Immortalisation de Bob Marley : Le cheval de bataille du «Mouvement Rasta du Mali»

L’anniversaire de la disparition de Bob Marley est fêté chaque 11 mai à travers le monde. Au Mali, pour immortaliser l’homme, c’est tout un mois qui est consacré à cette célébration par  le «Mouvement Rasta du Mali». Cette tradition a été encore respectée cette année. Et en grande pompe !

robert nesta marley bob jamaique

Conférences-débats, journées de sensibilisation, projections de films sur la vie de Bob Marley sont entre autres temps forts qui marquent cette célébration, organisée par le «Mouvement Rasta du Mali» dans certains établissements scolaires publics et privés de Bamako, Rive droite et gauche. Objectif visé : impliquer davantage le monde Rasta du Mali dans la sensibilisation sur l’insécurité routière.

 

Lundi dernier, c’est l’espace Médina de Bamako qui a servi de cadre au «Mouvement Rasta du Mali» pour expliquer le phénomène de l’insécurité routière à ses militants et sympathisants. Cette sensibilisation était assurée par des experts de l’Agence nationale pour la sécurité routière (Anaser).

 

D’entrée de jeu, Fousseini Traoré, chef de Division formation de l’Anaser, a indiqué qu’à l’instar des autres nations, la sécurité routière apparaît comme un grand défi à relever pour notre pays en raison des difficultés économiques et surtout de sa forte croissance démographique. «Selon les statistiques de l’Anaser, en 2012, 536 personnes ont été tuées dans les accidents contre 529 en 2013. En 2014, il y a eu plus de 676 tués. Ces chiffres doivent interpeller tout le monde», a déclaré le conférencier.

 

Ensuite, ce fut la série des questions-réponses. Laquelle a permis à l’assistance d’avoir plus d’éclaircissements. Mais auparavant, RAS Babina, président du «Mouvement Rasta du Mali», a rappelé le parcours de Bob Marley. Selon lui, bien qu’il soit mort, il restera éternellement un grand symbole pour les générations actuelles et futures.

 

Alhousseini TOURE

source : Le Reporter

Musique malienne et visite tactile au Tap

Créée à Bamako en mars 2012, pendant que les rafales du coup d’État torpillent le Mali, la musique de Bassekou Kouyaté claque comme une gifle contre l’injustice et l’enfermement.

Bassekou_Kouyate_photo_Jens_Schwarz

Son troisième album « Jama Ko » marquela reconnaissance d’un grand musicien, joueur époustouflant de ngoni. Accompagné par d’autres ngonis et la voix envoûtante d’Amy Sacko, le griot – désigné parfois comme le Hendrix malien – nous en met plein les oreilles. A son luth traditionnel, qui raconte le Mali depuis le XIIIe siècle, il a eu l’idée d’ajouter une pédale wah-wah. Le résultat est un feu d’artifices à l’énergie rock, funky ou latino, ode à la liberté qui témoigne de la formidable vitalité de la musique malienne.

Le concert s’insérant dans la programmation du festival Les Accessifs, il sera précédé d’une visite tactile de l’auditorium. Accompagné par une médiatrice du TAP, le public aveugle ou malvoyant pourra découvrir l’auditorium en touchant les différentes matières qui le composent : les fauteuils, le parquet au sol et sur les murs… Une belle idée.

Source : lanouvellerepublique

Mali : Rokia Traoré, l’afro-optimiste

Invitée à siéger au jury du Festival de Cannes, qui se tient du 13 au 24 mai, la chanteuse et musicienne malienne n’en finit pas de se battre pour faire avancer son continent, en gardant un pied en Occident.

rokia traore militante chanteuse artiste mlienne

“J’en ai assez du regard déformé porté par les médias sur l’Afrique. On ne parle que du passé colonial, de migrants clandestins, de guerres… Mais les tourments qui agitent l’Europe ne sont pas moins violents.Et pourquoi fermer les yeux sur les complicités occidentales dans le maintien au pouvoir de régimes corrompus ? Notre continent n’est pas moins riche, pas moins beau que les autres !”

Cela fait à peine cinq minutes que Rokia Traoré a déboulé au KGB, un bar bruxellois tenu par un de ses amis, qui a ouvert spécialement pour l’entretien. Et pourtant elle s’est déjà lancée dans un monologue passionné sur sa terre d’origine, en prenant à peine le temps de s’asseoir sur une fesse dans l’un des moelleux fauteuils du bistrot.

Crâne rasé, sourcils froncés sur son regard noir, foulard vermillon autour du cou : la chanteuse-auteure-compositrice malienne semble un taureau rendu furieux par une banderille et cherchant une sortie dans l’arène. L’artiste sort rapidement un CD de son sac. On se dit qu’il s’agit sûrement de son dernier opus, Beautiful Africa.

C’est mal connaître cette altruiste forcenée : l’album s’intitule Coup fatal, ovni mêlant musiques baroque et congolaise*. “Voilà ce que j’écoute en ce moment. Ce genre d’expérimentation à cheval entre les cultures me passionne. Ce monde de croisements, de partages, ce n’est plus du futur, c’est une réalité, on y est.” Et d’ailleurs, ce n’est pas non plus un hasard si la rencontre se fait au KGB : le patron est un Camerounais qui a quitté récemment la Californie pour suivre sa compagne dans la capitale belge!

Le grand Mix

Métissage : tout le credo de Rokia est là, ou presque. C’est d’ailleurs cette subtile alchimie entre tradition africaine et musique occidentale qui l’a elle-même propulsée sur le devant de la scène.

Fille de diplomate, elle a vécu une enfance nomade, partagée entre l’Arabie saoudite, l’Algérie et la Belgique. Elle dit avoir longtemps souffert de n’être ni assez européenne ni assez africaine, et ce n’est sans doute pas un hasard si la jeune fille en quête d’identité a commencé par étudier l’anthropologie.

Ce handicap est devenu une chance le jour où elle s’est amusée avec la discothèque parentale où Léo Ferré côtoyait Manu Dibango et les compositeurs classiques. En mêlant subtilement les ingrédients dans ses éprouvettes, instruments traditionnels d’Afrique de l’Ouest comme le ngoni, la calebasse ou le gros balafon et sonorités blues ou rock, l’artiste a changé ses influences en disque d’or (l’album Bowmboï, sorti en 2003, a été vendu à plus de 100 000 exemplaires).

Victoire de la musique en 2009 pour son CD Tchamantché, grand prix Sacem des musiques du monde en 2014 pour son dernier opus… Elle aimante les récompenses. Et si son aura est particulière en France, elle multiplie les collaborations un peu partout sur le globe. Fin 2010, elle composait ainsi la musique de la pièce Desdemona, à la demande du metteur en scène américain Peter Sellars.

Sans compter les innombrables tournées principalement en Amérique du Nord, en Europe et en Afrique, de cette polyglotte qui maîtrise le français, l’anglais, l’allemand et le bambara. Notre magazine l’élisait parmi les 50 Africaines les plus influentes, fin 2014, avant même de savoir qu’elle serait choisie quelques mois plus tard pour figurer aux côtés de Xavier Dolan, Guillermo del Toro et Sophie Marceau parmi les membres du jury du 68e Festival de Cannes, présidé par Joel et Ethan Coen.

A-t-elle été surprise par cette nomination ? “Un peu”, reconnaît-elle. Car même si elle a composé pour le cinéma (elle apparaît notamment dans la bande originale du film d’animation Kirikou et les bêtes sauvages), elle dit ne pas avoir beaucoup de contacts dans le petit monde du septième art.

Reste que l’artiste multidisciplinaire est une vraie cinéphile. Parmi ses derniers coups de coeur, Le Président, du cinéaste camerounais Jean-Pierre Bekolo, qui imagine Paul Biya quittant le pouvoir : un film polémique sorti en 2013 mais assez peu diffusé depuis. “Du cinéma militant mais bien fait”, tranche le membre du jury.

Elle cite Souleymane Cissé, “évidemment”, parmi ses réalisateurs préférés. Et Abderrahmane Sissako, qui préside cette année le jury de la Cinéfondation ? La chanteuse se montre un peu plus réservée. “J’ai été fascinée dans Timbuktu par l’habileté du réalisateur à utiliser les moyens du bord, en travaillant avec des acteurs amateurs par exemple.

Il y a aussi une manière très fine, très simple, d’aborder des problèmes complexes, comme lorsque l’on assiste à un conflit entre un pêcheur et un Touareg : il montre qu’on ne peut résumer les tensions dans la région à des rivalités ethniques.” D’autres éléments dans le film l’ont moins convaincue, mais elle ne souhaite pas en parler…

La pasionaria veut rester positive. Cette année, le cinéma africain est le grand absent de la Croisette. Aucun long- ou court-métrage du continent n’est présenté en compétition. Et l’on pourrait penser que la Malienne est le cache-sexe d’une sélection qui boude l’Afrique.

Mais l’artiste, si elle avoue “vivre mal” cette éclipse, préfère encore une fois positiver : “C’est déjà bien que nous soyons présents de cette manière-là”, avance-t-elle avant de s’inquiéter de l’état de l’industrie cinématographique sur son continent.

“Il y a de moins en moins de salles, d’infrastructures pour la production, et pas d’aides des États… Qu’il soit question de cinéma ou de musique, d’ailleurs, le problème est le même : nos dirigeants estiment qu’il s’agit là de divertissements et que ce n’est pas prioritaire lors de l’attribution des budgets. Ils refusent de nous concéder qu’investir dans la culture peut être rentable mais aussi bénéfique en matière d’éducation et d’intégration.”

Difficultés

Le manque de lieux de diffusion expliquerait selon elle l’absence d’éclosion de vedettes africaines reconnues par toute l’Afrique, comme Fela Kuti ou Miriam Makeba en leur temps. Et au moins en partie son propre manque de popularité sur le continent.

“Il n’y a pas de scène pour une musique expérimentale chez nous. Et les difficultés de transport nous condamnent à espacer les dates : quand je pars en tournée à partir du Mali, je peux au mieux réaliser trois concerts par semaine.” La chanteuse, qui tient à proposer des billets accessibles, confesse même avoir longtemps réalisé ces concerts africains à ses frais.

