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Fermeture des frontières : « Nous allons d’abord régler les choses, nous sommes aussi préoccupés par les drogues dures et les armes », dixit Buhari

Pour le président Muhammadu Buhari, la fermeture des frontières prendra encore un moment, car il y a encore beaucoup de choses à régler. A Londres, en marge du « UK-Africa Investment Summit 2020 », le chef d’Etat nigérian a annoncé d’autres conditions qui risquent de prolonger la fermeture de ses zones frontalières.

La réouverture des frontières terrestres nigérianes n’est pas pour bientôt. À en croire le président du géant de l’Est, le lundi 20 janvier à Londres en marge du « UK-Africa Investment Summit 2020 », mis à part les produits de la contrebande comme le riz, l’huile et autres, d’autres paramètres sont aussi en jeu. Il s’agit aussi de la circulation des drogues et des armes à feu dans ces zones, ce qui fait obstacle à la sécurité dans le pays. « Nous allons d’abord régler les choses. Nos agriculteurs, en particulier ceux qui cultivent du riz, ont maintenant un marché, et sont heureux, et nous sommes aussi préoccupés par les drogues dures et les armes. Une fois que le comité présentera ses recommandations, nous allons nous asseoir et les analyser pour décider de la suite » a expliqué Muhammadu Buhari à son homologue ghanéen, Nana Akufo-Addo à londre, selon actuniger.com.

 Aussi longtemps que le pays ne sera pas sûr et certain d’avoir « régler les choses », à l’issue des travaux du comité spécialement mis à place pour analyser la situation et faire les recommandations nécessaires, les zones frontalières nigérianes resteront encore fermées.

Poursuivant, il informe que « lorsque la plupart des véhicules transportant du riz et d’autres produits alimentaires à travers nos frontières terrestres sont interceptés, nous trouvons des drogues dures et bon marché. Cela a des conséquences terribles pour n’importe quel pays. Nous sommes en fait les plus grandes victimes », indique l’homme ce dernier.

Néanmoins, le président Buhari regrette l’influence négative qu’a eue la fermeture partielle des frontières terrestres de son pays sur les voisins lors de son entretien avec le président Akufo-Addo. Mais laisser les armes et les drogues inondées le Nigeria est simplement inadmissible, car en dehors du danger que cela représente pour la jeunesse nigériane, cela constitue de graves défis en matière de sécurité au Mali, au Tchad, au Burkina Faso, au Niger.

Toujours selon la même source, le chef d’Etat ghanéen Nana Akufo-Addo de son côté, a fait preuve de «compréhension» avant de demander « un processus accéléré, parce que le marché nigérian est significatif pour certaines catégories d’homme d’affaires ghanéens ».

Pour Muhammadu Buhari, « cette mesure n’est pas destinée à punir ses voisins, mais à renforcer la sécurité et l’économie du pays », a-t-il indiqué lors de la réception d’une délégation de la diaspora nigériane au Royaume-Uni le samedi 18 janvier 2020. Une mesure qui aurait été saluée par les agriculteurs selon le patron de l’exécutif nigérian.

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