-t-il interrogé, avant de souligner que « sans la Chine, sans la Russie et sans la Türkiye, nous n’aurions pas survécu à la première vague [de la pandémie] de Covid-19, parce que les vaccins n’ont pas été fournis par l’Union européenne. Les vaccins nous sont parvenus de ces trois mêmes pays », a-t-il souligné, avant d’exprimer sa conviction « que cette situation a participé à dynamiser l’idée que le président Emmanuel Macron a, lui-même, initiée depuis qu’il est arrivé dans ses fonctions », c’est-à-dire en 2017.

Edi Rama a, ensuite, exprimé son espoir de voir fleurir un destin commun pour le continent européen, « sans attendre que les désastres ou notamment la guerre » frappent à la porte du Vieux continent.

France

AA / Paris / Ümit Dönme

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