“Aujourd’hui, nous ne gagnons pas d’argent mais nous n’en perdons pas.” Elle qui se définit volontiers comme une râleuse veut surtout être “le petit grain de sel qui fait avancer les choses”. En 2009, elle a créé la Fondation Passerelle, dans laquelle elle avoue avoir investi presque tout ce qu’elle a gagné durant sa carrière musicale.

L’idée de départ ? Former de jeunes talents africains aux arts de la scène, leur fournir l’assistance dont elle aurait elle-même aimé bénéficier. Ces recrues l’accompagnent déjà régulièrement dans ses tournées, mais le projet doit bientôt prendre un nouvel essor.

D’ici à décembre, un studio et une salle de concert doivent voir le jour sur un terrain de 4 000 m2 qui borde sa demeure à Bamako. Pour que ce lieu sans équivalent au Mali voie le jour, les partenaires occidentaux de Rokia Traoré (Peter Sellars, le producteur John Parish ou le rockeur John Paul Jones) ont fait don de certains de leurs droits à la Fondation.

Le portable de la musicienne sonne. “Ma fille s’énerve, elle a 7 semaines, il faut la nourrir”, s’excuse-t-elle dans un sourire. Entre une promo bruxelloise, un studio anglais, bientôt une scène de théâtre allemande et ses projets maliens, l’artiste semble s’être définitivement trouvée, jouissant de cet équilibre instable entre Afrique et Occident.

Avant de partir, elle demande à pouvoir relire ses citations. Une manière de s’assurer aussi que son discours positif sur l’Afrique ne soit pas trahi.

source : jeuneafrique

Oumou Sangaré : “L’art est le second pétrole“

Voir Oumou Sangaré en spectacle est un délice auquel les invités des Kundé 2015 dans la salle des banquets de Ouaga, n’ont pas manqué de goûter. Juste avant de recevoir son prix pour l’ensemble de sa carrière, la chanteuse malienne a servi un beau show au public ouagalais.

oumou sangare artiste musicienne chanteuse

Une voix inaltérable ! Des tubes à la pelle ! Une présence scénique impeccable ! Des concerts à travers le monde… Oumou Sangaré est le prototype de la chanteuse qui sait utiliser sa voix pour faire des folies. Une chose est sûre,  Oumou n’a cessé de progresser depuis son entrée dans l’arène musicale en 1989. Ses albums ont tous été des succès. Moussolou, Ko Sira, Worotan, Laban, Seya, Bi Furu… ont tous contribué à donner à la chanteuse mandingue une renommée internationale. La force de la cantatrice du Wassoulou, une région située au sud-est de Bamako, réside dans son timbre  vocal. Elle a une voix limpide qui l’a d’abord  imposée aux mélomanes maliens, ensuite africains.

Et aujourd’hui, Oumou Sangaré a sa place dans le show-biz mondial. Son nom est un label que les grandes maisons de disques  et les organisateurs de spectacles s’arrachent. Elle démarre avec “Syllart Production”, rejoint ensuite “Night&day”. Actuellement, elle travaille avec “World Circuit Records”, une maison de disque anglaise. L’autre force de frappe d’Oumou se trouve  dans les thèmes qu’elle chante. Elle défend la cause de la femme en l’invitant au travail et en dénonçant la polygamie. Elle parle aussi de la société  en évoquant la vie, la mort, l’amour, l’amitié, la joie… Enfin, Oumou est reconnue pour son engagement sans cesse dans le social. En 2013, elle n’a pas hésité à rejoindre Magic System pour le compte du Festival des musiques urbaines d’Anoumabo (FEMUA). L’année dernière, elle a chanté aux côtés de Tiken Jah Fakoly, Salif Kéïta, Amadou et Mariam, Mory Kanté… contre Ebola. Oumou Sangaré a été faite Commandeur des Arts et Lettres de la république française en 1998. Trois ans plus tard, soit en 2001, elle glane le prix de l’UNESCO et en 2003, elle est nommée Ambassadrice de FAO. A côté de ses titres honorifiques, la chanteuse malienne reçoit également de nombreux lauriers sur le plan purement musical comme le Grammy Awards récolté en 2011. Depuis 1990, Oumou Sangaré se produit sur les plus grandes scènes du monde.Mais, Oumou n’a pas que le gène de la musique. Elle a aussi des capacités de business woman. Depuis quelques années en effet, elle a monté une sorte de holding d’affaires. Oumou Sangaré investit dans l’immobilier et l’hôtellerie, avec notamment l’Hôtel Wassoulou à Bamako, dans la vente de voiture 4X4 avec Oum Sang et dans l’agriculture. C’est une femme accomplie ou presque dont l’ensemble de la carrière a été salué par les Kundé 2015, le 24 avril dernier à Ouagadougou.

  • Vous étiez invitée spéciale des Kundé d’Or 2015. Que pensez-vous de cette cérémonie ?

– Je suis très fière que la jeunesse se réveille, que la jeunesse accorde aujourd’hui de l’importance à ce que les artistes font. J’ai été heureuse d’être invitée à cette cérémonie. Tout le monde doit suivre l’exemple des Kundé pour encourager les artistes du continent. Je suis fière de mon Afrique.

  • Quand vous publiez l’album “Moussolou” au début des années 90, pensiez-vous être encore là, 25 ans après ?

– (Rires aux éclats). Non ! A vrai dire, je ne voulais même pas faire un album. Je chantais déjà dans les baptêmes et autres cérémonies de réjouissance. En gros, ça marchait bien pour moi et je me sentais bien dans la rue (rires). Quelques-uns de mes proches et amis ont insisté pour que je sorte un album. Dieu merci, après sa publication, ce fut le succès. Tout est parti de là. Maintenant, savoir si j’allais être là encore aujourd’hui, je ne pensais pas. Dieu merci, je suis encore là. Grâce à Dieu et aussi à mes efforts personnels. Seul le travail paie.

  • Vous faites partie des meilleures voix d’Afrique. Comment faites-vous pour forger cette voix pour qu’elle tienne si bien ?

– Est-ce que je la forge ? Non, je crois que c’est un don naturel. Je suis d’une famille d’artistes. Ma mère était chanteuse. Et ma grand-mère était déjà une grande star dans notre région. Je pense que j’ai hérité d’elles, sinon, je ne pense pas que je fais des efforts extraordinaires pour ma voix. C’est un héritage et un don. Je remercie le bon Dieu pour cela.

  • Donc, vous ne faites rien pour conserver votre voix ?

– Je vous le jure, je ne fais rien pour conserver ma voix. Je suis comme naturelle. Je mange quand même moins d’huile, moins de sel et de sucre. Mais cela n’est pas lié à ma voix. Je le fais pour ma santé.

  • Vous avez fait le tour du monde, que faut-il à la musique africaine pour qu’elle puisse dominer sur le plan mondial?

– Je pense que la musique africaine a déjà montré ses couleurs au reste du monde. Mais ce qu’on doit sauvegarder, c’est vraiment nos instruments, nos rythmes, nos sons. C’est tout ce qu’on peut montrer au reste du monde. On ne peut pas prendre une guitare électrique et aller jouer pour impressionner un Blanc. Tout ce qu’on peut faire avec une guitare, le Blanc peut le faire. Mais quand on prend le Kambri, le Ngoni qu’on joue, tout de suite, le Blanc va être impressionné. Il y a aussi le djembé, le balafon… C’est cela nos valeurs. C’est ce qu’on peut vendre hors du pays. On peut tout faire avec nos instruments traditionnels. Quand nos rappeurs et nos DJ les utilisent, on est vraiment fier. Il ne faut pas chercher ailleurs, la musique africaine s’imposera par ses propres instruments. Bien entendu, il faudra y mettre un peu d’organisation. Mais, c’est la vie qui est comme ça. Tout ce qu’on fait doit être bien coordonné et réglementé.

  • Comment jugez-vous l’état actuel de la musique africaine ?

– Il ne faut pas être méchant, la musique africaine va très bien. Mais on peut l’améliorer, car on n’est jamais satisfait.On a continué le travail que nos arrières grands-pères ont entamé. Aujourd’hui, nous sommes à un niveau que nos parents n’avaient pas atteint. Mais on peut encore faire mieux, pour que nos enfants puissent aller encore plus loin que nous. Je ne suis pas d’accord quand on dit que la musique africaine ne marche pas. La musique africaine marque son temps.

  •   Le constat est qu’aujourd’hui, il n’y a plus de grands producteurs comme les “Syllart Productions”…

– Non, ça ne devrait pas se passer comme ça. Mais ce n’est pas qu’en Afrique que les choses se présentent ainsi. Cela concerne le monde entier aujourd’hui.C’est le monde musical en gros qui est malade aujourd’hui. Et ce n’est pas que Syllart Productions. Même les grandes maisons de production comme Sony, Universal… ont des problèmes.Même ma maison, World Circuit, a des soucis aujourd’hui. Cette crise du disque est liée à la technologie. Mais ça a toujours été comme ça.Avant, c’était les 43 puis les 33 tours. Quand les cassettes sont arrivées, ils en ont souffert. L’arrivée du compact disc a créé des problèmes aux cassettes. Maintenant d’autres systèmes arrivent et le CD est menacé. C’est un grand changement. Mais on a trouvé la solution qui est la vente en ligne. Pas de panique. Le changement est partout. Mon cri de cœur et ce qu’on doit souligner en Afrique, c’est que nos responsables politiques doivent faire un peu d’effort pour soutenir la musique, car elle est un peu négligée dans la politique de nos gouvernants. Alors que l’art est le second pétrole en Afrique.

  • Ce cri de cœur est pour la musique ou pour l’art en général ?

