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Célébration de la fête du Travail: la CMT et la CDTM font front commun

À l’image des Centrales syndicales, à travers le monde, la CMT (Confédération malienne du travail) dirigée par Mme Kamaté Kadiatou TOURE et la CDTM (Centrale démocratique des travailleurs du Mali), dirigée par Mme Sidibé Dédéou OUSMANE, ont célébré, hier lundi, la fête du Travail. L’événement a été marqué au niveau de ces deux jeunes centrales par un défilé conjoint sur l’Avenue du Mali.

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Ce défilé parade grandiose a enregistré la présence effective de quatre membres du gouvernement, à savoir les ministres de l’Emploi et de la formation professionnelle, Maouloud Ben KATTRA ; de la Promotion de la femme, de l’enfant et de la famille, Mme TRAORE Oumou TOURE ; de la Culture, Mme NDIAYE Ramatoulaye DIALLO, de l’Artisanat et du tourisme, Mme Nina WALET INTALLOU.
À l’entame de ce défilé, une minute de silence a été observée à la mémoire de Boubacar Hamadoun KEBE, membre du bureau exécutif de la CSTM, décédé mercredi dernier, et de l’ensemble des travailleurs qui nous ont quittés et ainsi que de nos vaillants soldats tombés sur-le-champ de l’honneur.
Intervenant au nom des deux centrales, la secrétaire générale de la CDTM, Mme Sidibé Dédéou OUSMANE, a souligné que cette journée solennelle était un moment privilégié pour les travailleurs et le gouvernement de se retrouver afin d’examiner ensemble les préoccupations nouvelles inhérentes au monde du travail.
Selon elle, cette cérémonie marque la célébration et l’engagement et du courage de tous ceux qui œuvrent, sans relâche, au progrès de notre pays. Et ce, en dépit des défis sécuritaires lies à la marche de toutes les nations de la bande sahélo-saharienne.
Si ces 5 dernières années ont été très pénibles pour les populations en général, elles ont été, selon Mme Sidibé, particulièrement douloureuses pour les forces armées avec l’implantation de la rébellion et du terrorisme dans le sahel.
Malheureusement, a-t-elle fait constater, ces les pouvoirs publics n’ont pas su apporter les réponses adéquates aux préoccupations posées. Toute chose, poursuit-elle, qui est à l’origine de la rupture de la confiance entre le gouvernement et le monde syndical.
Dans ce contexte particulièrement difficile, dominé par la crise et la mauvaise gouvernance, les deux centrales syndicales sont arrivées à la conclusion que la seule alternative crédible qui vaille est la promotion de l’emploi décent et le renforcement de nos entreprises.
Ainsi, la CMT et la CDTM fidèles à leurs engagements placent la fête du Travail de cette année 2017 sous le signe de : « La responsabilité sociale des entreprises et le travail décent face au renouveau de l’action publique de l’État ».
Ces dernières années, a-t-elle dit, les travailleurs et leurs organisations ont été suffisamment mis à rudes épreuves, notamment, avec la question la bonne gouvernance, la cherté de la vie, l’insécurité résiduelle, etc.
Selon la responsable syndicale, les principes de bonne gouvernance exigent de nos pouvoirs publics la transparence et le dialogue constructif avec les partenaires sociaux dans la gestion des affaires de notre pays.
Par ailleurs, la CMT et la CDTM veillent sur la situation des syndicats d’enseignants signataires du 15 octobre 2016 comme de l’huile sur du feu et exigent du gouvernement le respect strict du Procès-verbal conclu entre le gouvernement et lesdits syndicats sous l’égide de la commission de conciliation le 8 janvier 2017.
La CMT et la CDTM, conscientes que les défis sont nombreux et complexes, lancent un appel solennel et tendent une main fraternelle aux camarades de l’UNTM et de la CSTM pour qu’elles se mettent ensemble et construire des actions communes en vue de faire face aux préoccupations des travailleurs du Mali.
« Unis, nous gagnerons tous ; divisés, nous perdrons tous », a-t-elle prévenu.
De son côté, la secrétaire générale de la CDTM a indiqué que cette fête de 1er mai 2017 était placée sous le signe de l’unité et la quiétude retrouvées pour notre pays. La situation d’ébullition du front social n’entame en rien chez les syndicalistes leur volonté d’union.
« Chaque fois qu’il y a augmentation de salaire, il s’en suit une augmentation des prix des denrées de première nécessité sur le marché. Donc, finalement, les augmentations ne servent plus à rien », a-t-elle regretté.
Au regard de la grande mobilisation du jour, la responsable syndicale avait de quoi à se réjouir : « On nous minimise, nous aussi, on a voulu montrer qu’on a des gens derrière nous, c’est de bonne guerre et je pense que le message a bien passé ».
Au nom du gouvernement, le ministre de la Culture, Mme NDIAYE Ramatoulaye DIALLO, a tenu à féliciter l’ensemble des travailleurs avant de remercier particulièrement les deux battantes pour cet exemple de solidarité. Selon elle, c’est un grand bonheur de célébrer cette Journée mémorable en souvenir des sacrifices consentis. En dépit du contexte de crise et malgré la conjoncture, le gouvernement sous le leadership du président de la République et du Premier ministre s’est attelé à résoudre, autant que possible, les attentes des populations et des travailleurs. Les résultats obtenus sont le fruit du dialogue fécond instauré entre le gouvernement et les représentants des travailleurs pour le bienêtre des populations et des travailleurs.
Avant, les deux centrales syndicales ont procédé au lancement d’une foire d’exposition qui va durer une semaine. Elles regroupes des artisans et artisanes venus de plusieurs localités du pays.

Par Abdoulaye OUATTARA

 

Source: info-matin

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