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Comission Vérité, Justice et Réconciliation : Le plus apporté par les femmes

La Commission Vérité, Justice, Réconciliation (CVJR), prévue dans le chapitre 4, article 46 de l’Accord issu du processus d’Alger pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger a pour missions de contribuer à l’instauration d’une paix durable à travers la recherche de la vérité, la justice, la réconciliation et la consolidation de l’unité nationale et des valeurs démocratiques.

 

De sa création à nos jours, la Commission Vérité Justice et Réconciliation (CVJR) a réalisé plusieurs activités notamment le recueil des dépositions, la tenue des audiences publiques, elle a élaboré une politique de réparation, elle a réalisé des enquêtes non judiciaires et plusieurs études.

Concernant les dépositions à la date du 17 janvier 2022, la CVJR a enregistré le témoignage de 24263 victimes et témoins. Elle a aussi organisé 4 audiences publiques et prépare actuellement la 5e audience publique dont le thème porte sur les femmes victimes de violences sexuelles basées sur le genre (VSBG) et les enfants victimes de conflits. S’agissant de la politique de réparation, les projets de loi et de son décret d’application ont été adoptés par le conseil des ministres du 29 décembre 2021.

Enfin la CVJR a réalisé 6 grandes études dont les rapports sont disponibles. Il convient de noter que la CVJR a prêté une attention particulière à la prise en compte du genre en mettant en place une sous-commission genre.

Selon madame Coulibaly Madeleine Maïga, commissaire et madame Bengaly Fatoumata Sacko, chargée de missions à la CVJR, « les femmes en tant que couches vulnérables font parties des premières victimes des conflits. À cet effet, elles doivent être dans tout le processus visant à faire la lumière sur tout ce qui se passe afin de promouvoir la justice et la réconciliation. Leur participation permettra de connaître les besoins spécifiques de cette couche vulnérable. En plus de la prise en compte de leurs besoins spécifiques».

L’implication des femmes, ont ajouté nos interlocutrices de la CVJR, permettra aussi d’obtenir une paix durable.

Pour sa part, Mme Dansoko Kontine Kontine Marie Thérèse Dansoko, chargée de mission et des questions genre au ministère de la Justice, des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, explique que la femme est au-devant, à la fin, partout et dans tout processus et rien ne peut se faire sans la femme. C’est pour cela que l’état des lieux de la représentativité des femmes au sein du secteur de la justice était au cœur des échanges entre les hommes et femmes lors d’un atelier.

« On voit que les femmes sont très minoritaires dans les instances et les institutions, on voit que les femmes ne sont pas beaucoup représentées au niveau du secteur. Et l’impact est la non valorisation de la promotion de leurs droits. Si les femmes ne sont pas elles-mêmes au cœur de la promotion de leurs droits et que les grandes décisions concernant leurs droits doivent être prises par les hommes, cela va poser un problème sérieux dans la promotion de leurs droits. Donc les femmes doivent être au centre de toutes les décisions concernant leurs vies», affirme madame Dansoko Kontine.

Aminata Agaly Yattara

Cet article a été publié avec le soutien de JDH Journalistes pour les Droits Humains et NED

Source : Mali Tribune

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