– C’est pour l’art en général. Mais comme je suis dans la musique, alors je revendique dans ce domaine-là. La musique peut tout donner. Ce qu’Oumou Sangaré est aujourd’hui, c’est grâce à la musique. Je dois tout à la musique. Si on la sauvegarde, tous les chanteurs peuvent devenir comme Oumou Sangaré. Si on s’organise un tout petit peu et que l’Etat nous appuie, ça ira.

  • Vous sillonnez le monde pour des concerts, vos disques marchent. Malgré cela, vous êtes dans le business de voitures et dans l’hôtellerie. Qu’est-ce qui fait courir Oumou Sangaré ?

– Oh là là ! (Rires). Je n’ai pas un business. J’en ai plusieurs (rires) !  Je suis business woman. Cela veut dire que l’exercice de la musique ne peut pas freiner d’autres activités. Tout ce qu’on veut faire tout étant musicien, on peut le faire. Il est temps que la femme africaine montre qu’on peut être utile dans notre société. Voilà pourquoi, étant dans la musique, j’essaie de faire autre chose. Mais tout l’argent vient de la musique. L’argent de tous mes investissements vient de la musique.

Par Omar Abdel Kader

kadertani@topvisages.net

Source: Top Visage

Sénégal: concert de Stromae à Dakar pour débuter sa tournée africaine

Cela faisait longtemps que Dakar n’avait pas accueilli pareil événement : Stromae est en concert mercredi 13 mai. C’est la première étape de la tournée africaine de cet artiste belge d’origine rwandaise qui le conduira à Praia au Cap-Vert, à Douala, à Abidjan, à Libreville, à Brazaville, à Kinshasa et enfin à Kigali au Rwanda. Il a tenu une conférence de presse la veille, exprimant ses doutes et ses attentes.

chanteur belge stromae scene transmusicales rennes

Stromae vient de finir une tournée américaine et se lance à présent dans une tournée très attendue dans 8 pays africains. Lors d’une interview accordée à Jeune Afrique, le chanteur et compositeur belge se dit relié à l’Afrique génétiquement à 50%, et culturellement à 40%. Il explique se sentir plus proche que jamais de l’Afrique sur le plan musical. Il cite Papa Wemba, Koffi Olomidé, Salif Keïta ou encore Cesaria Evora.
Mais surtout, «il ne veut pas jouer à l’Africain», et «tomber dans les clichés du retour aux racines, du I love Africa», alors que toute son éducation s’est faite en Belgique.

A Carine Frenk, la correspondante de RFI au Sénégal, il a expliqué que l’inconnu a plutôt tendance à lui faire un peu peur : « J’avoue que comme tous les publics que je découvre, j’appréhende évidemment. Parce que je ne sais pas comment ils vont réagir, je ne sais pas s’ils vont rigoler à mes blagues. Bon ça, en général s’ils ne rigolent pas, je suis plutôt content. On va vivre, on va voir ce qu’il va se passer, on va essayer de faire au mieux pour le concert. »

Sa tournée africaine se terminera à Kigali, le 20 mai, étape très importante pour lui, puisque le père de Stromae a été assassiné pendant le génocide en 1994. Mais là, dit-il, il voudra être seul, loin du battage médiatique, pour redevenir le petit Paul (son vrai prénom), le jeune garçon qui a perdu son père ainsi que beaucoup de membres de sa famille paternelle, et ne s’en est jamais remis. « Au fur et à mesure, quand je vais me rapprocher de plus en plus du Rwanda, étant donné que c’est vraiment la terre de mes ancêtres – du côté de mon père en tout cas – ce seront pas mal de choses en moi qui vont ressortir. Et je ne sais pas à quoi m’attendre, honnêtement. Il y a la famille à voir, il y a la maison de mes grands-parents, enfin plein de choses à voir donc. Pour moi, c’est aussi important. »

Le concert de ce mercredi soir à Dakar se déroulera au pied du Monument de la Renaissance africaine, où 12 000 personnes sont attendues.

Source: RFI

Stromae : “Après mon deuxième album, ma tournée en Afrique était une évidence”

C’est à Dakar que l’artiste belge Stromae va entamer, dès ce mercredi 13 mai 2015, sa tournée en Afrique. Lors d’une conférence de presse, ce mardi, dans la capitale sénégalaise, il est revenu sur l’évènement tant attendu sur le continent.
chanteur belge stromae scene transmusicales rennes

A Dakar,

Vêtu d’un pantalon pince imprimé, assorti d’un tee-shirt, c’est comme à son habitude, en toute simplicité, que Stromae, accompagné de ses managers et du père du rap sénégalais, Didier Awadi, s’est présenté à la presse. Le jeune homme longiligne, au sourire timide, ne cache pas son excitation mais aussi une certaine appréhension à entamer sa première tournée en Afrique. C’est ce mercredi 13 mai, au Monument de la renaissance, à Dakar, qu’il effectuera le premier concert. « C’est une fierté qu’un artiste international comme lui débute sa tournée africaine à Dakar », clame en riant Didier Awadi, assis à sa droite, principal organisateur de l’évènement.

Exitation, appréhensions, et peur de l’inconnu

« C’est pour moi une grande excitation, cette tournée en Afrique, même si j’appréhende car je suis quelqu’un de rigide et de calculateur face à l’inconnu, affirme Stromae. Je n’aime pas ne pas savoir ce qui va se passer. Mais on m’a toujours dit qu’on ne peut pas prévoir ce qui va se passer, donc attendons de voir pour vivre pleinement cet évènement ». Il faut dire que « l’idée de cette tournée en Afrique est venue lorsque Stromae se promenait à Dakar, notamment dans les centres commerciaux pour faire ses courses, et qu’à chaque fois on l’arrêtait pour lui demander quand est-ce qu’il ferait un concert ici », raconte Didier Awadi de nouveau en riant.

Pour Stromae, « après la sortie de mon deuxième album, c’était une évidence d’aller en tournée en Afrique », précisant que « la priorité a été donnée à l’Afrique francophone ». Le Rwanda, d’où son père est originaire, est aussi sur la liste des pays où il se produira. Là aussi, il ne cache pas son appréhension, soulignant qu’il en profitera pour rendre visite à sa famille. Toutefois, pour ce premier concert à Dakar, Didier Awadi, précise qu’un dispositif de sécurité important a été mis en place. Il y aura en tout 300 gendarmes, 100 agents privés, ainsi que 100 pompiers en alerte. « La sécurité est le véritable challenge de cet évènement. On veut que ce concert soit un bon moment en famille, tout se passera pour le mieux », assène l’artiste sénégalais.

« Carmen n’était pas une critique contre les Twitter mais une mise en garde de notre comportement sur les réseaux sociaux »

Alors comment expliquer la “stromania” qui étend ses tentacules partout dans le monde ? L’artiste belge peine à l’expliquer. « Je suis mal placé pour l’expliquer. Je ne peux que remercier ceux qui écoutent ma musique, l’apprécient et me soutiennent dans ce que je fais », soulignant que ses morceaux ne lui appartiennent désormais plus. Il affirme seulement raconter des histoires à travers ses morceaux et chacun en tire ce qu’il veut. D’ailleurs, il précise que le clip de son fameux titre Carmen, « n’était pas une critique contre Twitter mais plutôt une mise en garde contre notre comportement sur les réseaux sociaux »

Son but n’est pas de déprimer les gens, bien que ses chansons parlent de choses assez grave, estimant qu’on peut aussi danser sur des histoires tristes. « Il est pour moi trop facile de croire qu’il n’y a que des choses joyeuses dans la vie, c’est pour cela que je préfère utiliser le terme de mélancolie, car c’est ça la vie. Il y a des choses joyeuses mais aussi tristes. Et la mélancolie, c’est un mélange de ces deux éléments », explique Stromae.

Une mélancolie musicale du coup qui a touché le cœur de ses nombreux fans en Afrique…

Source: afrik.com

Babani Koné, Mamou Cocktail et les titres fonciers distribués à ‘’Ne ka Soumou’’ :Babani et son diatigui, Mamou Cocktail, rassurent.

Quelques jours après la brillante prestation de la star de la chanson malienne, Fatoumata dite Babani Koné, prestation intitulée ‘’Ne Ka Soumou’’ et au cours de laquelle, la riche femme d’affaires, Mamou Cocktail, a gratifié Babani, son Modibo gaucher à elle seule, et l’ensemble des instrumentalistes de son groupe musical, une folle rumeur, comme à l’accoutumée s’était emparée de la capitale.

Que disait cette éternelle et triste rumeur bamakoise ? Envoutée et agissante comme sous l’emprise d’une maléfique magie, Mamou Cocktail, le grand et sympathique fan de la djali de Ségou, osa distribuer des titres fonciers à l’ensemble du groupe musical au cours de la ‘’Ne Ka Soumou’’ du jour. Des titres fonciers qui viendraient de l’héritage de sa famille, juste pour se faire voir, une façon d’entrer dans l’histoire des frasques griotiques. Interrogée par nos soins, l’artiste Babani, pour son amour de la bonne information, a décroché son téléphone pour appeler à la rédaction de votre journal. Au bout du fil, le Dirpub. Nullement perturbée par les allégations à elle rapportées par nos soins, la star de la chanson malienne, expliquera ce qui s’était passé. L’entretien téléphonique s’est déroulé mercredi dernier aux environs de 12 heures. Selon Babani Koné, la volonté de donner des titres fonciers à elle et à ses joueurs d’instruments, ne datait pas du jour du Soumou en question. La promesse avait été faite, et les procédures d’obtention des titres n’étant pas faciles, tout le monde a patienté jusqu’au jour où, Mamou Cocktail a mis la main sur les précieux documents. C’est en possession de ces documents que la date du Soumou en question a été décidée, puis organisée. Mamou Cocktail est une femme d’affaires très riche, son mari aussi dira l’artiste. Elle n’a pas besoin de puiser ailleurs pour satisfaire les gens qu’elle adore.
Envoutée et retranchée à Sotuba, si ce n’était à Samè ?
Il n’en était rien, absolument rien. Mamou Cocktail, à ce jour se porte comme un charme et vaque tranquillement à ses occupations de femme d’affaires. Et pour cause. Moins de 30 minutes après notre entretien avec la star, notre téléphone sonna à nouveau. Au bout du fil, une courtoise dame, répondant au nom de Mamou cocktail.  Après les salamalecs d’usage, Mamou cocktail dit avoir eu notre contact par le soin de Babani et que la où elle se trouvait, elle se portait comme un charme et ne se sentait souffrir d’aucun remord, d’aucun effet d’envoutement. Toujours selon elle, tout ce qui a été fait ce jour là, est venu de sa poche à elle, son bien personnel à elle. Aucun besoin à aller prendre la fortune d’autrui pour faire plaisir à d’autres personnes. A suivre.

