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Coup de gueule : restriction progressive de liberté

Je m’appelle Assétou Gologo dite Tétou. J’essaye de survivre, tant bien que mal, dans un pays d’Afrique de l’Ouest, ancienne colonie de la France. Nous sommes opprimés, dans une grande majorité. Et vivre n’est que survivre.

Assetou Gologo dite Tetou

Cependant, j’aime cette terre et même si de plus en plus, socialement, politiquement et religieusement, je me sens stigmatisée, je ne m’imagine pas fuir la terre qui m’a vue naître et avant moi mes ancêtres.

Petit à petit, nos libertés sont restreintes, la confiance, qui fut ciment fédérateur social, fait place à la méfiance et à la défiance. Nous préférons, nous juger les uns les autres, à partir de nos préjugés et avec une intolérance et une haine que certains n’arrivent plus à contenir.

Les autorités en place, oublient qu’elles sont en place pour défendre les intérêts du peuple malien, africain. Et pire, elles semblent agir contre nous sinon pourquoi tant de drames ? Pourquoi ces restrictions sauvages de nos libertés ?

Je me sens, comme si ma vie ne comptait pas, comme si nos vies, à nous qui refusons les futilités, à nous qui prônons la dignité, l’amour de soi préalable à celui des autres, ne comptaient pas.

Quelle réussite hein, pour les autorités !

Assétou Gologo dite KKS

 

Source:  Le Reflet

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