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Fin du dialogue national inclusif: Il y a « quelque chose » dans le rapport qui sent mauvais

Le dialogue national inclusif qui avait été lancé le 14 décembre vient de prendre fin avec un rapport publié. Dans ce rapport, il y a des recommandations qui ont été faites par les différents participants. Néanmoins, il y a des points de recommandation qui ont une mauvaise odeur ou qui ressemblent à des mythes.

 

En matière de sécurité : il s’agit d’engager le dialogue avec Amadou Koufa et Iyad Ag Ghaly pour ramener la paix au Mali. Ce point est plus crucial car il demande la responsabilité des autorités maliennes. Nous nous rappelons que dans le passé l’ex président du Haut Conseil Islamique, Mahamoud Dicko aurait sollicité un dialogue avec ces personnes citées, mais parait-il que la France se serait opposé à ce dialogue. Les maliens estiment de nos jours que la France a créé cette guerre pour piller nos ressources. Cela semble une réalité que seule la France et ses acolytes peuvent vérifier.

En matière de Politique et institutionnel : il s’agit de réviser la constitution du 25 février 2019. Oui, réviser la constitution mais cette révision ne doit pas se rimer à l’intention précédente. Certains observateurs y voient une manœuvre du gouvernement pour intégrer des parties de l’accord pour la paix. On se rappelle que les maliens étaient sortis en 2017 contre cette révision, car il s’agissait d’une confiscation du pouvoir où le président deviendrait le roi. Ça c’est une mauvaise odeur car il faut être vigilant. En Afrique, le pouvoir est capable de manipuler l’opinion publique à ses fins. On ne révisera pas une constitution pour faire plaire aux groupes rebelles. Il faut le reconnaitre, dans l’accord pour la paix il y a des failles.

En matière de gouvernance : il s’agit de réduire le train de vie de l’état. Ce point est un mythe de nos jours. Réduire le train de l’état, oui on peut réduire les budgets de fonctionnement comme ça été le cas, mais cela ne sera pas une solution pour lutter contre la corruption. Il ne s’agit pas de réduire pour réduire, il est question de donner des ressources pour apporter des résultats. Le train de vie des services doit être règlementé  de façon à ce que les services puissent apporter des résultats. Parfois, ceux qui prennent les décisions sont les mêmes qui exécutent. Une gouvernance sans un bon suivi ne peut apporter des résultats à hauteur de souhait.

En matière de culture, éducation, formation : Ici, c’est dépolitiser l’espace scolaire et universitaire. Quelle responsabilité ? L’on s’est toujours servi de l’espace scolaire et universitaire pour monter. L’AEEM est devenu la chose qui trouble l’école au lieu de la stabiliser. C’est un mythe de nos jours. On va espérer que l’école soit dépolitisée, sinon c’est la politique à la malienne  qui permet d’accéder à beaucoup de postes. Qui va dépolitiser ? Dialogue National Inclusif, chacun sait ce qu’il a dans sa tête. Les perdiems, ça gère souvent les prix de popotes.

Yacouba Dao

SourceMalijet

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