Sory de Motti

source : La Nouvelle Patrie

Zaho : « Être appréciée en Afrique est pour moi un fabuleux cadeau »

La chanteuse faisait partie des têtes d’affiche de la 8e édition du Festival des musiques urbaines d’Anoumabo (Femua), qui s’est tenu du 23 au 26 avril dans la capitale ivoirienne.

 Zaho chanteur artiste francais

Entre deux répétitions, La star algérienne a pris le temps de répondre à l’invitation du groupe ivoirien Magic System. Devant une scène idyllique, le public venu de tous les coins d’Abidjan, chantait et entonnait  avec joie les chansons de l’artiste. « Les Africains parlent avec le cœur, et être appréciée en Afrique est pour moi un fabuleux cadeau », a fait savoir Zaho.

L’engouement suscité par sa musique auprès des jeunes et des gens de sa génération est l’une des raisons qui pousse Zaho à véhiculer un message positif, de réussite : « C’est important pour moi de faire partie des visages qui bâtissent et valorisent la culture africaine »

Outre ses titres, Zaho a également réalisé une brillante performance sur le titre « Brigadier Sabari » d’Alpha Blondy. Un choix conventionnel pour l’artiste qui cite Alpha Blondy comme l’un de ses modèles musicaux. Sur cette liste d’influences musicales, elle ajoute Papa Wemba, Francis Cabrel, Jacques Brel, Tracy Chapman.

Née en Algérie le 10 mai 1980, Zahera Darabid s’est lancée dans la musique en 2008. Un coup dur pour son père. Il craignait l’image qui colle à cet univers, entre drogue, vie nocturne, la débauche, la précarité…  « Dieu merci ! », s’exclame Zaho dans entretien avec Ekia Badou car rien de tout cela n’est arrivé. « L’éducation que j’ai reçue m’a appris à ne rien prendre pour acquis ». Elle évoque cette expérience dans sa chanson « La Roue tourne ». Au fil du temps, son père a fini par s’y faire et la soutenir. Grâce à ses nombreux voyages, il lui a transmis une culture musicale exceptionnelle.

De son côté Zaho vit chaque jour comme une bénédiction. « Si tout s’arrête demain, j’aurais été contente de faire ce que j’ai fait », reconnaît cette chanteuse de RnB qui travaille actuellement sur la nouvelle comédie musicale « Le Roi Arthur » de Dove Attia, présentée au palais des Congrès de Paris en septembre prochain.

 

Ekia Badou, Durly Émilia Gankama
Source: adiac-congo.com

Musique : N’GOLO KONARE SIGNE SON RETOUR AVEC « DALIDA »

Il n’a pas la célébrité de Amadou et Mariam. Mais comme eux, il est musicien et non voyant. Il s’agit de N’Golo Konaré. Après « Kan Bè Chéri » en 2005, l’artiste, compositeur et producteur vient de sortir un deuxième album intitulé « Dalida ».

ngolo konare artiste chanteur musicien guitariste aveugle professeur allemand
Le lancement de la nouvelle production a eu lieu la semaine dernière au Café des arts du Palais de la culture Amadou Hampaté Ba en présence de Idrissa Soumaoro, le directeur de l’Institut des jeunes aveugles (IJA) où l’artiste fut formé dans les années 80.
Le morceau phare de cet opus de 11 titres est «Dalida», une chanson d’amour qui donne son nom à l’album. L’album est, selon le chanteur, le résultat de plusieurs années travail. Ce qui expliquerait la diversité des sujets abordés.
Soulignant que la musique est le meilleur facteur pour rassembler les hommes, N’Golo Konaré a rendu un hommage appuyé à son professeur de musique, Idrissa Soumaoro, qui a guidé ses premiers pas dans la musique.
N’Golo Konaré a mis une décennie à peaufiner son deuxième album. Il a justifié cette longue absence, d’une part par le manque de moyens, et d’autre part par son choix de trouver des thèmes très divers.
L’artiste a saisi l’opportunité pour demander aux pouvoirs publics d’engager une lutte résolue contre la piraterie qui réduit à néant le travail de créateurs qui ne peuvent plus vivre du fruit de leur labeur. Pour lui, il faut mener de larges campagnes de sensibilisation pour que la population comprenne que le téléchargement gratuit relève aussi de la piraterie.
Dans un autre registre, il pense que les handicapés physiques doivent vaincre leur infirmité par le travail et non par la mendicité.
Lauréat de l’UNESCO pour le concours des artistes handicapés d’Afrique et de l’océan Pacifique, N’Golo Konaré a accompagné plusieurs artistes nationaux et de la sous-région. Ce professeur d’allemand se présente comme un artiste engagé contre la mendicité et la marginalisation des aveugles. Sa carrière solo débuta en 90 par un premier enregistrement à la télévision nationale.
Les CD de l’album « Dalida » sont vendus à 3000 Fcfa au Café des arts et à l’Institut des jeunes aveugles à Faladié (Commune VI de Bamako).

A. SOW

source : L Essor

Contribution des artistes à la résolution de la crise : ‘’Dalida’’, le second album de N’Golo Konaré sur le marché

L’artiste compositeur et professeur d’Allemand N’golo Konaré a lancé son second album ‘’Dalida’’. Un Album effleurant toutes les questions cruciales du pays notamment la grave crise que traverse le Mali ; les questions électorales etc. C’était le Mardi 21 Avril 2015 au Café des Arts du palais de la culture devant des mastodontes de la musique malienne comme Idrissa Soumaoro, M’baye Boubacar Diarra, Niara Siaka, Babel Bolly et en présence de plusieurs responsables de l’Institut des Jeunes Aveugles du Mali.



ngolo konare artiste chanteur musicien guitariste aveugle professeur

Après son premier album ‘’ Merci pour tout’’, un album qui a fait long feu notamment avec le morceau « Kan bè kan bè chérie », l’artiste compositeur N’Golo Konaré revient à la charge avec dans sa besace un second album baptisée ‘’ Dalida’’.  « Cet album nait à un moment agité de la vie de notre nation. J’invite tous les maliens à souffler dans la même trompette afin de juguler la criante crise qui secoue depuis 2012 notre cher Mali. Cet album de 11 titres est ma petite contribution,  car a mes yeux si tous les maliens se donnent la main, cette crise sera un mauvais souvenir. Dalida est un album qui appel les maliens à une prise de conscience. Des morceaux ‘’An ka ta voté’’ ; ‘’Niokonkanfon’’ rentrent dans ce cadre », a expliqué l’artiste compositeur. Avant de fustiger la piraterie qui est, selon lui,  une épidémie Ebola qui anéantit les artistes. Les autorités doivent trouver un remède efficace à la maladie afin que les artistes puissent vivre de leur art. Il a convié les fans à se procurer des vrais Cd des artistes. «Acheter un album réel d’un artiste est le plus beau cadeau qu’on puisse lui offrir », poursuit-il. De son avis,  la musique est un grand facteur d’émancipation des artistes handicapés. Idrissa Soumaoro qui a été le premier professeur de N’golo à l’Institut des Jeunes Aveugles du Mali a loué les mérites de son élève. « N’golo à mis ses pieds dans mes souliers d’artiste et j’en suis fier. Le souhait de tout bon professeur est de voir un jour ses élèves lui dépasser. Avec cet album N’Golo vient de prouver en la face du monde ses immenses  talents. Je lui souhaite plein succès » a-t-il formulé. N’golo Konaré organisera dans un bref délai un grand concert pour la dédicace de son nouveau bébé ‘’ Dalida’’.
Moussa Samba Diallo

Source: Lerepublicainmali

Déné Issébéré signe son retour avec un album intitulé « Freedom oyéya » liberté

Lancement du 3e album de Déné Issébéré intitulé « Freedom oyéya » liberté

Devenue maman en 2007,  Déné se retire provisoirement de la scène musicale pour accompagner les premiers pas de ses enfants. Elle mettra à profit cette période  pour se consacrer à son autre passion : la création de bijoux en perles. Aujourd’hui, le talent artistique de Déné, s’exprime à travers la musique et la création de bijoux.

dene issebere chanteuse artiste

Par rapport à la sortie de son 3ème album intitulée « Freedom oyéya » l’expression d’une liberté, Déné vient de donner un concert dédicace ce jour 12 Avril 2015 au centre culturel français de Bamako. Découverte en 1996, à la suite d’une prestation en concert  que le groupe de Rap “King Da Dja” produit par Salif Kéita fait appel à Déné Issébéré pour l’enregistrement de son album Tougna. Eric Bono, l’ingénieur de son de Salif Kéita, lui fera aussi appel pour la réalisation d’autres albums (traditionnels et modernes) dont la version malienne de l’hymne de la coupe du monde de Youssou N’Dour, avec Rokia Traoré et Afel Bocoum. Déné sera aussi sollicitée par les “Escrocs” pour l’enregistrement de leur album Kokadjè sur lequel elle travaille avec le géant malien de la Kora, Toumani Diabaté. Elle va aussi s’associer  au virtuose du Balafon Néba Solo sur son album Can 2002.

En 2001, elle signe chez Mali K7 et enregistre en solo son premier album, « Ogopo » (le salut au chef en dogon), qui connaît un succès populaire immédiat. Déné s’impose alors comme la nouvelle voix féminine de la chanson malienne alliant tradition et modernité. En 2004, après une formation aux techniques de chant en France, elle travaille sur l’écriture et la préparation de son nouvel album.

