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Éducation : Les assises de la table ronde sur l’éducation

Le palais de la culture de Bamako Amadou Hampâté Bah a abrité du 27, 28, 29 Novembre 2017 une conférence sociale sur les assises de la table ronde de l’éducation. Le lancement de la conférence a eu lieu le lundi 27 Novembre 2017 sous la présidence du chef de l’Etat Ibrahim Boubacar Keita.

Initiée pour aider l’ensemble des acteurs de  l’éducation  à discuter et à proposer des mesures concrètes et des actions durables  afin de  relever les défis auxquels l’école malienne est confrontée depuis plusieurs décennies. Cette table ronde  a été une occasion de relancer  une éducation à perte de vitesse. La  cérémonie a débuté  par le discours de bienvenue du maire de la commune V  du district de Bamako Mr.  Amadou Wattara.  Dans son allocution Mr. Wattara dira de la réforme de 1962  à  la table ronde de 2009 en passant par le forum national de 2008 l’éducation nationale  n’a cessé de filtrer au centre des préoccupations des autorités nationales.

Il a ensuite laissé entendre qu’ils ont le 12 mai 2017 dernier, apprécié dans la déclaration de la politique générale  du  premier Ministre sur la mise en œuvre du programme pays pour le travail descend.  « Nous ne pouvons que saluer la tenue de la table ronde car c’est un des points d’application de la série des conférences dans le cadre du dialogue social que le gouvernement à prévu d’organiser. C’est aussi la légitimation des débats qui publiquement ou non, animent  la réflexion sur le devenir de notre système éducatif ». a-t-il conclu.

A la suite du maire de commune V, l’assistance  a eu droit à un moment de détente  avec la troupe théâtrale « comédie To-bodjui » qui dans  un sketch sur l’éducation malienne a émerveillé les participants.

Dans son discours d’ouverture, le chef de l’Etat s’est félicité de la tenue de ces assises avant de laisser entendre que   l’évolution du système éducatif malien, au cours des deux dernières décennies, est aussi et surtout marquée par l’exacerbation des tentions sociales entre différents acteurs de l’école (État-syndicats d’enseignements et d’étudiants notamment), mais aussi à l’intérieur  même de l’institution scolaire et universitaire, avec des violences récurrentes et en constante augmentation. De fait, l’institution scolaire et universitaire remplit de moins en moins sa fonction citoyenne en tant que lieu de transmission des valeurs du  « vivre ensemble » auquel nous tenons tant.

« Partout où l’éducation a été négligée, l’État en a reçu une atteinte funeste. Aristote  est le premier  à avoir montré la nécessité pour l’État de prendre  en main l’éducation des citoyens. Et il est  vrai que, si le développement était un train, l’éducation en serait certainement la locomotive. Il faut de l’éducation, de l’éducation encore et encore ». A déclaré son excellence Ibrahim Boubacar Keita, chef de l’État.

Aux dires du chef de l’État, la  crise de l’éducation malienne est donc multiforme. Plusieurs initiatives (dont de larges consultations) ont été prises par les pouvoirs publics successifs pour tenter d’apporter des solutions efficaces à la situation : états généraux de l’éducation, conférences, concertations nationales, ateliers régionaux, tables rondes et très récemment le plan d’urgence relayé par le programme intérimaire de relance du secteur de l’éducation.

Le président de la république Ibrahim Boubacar Keita a  déclaré ouvert les travaux de la table ronde en présence du 1er Ministre Abdoulaye Idrissa Maiga, du coordinateur général du forum pour le dialogue social Pr Abdoulaye Konaté, des ambassadeurs, des membres du gouvernement entre autres.

Koro  Diabaté

La Dépêche

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