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CHANTIER SAFO-NOSSOMBOUGOU-BANCONI : la Cogeb licencie 90 employés

Des désœuvrés, des pères de famille et des soutiens familiaux licenciés. C’est le lot des employés de la société chargée de la construction de la route Nossombougou-Safo-Banconi.

Ils sont renvoyés sans lendemain : 90 employés de la société COGEB international. Dans le désarroi et sans espoir, ils ont décidé de se tourner vers la justice pour non seulement dénoncer la société, mais aussi pour réclamer ce qu’ils estiment être leurs droits.

Selon les désormais ex-employés de la COGEB, la société les a mis à la porte parce qu’ils ont décidé de mettre en place un délégué du personnel. Ils affirment que c’est suite à leur demande adressée à la direction pour l’informer de leur intention qu’un beau matin, tous ceux qui ont osé se mettre sur la liste des initiateurs ont été congédiés. Pour cela, ils réclament à la COGEB quelques 140 millions de FCFA, représentant leurs droits sociaux au titre de leurs cotisations INPS, ITS et AMO.

De son côté, le représentant pays de la société, Martin Miningou, et le directeur des ressources humaines, Salif Débé, battent en brèche toutes les allégations des renvoyés. Ils affirment que la COGEB ne doit rien aux plaignants. Selon eux, toute la procédure de licenciement a été respectée. Martin Miningou soutient que leur renvoi, contrairement à ce qu’ils dénoncent, n’a rien à avoir avec la mise en place d’un délégué du personnel. Il explique que c’est suite à une baisse d’activité de la société sur le chantier que la nécessité de diminuer le personnel s’est imposée. Parce qu’à chaque étape du chantier, il faille libérer le personnel non nécessaire, conformément aux contrats de travail des uns et des autres. Et conformément aux dispositions de la législation malienne en vigueur, c’est avec l’accord de l’Inspection du travail qu’ils ont été renvoyés. Ce, après les avoir dédommagés dans les règles de l’art.

Salif Débé ajoute qu’ils ont été indemnisés jusqu’au dernier sous, tout en brandissant des copies des procès-verbaux de conciliation entre la direction et les employés. Mais, il se dit surpris qu’un jour, la société ait été saisie par une plainte de 38 employés sur les 90, pour réclamer des droits INPS, ITS et AMO. A ses dires, ces montants ont été versés à qui de droit. Car, les cotisations sociales ne sont jamais versées au personnel. Elles sont versées à la direction des impôts et à l’INPS.

Pour lui, c’est ce qui explique le déboutement des prétentions des plaignants au niveau du tribunal du travail.

Pour sûr, les plaignants sont sur leurs grands chevaux et ont interjeté appel pour réclamer ces droits. La tension couve et les deux parties campent sur leurs positions.

Harber MAIGA

Source: Azalaï-Express

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