A partir de 2005, pendant la réalisation de son nouvel album autoproduit, de nouveaux musiciens lui apportent leur concours comme le grand maître du ngoni Bassékou Kouyaté et  le maestro Cheik Tidiane Seck. En fin 2006, le second opus de Déné Ladilikan  sort au Mali, avec une grande tournée live.
A Bamako, Déné fait la connaissance de Manu Eveno, membre du groupe français « Tryo » qui décide de collaborer avec elle pour travailler sur la version européenne de Ladilikan, avec en bonus une reprise de Mon amie la rose.

En trois ans, Déné enchaîne les collaborations et participe à la réalisation de plus de 20 albums sortis sur le marché malien et de trois albums internationaux (Fréderic Galiano, Toma Sidibé et Issa Bakayoko). L’album a été entièrement financé par la coopération suisse et arrangé et réalisé par Manjul et Cheick Tidiane seck son parrain. Elle déclare qu’Indépendamment de sa vie d’artiste, elle est Professeur d’Anglais, être artiste est à la fois un hobby et un métier pour moi, parce qu’être artiste seul est parfois une galère. Elle entame une tournée européenne pour la promotion de son nouvel album.

Son origine malienne, son identité dogon, son univers familial et artistique, ses voyages ont beaucoup influencé l’inspiration et l’écriture musicale de Déné.
Elle a toujours privilégié le travail sur deux univers musicaux complémentaires  en associant  la culture musicale malienne aux inspirations modernes pop / folk.
Auteur du quasi totalité de ces textes – mêmes si certains sont coécris avec d’autres chanteurs comme l’artiste Français Emmanuel Eveno du groupe français «Tryo» ou le musicien Yacouba Sissoko.

Déné, la fille du grand poète malien  Hamadoun Ibrahima Issébéré et de  Diahara Tangara comédienne et enseignante- effectue également un travail intéressant sur l’œuvre littéraire de son père et met en musique certains de ses poèmes.

A travers son travail artistique, Déné défend plusieurs problématiques qui lui sont chères parmi lesquels la promotion de la culture malienne, de la sagesse dogon, les rapports hommes – femmes, la condition des femmes (excision, mariage forcé, polygamie …) et celle de la paix sur le continent africain et  dans le monde.

  1. C

 

 

 

Source: Sirène

Lancement du 3e album de Déné Issébéré intitulé « Freedom oyéya » liberté

Devenue maman en 2007,  Déné se retire provisoirement de la scène musicale pour accompagner les premiers pas de ses enfants. Elle mettra à profit cette période  pour se consacrer à son autre passion : la création de bijoux en perles. Aujourd’hui, le talent artistique de Déné, s’exprime à travers la musique et la création de bijoux.

Déné Issébéré artiste chanteuse musicienne

Par rapport à la sortie de son 3ème album intitulée « Freedom oyéya » l’expression d’une liberté, Déné vient de donner un concert dédicace ce jour 12 Avril 2015 au centre culturel français de Bamako. Découverte en 1996, à la suite d’une prestation en concert  que le groupe de Rap « King Da Dja » produit par Salif Kéita fait appel à Déné Issébéré pour l’enregistrement de son album Tougna. Eric Bono, l’ingénieur de son de Salif Kéita, lui fera aussi appel pour la réalisation d’autres albums (traditionnels et modernes) dont la version malienne de l’hymne de la coupe du monde de Youssou N’Dour, avec Rokia Traoré et Afel Bocoum. Déné sera aussi sollicitée par les « Escrocs » pour l’enregistrement de leur album Kokadjè sur lequel elle travaille avec le géant malien de la Kora, Toumani Diabaté. Elle va aussi s’associer  au virtuose du Balafon Néba Solo sur son album Can 2002.

En 2001, elle signe chez Mali K7 et enregistre en solo son premier album, « Ogopo » (le salut au chef en dogon), qui connaît un succès populaire immédiat. Déné s’impose alors comme la nouvelle voix féminine de la chanson malienne alliant tradition et modernité. En 2004, après une formation aux techniques de chant en France, elle travaille sur l’écriture et la préparation de son nouvel album.

A partir de 2005, pendant la réalisation de son nouvel album autoproduit, de nouveaux musiciens lui apportent leur concours comme le grand maître du ngoni Bassékou Kouyaté et  le maestro Cheik Tidiane Seck. En fin 2006, le second opus de Déné Ladilikan  sort au Mali, avec une grande tournée live.
A Bamako, Déné fait la connaissance de Manu Eveno, membre du groupe français « Tryo » qui décide de collaborer avec elle pour travailler sur la version européenne de Ladilikan, avec en bonus une reprise de Mon amie la rose.

En trois ans, Déné enchaîne les collaborations et participe à la réalisation de plus de 20 albums sortis sur le marché malien et de trois albums internationaux (Fréderic Galiano, Toma Sidibé et Issa Bakayoko). L’album a été entièrement financé par la coopération suisse et arrangé et réalisé par Manjul et Cheick Tidiane seck son parrain. Elle déclare qu’Indépendamment de sa vie d’artiste, elle est Professeur d’Anglais, être artiste est à la fois un hobby et un métier pour moi, parce qu’être artiste seul est parfois une galère. Elle entame une tournée européenne pour la promotion de son nouvel album.

Son origine malienne, son identité dogon, son univers familial et artistique, ses voyages ont beaucoup influencé l’inspiration et l’écriture musicale de Déné.
Elle a toujours privilégié le travail sur deux univers musicaux complémentaires  en associant  la culture musicale malienne aux inspirations modernes pop / folk.
Auteur du quasi totalité de ces textes – mêmes si certains sont coécris avec d’autres chanteurs comme l’artiste Français Emmanuel Eveno du groupe français «Tryo» ou le musicien Yacouba Sissoko.

Déné, la fille du grand poète malien  Hamadoun Ibrahima Issébéré et de  Diahara Tangara comédienne et enseignante- effectue également un travail intéressant sur l’œuvre littéraire de son père et met en musique certains de ses poèmes.

A travers son travail artistique, Déné défend plusieurs problématiques qui lui sont chères parmi lesquels la promotion de la culture malienne, de la sagesse dogon, les rapports hommes – femmes, la condition des femmes (excision, mariage forcé, polygamie …) et celle de la paix sur le continent africain et  dans le monde.

A. C

source :  La Sirène

Musique : « LA LIBERTE ARRIVE » AVEC DENE ISSEBERE

Après dix ans d’absence de la scène musicale malienne, la chanteuse Déné Issébéré signe son come-back avec un nouvel album intitulé : « Freedom Oyeya ». Pour présenter ce troisième opus, elle a organisé une conférence de presse samedi au Patio de l’Institut français.
« Freedom Oyeya » est un jeu de mot mêlant l’anglais au dogon. Par Freedom (liberté) et Oyéya (il ou elle est arrivé), Déné Issébéré exprime non seulement la survenue de sa liberté, mais également celle d’une certaine maturité que les fans mesureront immédiatement au timbre de sa voix douce et mélodieuse. La liberté s’est également exprimée sur ce nouvel album par une variation de styles parfois pop, parfois soul, mais toujours ancré dans les rythmes traditionnels dogons.
Fruit de la nouveauté, « Freedom Oyeya » s’inscrit aussi dans une certaine continuité avec les deux premiers albums de Déné Issébéré qui relève sa fidélité à un répertoire alliant musique traditionnelle et inspiration moderne pop/folk. A travers les dix titres, elle aborde aussi des thèmes qui lui sont chers comme l’excision, le mariage forcé et la polygamie.



Déné Issébéré artiste musicienne chanteuse
L’album, réalisé par Manjul, a nécessité quatre mois de travail. Il est désormais disponible à la vente au Mali et sur la quasi totalité des plateformes de téléchargement du monde.
Déné Issébéré qui bénéficie du soutien de la coopération suisse et de l’Institut français du Mali, a organisé le concert dédicace de l’album « Freedom Oyeya », samedi à l’Institut français du Mali.
Née en 1980, Déné est la fille de feu Hamadoun Ibrahima Issébéré, poète malien, et de Diahara Tangara, comédienne et enseignante. Très jeune, elle s’imprègne des diverses cultures musicales croisées durant son enfance passée en Algérie (où son père était diplomate) et au cours de ses nombreux voyages. C’est en 1996, à la suite d’une prestation en concert que le groupe de Rap « King Da Dja » l’associe à l’enregistrement de son album Tougna.
Eric Bono, l’ingénieur de son de Salif Kéita, l’invitera aussi sur d’autres albums (traditionnels et modernes) dont la version malienne de l’hymne de la Coupe du monde de Youssou N’Dour, avec Rokia Traoré et Afel Bocoum. Déné sera aussi sollicitée par les « Escrocs » pour l’enregistrement de leur album Kokadjè sur lequel elle a travaillé avec le virtuose de la Kora, Toumani Diabaté. Elle va aussi s’associer à un autre virtuose, du Balafon celui-là, Néba Solo sur son album Can 2002.
En 2001, elle signe chez Mali K7 et enregistre son premier album solo, « Ogopo » (« le salut au chef » en dogon) qui connaît un succès populaire immédiat. Après des participations à une vingtaine d’albums sortis sur le marché malien et une tournée européenne avec Issa Bagayoko et une tournée française avec Lobi Traoré, Déné sort son second album « Ladilikan » en septembre 2006.
Déné est l’auteur de la quasi totalité de ces textes. Certains sont coécrits avec d’autres chanteurs comme l’artiste français Emmanuel Eveno du groupe français «Tryo» ou le musicien Yacouba Sissoko. Elle effectue également un travail intéressant sur l’œuvre littéraire de son père et met en musique certains de ses poèmes.
Professeur d’anglais diplômée de l’Ecole normale supérieure de Bamako (ENSUP), Déné Issébéré est mère de deux filles.
Aminata Dindi SISSOKO

source : L Essor

Dédicace de son troisième album « Freedom, Oyéya » : Déné Issébéré revient avec force

 

Déné Issébéré artiste chanteuse musicienne

Pour la dédicace de son tout dernier album, Déné Issébéré, avait donné rendez vous aux mélomanes de la capitale malienne, le samedi 11 avril 2015 à l’Institut Français de Bamako. Un spectacle qui a été très riche en sons et en lumières. Apres dix années de silence, la chanteuse revient avec force avec ce troisième  album intitulé : « Freedom, Oyéya ». Selon l’artiste, le nom de l’album est un jeu de mot entre Anglais et Dogon. A l’en croire, ce jeu de mot explique une sorte de  liberté propre à elle. A travers son style musical, parfois pop, parfois soul, mais toujours ancré dans les rythmes traditionnels dogons, Déné a conquis les fans venus nombreux l’écouter. A l’image de Guindo Koita, une spectatrice très satisfaite de la soirée dédicace. Il faut reconnaitre que la chanteuse a émerveillé le public de l’institut français.  L’artiste a mis de l’ambiance avec la musique douce  et elle à bien chantée, affirme Mme Koita convaincue de la bonne marche de l’album. Des messages comme la paix, la liberté, les enfants, la cohésion sociale et bien d’autres sont les thèmes de ce nouvel album.

source :  Le Républicain

Musique : Que deviennent les vieilles gloires de la musique africaine?

