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Ce que j’en pense : De la volonté de hisser haut le Mali

Les inédits politiques et administratifs ont bouleversé l’architecture gouvernementale après les événements du 26 mars1991. Après le processus électoral de 1992, le premier président élu du Mali démocratique, Alpha Oumar Konaré, fera preuve, selon les experts, de «vision holistique et cohérente du secteur socio-sanitaire».

 

Il créera «un ministère de la Santé, de la Solidarité et des Personnes âgées. L’opinion nationale sera fortement agitée par un brainstorming enrichissant. Les révolutionnaires du «26 Mars venaient de réussir un succès dans la communication gouvernementale. Les mots «Solidarité» et «Personnes âgées» ne symbolisent-ils pas le début et la fin de toute vie sur terre ?

Le petit de l’homme arrive au monde dans le cocon douillet de deux mains propres. Il découvrira petit à petit le monde aidé par des «mains amies». Le Créateur lui prêtera très longue vie. À sa mort, les mains propres des sages bénis de sa communauté, reposeront doucement son corps sans vie dans la tombe. L’essence de l’humilité découle de la prise de conscience de cette chaîne de mains solidaires. Elle nous entretient et nous protège tous de la naissance à la mort.

L’avocate et femme politique Marie-Claude Biais décrit la solidarité «comme un lien d’interdépendance sans limites ni temporelles, ni spatiales». Cette grande intellectuelle assure que la «Solidarité» souligne «notre responsabilité vis-à-vis des générations futures». Ce devoir de solidarité avec les générations futures a été assumé au Mali, depuis des siècles par de grandes femmes et de grands hommes. Ils ont posé d’inoubliables exemples de solidarité active dans toutes les ethnies.

Le Tamacheq, Aladin ancien chef rebelle, sorti de prison, s’est installé dans le Sud de la Libye. Il a hébergé gratuitement tous les jeunes Maliens en route pour entrer en Europe. Ces aventuriers étaient logés nourris aux frais de leur hôte. À chacun sa nuance de patriotisme. Tous ceux qui tentent l’aventure de quitter leur pays natal pour aller vivre à l’étranger ne comptent d’abord que sur la solidarité des inconnus qu’ils rencontrent sur le chemin.

Le prince du Royaume de Ségou «Babougou Tji» est devenu immortel grâce au précieux canal qu’il a creusé pour résorber les problèmes d’eau de son village. Il en est de même du puissant roi de Gao, Sonni Aliber. Il a entamé le creusement d’un canal pour relier Tombouctou et Djenné, autrement que par le seul fleuve Niger. Ce projet initial selon certains historiens devait irriguer des milliers d’hectares de terres intérieures éloignées du fleuve Niger. Il n’a pu être réalisé intégralement. Les travaux n’ont pas dépassé le village de Doueikiré. Cette voie d’eau est intarissable. Aujourd’hui, elle assure encore l’autosuffisance hydrique dans cette zone.

Le Banimonotié était un canton dont le territoire était situé entre la rivière «Mono» et le fleuve Baoulé. La ville de Bougouni en est le chef-lieu historique. Le grand-père Sakoro Méri Diakité, chef de ce canton, a bâti le bonheur des populations dans l’honneur qui sied à tout chef traditionnel. Au nombre de sa nombreuse progéniture figurent l’ancien ministre Yoro Diakité et le défunt joueur de football Moussa Diakité «UTA». Notre grand-père Sakoro Méri Diakité sera élu député du Soudan français et plus tard de la République du Mali. Le travail abattu par ce digne représentant du peuple est digne d’éloges.

La Cité de Bougouni bénéficiera des premières infrastructures de développement créées par le gouvernement du président Modibo Keïta. Le vieux chef de canton avait su convaincre les décideurs de bitumer l’axe Bamako-Bougouni, de fournir l’adduction d’eau et l’électricité aux populations de sa ville.

Que chacun assimile et applique sur le terrain cette pensée du Pape Pie XII : «Rien n’oblige davantage à monter que la volonté de faire monter les autres». Que le Créateur insuffle ce comportement de dignité, de patriote dans le cœur de tous les décideurs maliens de la base au sommet de l’État, de la base au sommet de l’échelle sociale. Ils auront une vision claire des projets solidaires qui feront le bonheur des populations rurales et urbaines. Ils donneront dans l’opinion publique l’image de leaders soucieux de leur honneur, du succès des mandats électifs, des performances des programmes gouvernementaux. Et le Mali éternel leur sera reconnaissant.

Sékou Oumar DOUMBIA

Source L’Essor

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