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Dérapage du déficit : Hollande s’étonne de comment les comptes ont été gérés après son départ

L’ancien président de la République, François Hollande, estime avoir transmis des finances publiques saines à Emmanuel Macron en 2017.

A qui la faute ? Alors que le gouvernement a présenté des comptes publics déficitaires de 5,5 % par rapport au produit intérieur brut (PIB) en 2023, c’est au tour de l’ancien chef de l’État, François Hollande, de faire part de son étonnement sur l’état des finances du pays.

Sur France Inter ce jeudi 4 avril, le précédent locataire de l’Élysée assure avoir « laissé des finances publiques équilibrées » lors de son départ du pouvoir en 2017. La dette publique s’établissait à 99,2 % du PIB au deuxième trimestre 2017 à l’issue de son quinquennat, avec un déficit public ramené à 2,6 % du PIB.

François Hollande se demande ainsi « ce qu’il s’est passé » pour aboutir à la situation actuelle, qu’il juge « sérieuse ».

Favorable à la taxation des superprofits

Le socialiste balaie les arguments du gouvernement, qui évoque les dépenses entraînées par la crise sanitaire du Covid-19 et la guerre en Ukraine, pour justifier le «  dérapage » du déficit public. «  Tous les gouvernements ont connu des crises », rétorque-t-il. Selon lui, l’explication est à chercher du côté de « l’augmentation de la dépense face à des événements qui n’étaient pas prévus » sans « réforme de structure ou de redistribution ».

François Hollande fait aussi savoir son opposition aux solutions apportées par l’exécutif pour inverser la tendance, notamment la réforme de l’assurance-chômage qu’il qualifie « uniquement d’économie budgétaire au détriment des plus modestes ». L’ancien président de la République se déclare ainsi favorable à la taxation des superprofits qui divise le gouvernement, sans y voir toutefois un remède miracle contre le déficit.

Selon lui, il serait « normal d’aller demander aux entreprises, qui ont fait énormément de profits, de prendre leur part dans la contribution » .

Cependant François Hollande reconnaît qu’il « serait trop simple de dire qu’il suffit de taxer les fortunes et les profits considérables pour qu’on soit débarrassé du déficit », poursuit l’ancien locataire de l’Élysée, qui avait fait de la finance son « ennemi » lors de sa campagne d’élection en 2012.

Source: https://www.lepoint.fr/
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