Salif Keita

Cet artiste malien ne laisse personne indifférent par sa voix unique qui lui vaut des surnoms comme « Voix d’or de l’Afrique », « Caruso africain », etc. Un trésor qu’il a su cultiver grâce à sa triste histoire.Né Albinos, Salif Keïta est rejeté par sa famille qui voit en cette différence un signe maléfique.

salif keita musicien artiste

Renié, et mis en quarantaine l’enfant  plonge dans la lecture et s’isole dans les champs. Les chants des oiseaux et les cris des bêtes sauvages l’inspirent au point ou il développe des tonalités vocales extraordinaires.

Confronté plus tard au refus de son père de faire de la musique, Salïf Keita quitte son village pour s’installer à Bamako à la fin des années soixante, L’artiste fait ses débuts dans les cabarets de la capitale et  sa voix exceptionnelle, haute et puissante, ne laisse pas indifférent ceux qui l’entendent. Le saxophoniste Tidiané Koné fait partie de ces derniers. Séduit par le timbre si particulier de ce jeune interprète, il lui propose d’intégrer son groupe «Le Rail Band de Bamako».

En 1973, Salif quitte le groupe pour rejoindre un autre ” Les Ambassadeurs “, menée par le guitariste Kanté Manfila. Le groupe se produit régulièrement dans un hôtel célèbre de Bamako avant de partir pour une grande tournée en Afrique de l’Ouest  Salif Keïta et Kanté Manfila s’expatrient aux Etats-Unis et s’installent trois mois à New-York où ils enregistrent les albums ” Primpin “et ” Toukan ” qui sont favorablement accueillis.

Invité au festival d’Angoulême en 1984, Salif Keita est charmé par la France où le mouvement afro est en plein essor, Salif Keïta quitte définitivement Abidjan et s’installe à Paris. En 1987, il publie son tout premier album solo ” Soro “. Cet opus interprété en Malinké connaît un succès immédiat en France.

L’injustice dont il a été victimeà cause de sa «particularité génétique»  l’amène a créer en 1990 l’association «SOS Albinos». Son album « africa » sorti l’année suivante leur est d’ailleurs dédié.

Outre les albinos, l’homme blanc lutte pour la cause de ses jeunes frères artistes. Fort de son expérience internationale, il ouvre en décembre 1997 un studio pour permettre aux musiciens d’enregistrer sur place et de lutter ainsi contre la piraterie musicale, très répandue en Afrique.

En 2001, il ouvre à Bamako un club de 200 places et lui donne le nom de Moffou, un instrument de musique un peu oublié, une sorte de flûte dont il se servait quand il était enfant. “Moffou” est aussi le nom du nouvel album de Salif qui sort en mars 2002.

En 2004, il décide de rentrer définitivement vivre au Mali.Ces dernières, «l’homme blanc au cœur noir» n’a pas sorti d’album mais sa voix ne s’est pas estompée. Il fait de temps à autres des tournées et est invité dans les grandes manifestations culturelles.

Papa Wemba

Vivacité, humour, sape, talent, Papa Wemba a su transmette tout ce qu’il avait de chaud et de gai à ses mélomanes.Travailleur infatigable, il est un des piliers de la musique africaine tant pour la qualité de ses prestations que pour  sa notoriété.

C’est au sud du Congo  que naît Papa Wemba en 1949. De son vrai nom Shungu Wembadio Pene Kikumba, l’enfant est nommé Papa parce qu’il est le fils aîné de sa mère. Il est mordu très jeune par l’ambiance musicale. En 1977, il crée le groupe  Viva la Musica, composé  d’une quinzaine de musiciens.

C’est donc un tournant essentiel pour lui que de se lancer à l’assaut de l’Europe et du monde occidental. Papa Wemba finit par s’y installer en 1986 et s’impose très vite comme une star de la world music.

Fou de fringues, Papa Wemba est à la pointe de la mode et les grands couturiers européens et japonais n’ont pas de secret pour le chanteur. Les jeunes hommes s’empressent de suivre très précisément les codes particuliers de la sape, du choix de leurs chaussures à celui de la coupe de cheveux. Un concept dont Papa wemba est l’instigateur.

Ce mouvement prend toute son ampleur au Zaïre, mais surtout auprès de la diaspora zaïro-congolaise à l’étranger et en particulier en France. La SAPE est un phénomène d’abord vestimentaire fondé sur une élégance flamboyante et exagérée.

Dans les années 83, Papa Wemba multiplient les allers retors entre le Zaïre et la France et fait  les longues tournées africaines A ce moment-là de sa carrière, Papa Wemba a déjà enregistré une soixantaine de 45 tours et plusieurs albums.

En 1987, Papa Wemba devient comédien. Il tient le rôle principal dans le film franco-zaïrois “la Vie est belle”.

En octobre 97, l’artiste remonte sur scène à la Cigale à Paris au profit de la Croix-Rouge. Les bénéfices du spectacle doivent financer des projets sur le continent africain. Papa Wemba entreprend une grande tournée africaine à la fin de l’année 2002 qui s’achève au Gabon en janvier 2003.

Le 17 février 2010, Papa Wemba est interpellé à son domicile dans la banlieue parisienne par la police dans le cadre d’une enquête concernant son rôle présumé dans une affaire d’immigration clandestine entre son pays, la RDC, et la France et la Belgique.
Après trois mois et demi de détention, le chanteur est enfin libéré. Le Papa Wemba nouveau renoue avec ses fans le 25 octobre de la même année en se produisant sur la scène du Zénith à Paris avec l’orchestre Tendance avec un nouvel album « notre père ».

En juin 2014, sort le double album “Maître d’école” pour lequel le chanteur sexagénaire explique avoir voulu endosser le costume de défenseur de la rumba, tout en invitant des artistes de la nouvelle génération comme Barbara Kanam Nana Kouyaté ou encore JB Mpiana.

source : afriquinfos

Musique : LE RETOUR DE SAMBA DIALLO

Le musicien du Wassoulou, Samba Diallo, a présenté mercredi son nouvel album intitulé «  100%  Wassoulou ». C’était au cours d’une conférence de presse qu’il a animée à la Maison des jeunes. Cet album vient s’ajouter aux quatre autres signés par l’artiste. On se rappelle que Samba Diallo a accédé à la célébrité grâce à ses titres « Adja » et « Werè Werè ». L’artiste, un ancien boxeur reconverti, a sorti son premier album « Wassamba » en 1992. Un coup d’essai qui s’est révélé un véritable coup de maître.

Samba Diallo artiste chanteur musicien wassoulou kamalengoni
Dans l’opus qui sort officiellement le 24 avril prochain, à la faveur d’un concert prévu au Palais de la culture Amadou Hampaté Ba, Samba Diallo chante la richesse du Wassoulou. Il rend, à ce propos, hommage aux pionniers de la musique de cette contrée, notamment feue Coumba Sidibé, feu Toumani Koné, Oumou Sangaré, son frère Yoro Diallo et Nahawa Doumbia.
Ainsi 5 ans après son dernier album « Werè Werè », Samba Diallo offre aux mélomanes férus de musique du Wassoulou et à ses propres fans, un mélange de tradition, de sonorités typiques de sa contrée et d’instruments modernes.
Ce sera un « show » à ne surtout pas rater, prévient Samba Diallo en évoquant le concert de lancement. L’organisation prévoit une grande mobilisation sous la forme d’un large échange culturel. Sont appelés à se produire lors de ce spectacle inédit des artistes comme Haïra Arby, la crème du rap et, naturellement, beaucoup d’artistes du Wassoulou.
Après Bamako, Samba Diallo prévoit une grande tournée nationale qui le conduira de Kayes à Kidal. Ce qui, explique-t-il, sera sa participation au retour et à la consolidation de la paix dans notre pays.
Le musicien a aussi évoqué des choses moins agréables comme les difficultés rencontrées par les artistes dans notre pays, les obstacles qui les empêchent de produire et surtout de vivre de leur métier. Aujourd’hui, les artistes maliens sont confrontés à plusieurs incommodités. C’est pour cette raison, explique le conférencier du jour, qu’ils sombrent de plus en plus dans le désespoir.
Samba Diallo pointe du doigt les productions musicales qui ne rapportent plus rien maintenant, suite au développement des nouvelles technologies. Cette forme de piraterie, dit-il, fait souffrir la totalité des artistes contraints de se contenter exclusivement des concerts pour vivre de leur art et de leur créativité.
Samba Diallo a plaidé pour l’application stricte du décret portant sur les droits d’auteurs signé par le président de la République, mais en passe d’être annulé par la justice. Les artistes, sous la houlette de la FEDAMA, ont organisé un meeting le 20 mars dernier pour dire leur mécontentement et exprimer leur détermination à poursuivre la lutte, afin de rentrer dans leurs droits (voir l’Essor du 23 mars).
Actualité oblige, Samba Diallo en a appelé à tous les protagonistes de l’accord d’Alger de le signer et de l’appliquer afin que notre pays puisse se consacrer au seul combat qui vaut d’être mené, celui du développement.

M. A. TRAORE

Culture : la musique du Wassoulou : Le nouvel album de Samba Diallo attendu pour bientôt

Le roi du kamalen n’goni a animé une conférence de presse le mercredi 1er avril 2015 à la Maison des jeunes. Il était accompagné par son manager Dramane Sangaré, et Alou Mamane Touré, producteur de l’artiste et communicateur de l’agence de communication Star monde.

En conviant la presse, Samba Diallo voulait informer l’opinion nationale et internationale plus précisément les fans de la musique du Wassoulou qu’il mettra sur le marché un nouvel album le 24 avril 2015 dont le titre est « 100 % Wassolon ».

Une manière pour l’artiste de renouer avec les nostalgiques de cette musique. Il a parlé de la dédicace du nouvel album qui se fera le vendredi 24 avril 2015 au Palais de la culture. Il a expliqué la longue période qu’il a observée sans produire d’album par la piraterie et beaucoup d’autres difficultés du monde du show bus.

Cet album 100 % Wassolon constituera le 5e opus de l’artiste-chanteur, après avoir chanté « Badenya I et II », « Adja », « N’dia », « Wèrèwèrè ». Samba Diallo en a profité pour parler des dures conditions actuelles des artistes sans oublier le dernier soubresaut qui oppose les artistes et les opérateurs de téléphones mobiles Orange et Malitel sur la violation des droits des premiers.

Selon Samba Diallo jusqu’à une époque récente les artistes se battaient pour avoir leur paix quotidien, mais aujourd’hui pour produire un album sur le marché, c’est la croix et la bannière. La technologie a fait des artistes des simples spectateurs de leurs œuvres et l’Etat peine à trouver une solution idoine. Il ajoutera que si rien n’est fait les artistes ne pourront plus vivre de leurs œuvres.

Quant à son producteur Alou Mamane Touré, il a affirmé que c’est un manque de volonté politique, car la piraterie a toujours existé même dans les pays développés, il faut des mesures dissuasions et c’est une volonté politique qui doit s’afficher.

Les questions des journalistes ont tourné autour des difficultés lors de la réalisation et le coût du nouvel album. Répondant aux journalistes, il a affirmé que la réalisation du nouvel opus lui a couté environ 600 000 F CFA.

Samba Diallo est né vers 1964 à Wassada dans le cercle de Yanfolila, il était boxeur et c’est suite à un accident de travail qui lui a couté un bras qu’il s’est reconverti dans la musique. Après un duo avec son frère Yoro Diallo en 2004, Samba Diallo se présente aujourd’hui une star de la musique du Wassoulou.

Zoumana Coulibaly

source : L’Indicateur du Renouveau

Rokia Traoré, star de la musique malienne : Africaine influente et engagée au service de l’humanité

En février dernier, nos confrères de Jeune Afrique ont classé notre sœur Rokia Traoré parmi «Les 50 Africaines les plus influentes au monde». Un immense honneur qui n’est pas usurpé car toute la carrière cette jeune dame n’est qu’engagement en faveur de bonnes causes comme l’émancipation des femmes, l’éducation des enfants, la paix et l’unité nationale, l’intégration africaine.

Chanteuse malienne auréolée de nombreux prix, militante permanente et probablement l’une des artistes africaines les plus médiatiques dans le monde ! C’est ainsi que Jeune Afrique l’hebdomadaire panafricain a élu Rokia Traoré parmi les «Les 50 Africaines les plus influentes au monde» en 2014.  Une juste reconnaissance de l’engagement d’une artiste qu’on a vue récemment aux côtés du chanteur irlandais Bono lors d’un gala de soutien pour l’Africa Center de New York lancé par Hadeel Ibrahim. Mieux, avec son dernier album, «Beautiful Africa» (2013), Rokia Traoré consolide son attachement à ses racines, à l’Afrique et au pays qu’elle aime tant. Le titre «Beautiful Africa» de cet opus est aussi le vœu d’une nouvelle gouvernance sur le continent. Ainsi, quelques mois avant la révolution burkinabè, Rokia ne cachait pas son espoir qu’une «partie de la société civile prenne les choses en main» en Afrique. C’est dire que le départ du président du Faso, Blaise Compaoré «sous la pression d’un peuple en manque d’alternance», ne peut que la conforter. Cette reconnaissance est un tournant dans le combat d’une star qui, à 40 ans, ne cesse de s’engager davantage en faveur de bonnes causes comme l’émancipation des femmes, l’éducation des enfants, la paix et l’unité nationale, l’intégration africaine. Ce n’est pas fortuit si elle est sollicitée par des organisations internationales qui ont besoin de son image pour soutenir leurs campagnes de plaidoyer et de lobbying.

Star et Ambassadrice

À cause de son engagement pour les femmes et les enfants, disons de la cause humaine, Rokia Traoré est maintenant «Ambassadrice» du Haut Commissariat des Nations unies chargé des Réfugiés (UNHCR). C’est ainsi qu’elle a effectué une visite émouvante et mémorable aux réfugiés maliens du Camp de Goudoubo, au Burkina Faso. Le camp accueille quelque 10 000 réfugiés maliens qui ont fui le pays au début de la rébellion en janvier 2012. «Ce qui rend cette situation particulière, c’est que le Mali est ma maison et j’ai également ressenti les effets de cette crise qui m’a forcée à changer aussi ma vie», a déclaré Rokia Traoré à son arrivée, accueillie par Marie-Louise Kabré, responsable du bureau HCR de Dori. «Je veux entendre ce que les gens ont à dire et en apprendre davantage sur ce qui leur est arrivé et essayer de montrer que nous sommes tous un. Je veux essayer d’apporter leurs voix aux décideurs qui peuvent changer leur vie», avait ajouté la jeune star. Elle a rappelé que, en Afrique, «nous avons une tradition que lorsque quelqu’un de votre famille est malade ou a besoin de vous, vous lui rendez visite. Je suis venue ici rendre visite à mon peuple, des Maliens comme moi, et d’essayer de les soutenir dans cette épreuve douloureuse».

Très émue, Rokia avait ensuite déclaré, «j’ai pris le temps de réfléchir. Je suis venue pour entendre et comprendre les histoires des réfugiés. Je suis venue demander la paix. Je suis venue demander aux gouvernements, organismes d’aide et aux bonnes volontés de ne pas oublier les réfugiés maliens. Il y a encore 167 000 d’entre eux entre le Burkina Faso, la Mauritanie et le Niger. Je suis venue voir si je peux aider à soutenir les réfugiés».

Une carrière en pleine ascension

Un cri de compassion suivi d’un véritable coup de gueule. «Dans un monde où nous dépensons de vastes sommes d’argent pour les produits cosmétiques, les jouets, l’électronique, alors que, ici, les gens n’ont rien. Je trouve difficile à croire que le reste de l’humanité ait vu leur situation et qu’on permette à cette situation de continuer». Aussi, être engagée aux côtés de l’Agence des Nations unies pour les réfugiés, est-il tout simplement «la bonne chose à faire» pour attirer l’attention sur le calvaire de ces réfugiés. «Braquer les projecteurs et mobiliser l’aide de quelle que manière que je peux est une réaction naturelle que tout humain doit avoir pour l’autre», assure Rokia. Malgré cette omniprésence sur le terrain humanitaire, Rokia Traoré continue aussi de sillonner le monde pour donner une autre image du Mali et de l’Afrique à travers son immense talent artistique. Un domaine où les reconnaissances ne manquent pas non plus pour la Rossignole du Bélédougou.

En effet, en novembre dernier, Rokia Traoré a reçu le «Grand prix SACEM 2014» en France pour son 5e album intitulé «Beautiful Africa». La cérémonie de remise de cette distinction a eu lieu le 24 novembre à l’Olympia, à Paris (France). Une nouvelle récompense qui couronnait la maturité d’une artiste engagée. Décernée par la société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique (SACEM), ce «Grand prix» est l’une des plus prestigieuses distinctions du showbiz international. Elle couronne le succès planétaire d’une œuvre, «Beautiful Africa» ! Un titre qui traduit aussi l’engagement panafricaniste de la star du Bélédougou. Réalisé par l’Anglais John Parish, Beautiful Africa a été bien accueilli par les critiques qui le considèrent comme «le cinquième jalon discographique d’une trajectoire unique en son genre et tracée sous le double signe de l’exigence et du plaisir». Il est vrai que Rokia y réaffirme son inébranlable volonté d’échapper aux carcans des genres. Et cela avec «toute la spontanéité qui fonde son inspiration».

La perpétuelle quête de liberté et d’indépendance

«De ce disque épuré de tout superflu jaillit cette évidence : la musique est bel et bien pour Rokia Traoré ce bain naturel dont nulle force contraire ne saurait l’extraire ni la priver», admirait un critique français à la sortie de l’album le 1er avril 2013. Il ajoute, «cette certitude chèrement acquise, cette enfant de la noblesse bambara l’exprime avec une joie toute féroce dans le texte de Sikey, où elle semble rugir sa passion éperdue pour son art». Tout son parcours musical semble faire donc écho à cette expérience, qui lui a permis d’éprouver à la fois «la solidité des racines et la beauté du mouvement, la valeur inaltérable de l’inné et la richesse toujours recomposée de l’acquis». Il faut aussi dire que toute la carrière de l’artiste a jusque-là été une quête perpétuelle de liberté, d’indépendance dans sa création artistique afin d’échapper aux préjugés. «Dès mon premier disque, j’ai compris que dans le milieu de la musique il y avait des cases et qu’il fallait y entrer. Depuis, je lutte contre ça, parce que c’est une vision des choses qui, tout simplement, ne m’arrange pas», nous disait-elle lors de nos nombreux entretiens. Elle avait poursuivi, «si je devais m’y plier, j’aurais intérêt à arrêter immédiatement la musique. Je ne sais pas la jouer comme ça. Cela ne fait tout simplement pas partie de ma formation».

Rokia Traoré est par ailleurs très investie dans la Fondation Passerelle, qu’elle a créée en 2009 et dont le but est de «soutenir le processus d’organisation et de développement de l’économie de la musique et des arts de la scène au Mali». Avec autant de cordes à son arc, Rokia Traoré est sans doute la meilleure référence pour la jeune malienne et africaine en quête de repères pour assumer sa partition dans le développement équitable du Mali et de l’Afrique !

Moussa BOLLY

Source: Le Reporter

Annulation du nouveau décret des droits d’auteurs par la cour suprême : Le patronat dans le viseur des artistes maliens

Après l’annulation du nouveau décret des droits d’auteurs par la Cour suprême, la Fédération des artistes du Mali (Fédama) a organisé un grand meeting le samedi 21 mars 2015 à la Pyramide du Souvenir pour dénoncer cette décision et indexer la partialité du patronat malien.

Ce meeting qui a enregistré la présence de l’honorable Oumar Mariko et des centaines d’artistes, était présidé par Kary Bogoba Coulibaly, président de la Fédama. L’objectif était d’informer les artistes de l’évolution de la situation, le contenu du  nouveau décret et les dispositions prises par la Fédama pour défendre les droits des artistes. L’occasion était également bonne pour les artistes du Mali de dénoncer publiquement la partialité du patronat du Mali.

Dans son exposé, Baye Boubacar Diarra, producteur, réalisateur et membre fondateur de la Fédama, dira que ce décret signé par le président Ibrahim Boubacar Kéita, le Premier ministre, et huit autres ministres du gouvernement octroyait aux artistes un nouveau statut depuis les lois 1982 et 1983. Aux dires de Diarra, ce nouveau décret prend en compte les nouvelles technologies dont les précédentes lois n’en parlaient pas. Selon lui, ce décret donne l’opportunité aux artistes d’avoir leurs droits sur les nouvelles technologies. C’est-à-dire de prélever une somme au compte de chaque client d’Orange ou Malitel, soit 500 Fcfa par client et par an pour aider les artistes. Les ordinateurs portables et les clés USB seront également taxés par ce décret au profit des artistes qui ont longtemps souffert de la venue des nouvelles technologies.

Pour Baye Boubacar Diarra, l’annulation de cette décision par la Cour suprême est un acte de non droit qui ne prend pas en compte l’intérêt des centaines d’artistes longtemps exploités par les nouvelles technologies. Selon lui, les artistes ne baisseront plus les bras, au contraire, ils défendront leurs droits à tout prix. Il a aussi noté que la Fédama a déjà fait appel de la décision de la Cour suprême avant de dénoncer le parti pris du patronat malien. Pour Baye, la position du patronat est inqualifiable et injustifiable après tant de rencontres entre les artistes et cette structure.

Au cours de ce meeting, les artistes ont unanimement dénoncé le rôle joué par le Patronat et un grand avocat de la place pour l’annulation de la nouvelle décision auprès de la Cour suprême, pour violation de la Constitution du Mali. Pour les artistes, la guerre est désormais ouverte et dans les jours à venir des actions de protestations comme des marches, des meetings seront menés.

Dans son intervention, le président de la Fédama, Kary Bogoba Coulibaly, a invité les artistes à l’union sacrée pour relever ce défi. Un défi qui permettra aux chanteurs, danseurs, écrivains, choristes, musiciens, comédiens, réalisateurs, producteurs… de vivre enfin de leur art. Il a également invité les autorités maliennes à achever le chantier commencé pour le bien-être des artistes afin que ceux-ci vivent de leur art.

Mais les artistes ne sont pas seuls dans leur lutte, ils ont bénéficié du soutien de l’honorable Oumar Mariko, député à l’Assemblée nationale et le comité exécutif de l’Union nationale des travailleurs du Mali (Untm).

Yacouba Doumbia

Source: Le Débat

Nahawa Doumbia : L’inusable voix d’or de la musique malienne

Nahawa Doumbia est née à Mafélé, un petit village situé à la frontière de la Côte d’Ivoire et elle a grandi à Bougouni, capitale du « Bani-monotiè », au sud de Bamako. Sa mère, décédée quelques jours après sa naissance, lui avait prédit une destinée hors du commun. Elle deviendrait chanteuse, bien qu’elle n’appartienne pas à la famille des griots, mais à celle des forgerons. Dans les années 70, quand elle a commencé à se produire en public, c’était encore tout à fait « révolutionnaire ».

Nahawa Doumbia artiste musicienne chanteuse traditionaliste malienne

« Dans ma famille, personne ne chante, précise-t-elle, et l’on n’aimait pas qu’on chante. C’est pourquoi j’ai eu tant de peine à venir à la musique. J’ai été découverte par les agents du Ministère de la Culture en chantant en groupe avec mes amies et c’est comme cela que j’ai participé – contre l’avis de mon père – à la « Biennale de la Jeunesse », qui permettait le brassage entre les jeunes de toutes les régions du Mali. J’ai gagné avec une de mes chansons lors de la Biennale de 1980 que j’ai par la suite présentée aux « Découvertes RFI » dont j’ai été aussi lauréate. »

Depuis, Nahawa est devenue une idole au Mali, gardant tout le charme de sa voix enfantine pour être une des références vocales d’Afrique de l’Ouest. Ouverte aux rencontres et aux nouvelles expériences musicales, elle a collaboré avec de nombreux musiciens occidentaux. « D’ethnie bambara, élevée par des grands-parents musulmans, Nahawa Doumbia est une tombeuse de tabous, elle a la contravention dans le sang », comme le dit Véronique Mortaigne (Le Monde du 14 octobre 1997). C’est aussi « une effrontée qui, quand elle suit les évolutions du balafon et des chœurs, montre une vie intérieure intense qui met les nerfs de ses compatriotes à vif ».

Aujourd’hui, Nahawa Doumbia assume son rôle de leader musical et son nouveau groupe lui permet de résumer toutes ses expériences et d’aller de l’avant. Avec les Madioko (Dany’o à la basse, Isaac aux percussions samplées), deux guitaristes, un joueur de kamele n’goni, un autre de djembé et sa fille Ramata Doussou, Nahawa a rajeuni l’équipe et retrouvé la furie et l’enthousiasme de ses vingt ans. Un album est en préparation ainsi qu’une tournée mondiale : tout est en place pour en faire la grande dame de l’Afrique.

source : Potentiel

Plateau des artistes de la Radio Nasiaroulé : Ramata Koné de Paris est l’invitée de cette semaine

L’émission plateau des artistes de la radio Nasiraoulé, suit son petit bout de chemin. Pour cette semaine, l’honneur revenait à la belle Ramata Koné, une jeune artiste talentueuse résidant à Paris. L’enregistrement s’est déroulé, le mardi 17 mars dernier, dans les locaux de la fréquence 105.2MH z. c’était en présence de plusieurs fans de l’artiste.

D’emblée la belle chanteuse a remercié tous ses fans qui ont effectué le déplacement pour la soutenir.

La  jeune artiste chanteuse est d’origine malienne, mais, elle est née en Côte d’Ivoire. Baignant dans la musique à bas âge, sa passion pour la  mélodie ne sera pas du goût de ses parents. Mais la jeune artiste ne va suivre que le cours de son destin. En effet, la belle chanteuse sera invitée dans les cérémonies de mariages, de baptêmes et dans les concerts.

Ainsi, le sort va la mener en France où elle va faire un premier single intitulé  »WAWA » dans lequel elle dénonce les calomnies dont elle a été la victime au début de sa carrière musicale. Le single connaitra un succès far. Ensuite suivra  »Maraka » où elle chante pour ses fans sonnike de paris qui ont beaucoup fait pour elle. Pour finir, il y aura  »Sandji » où elle rend un vibrant hommage  à sa maman et qui fera d’elle une artiste confirmée dans le milieu musicale. Plus tard, elle fera des tournées en Espagne, en Angleterre, et en Italie. S’en suivra plusieurs autres concerts. Aujourd’hui, la star a, à son actif huit singles dont quatre en clips.

Au cours de l’émission radiophonique, les fans de la star ont saisi l’occasion pour la  poser plusieurs  questions relatives à sa vie et sa carrière musicale.

Kadiatou MAIGA et Flassoun Traoré

Source: Bamako Hebdo

L’homme aux six noms : Spectacle musical proposé par BlonBa avec Lassine Coulibaly «King»

Les rappeurs Tidiane Traoré « Master T », aujourd’hui décédé, et Lassine Coulibaly « Lassy King Massassy » ont initié ensemble le mouvement hip hop malien. Aujourd’hui, alors que cet art s’est profondément inscrit dans la réalité culturelle du Mali, Lassine Coulibaly revient sur son existence dans un spectacle musical qui mélange souvenirs autobiographiques et chansons

Élevé en Côte d’Ivoire où sa mère, malienne, a émigré, Lassine connait d’abord les privations et les humiliations qui sont le lot des enfants pauvres. Révolté par la xénophobie qui commence à se répandre à Abidjan, il décide de partir s’installer dans le pays de ses pères. Là, il découvre le rap, un son qui porte la rage et les espoirs de la jeunesse. Il y puise la force de se construire et une façon d’exprimer ses interrogations.

 

Plateau des artistes de la Radio Nasiraoulé : Aliya Coulibaly à la rencontre

L’émission « plateau des artistes de la radio Nasiraoulé » animée par la sublime Mawa Kouyaté dite Nandy et la coqueluche des femmes, Konimba Diarra dit prince, se poursuit. Pour cette semaine, l’honneur revenait au jeune artiste talentueux Aliya Coulibaly un jeune bien introduit dans le milieu musical. L’enregistrement s’est déroulé le mardi 3 mars 2015 dans les locaux de la 105.2MZH (radio Nasiraoulé). C’était en présence du président du club des amis de Baba Nadjo et de plusieurs fans de l’invité.

D’entrée de jeu, le jeune artiste talentueux a remercié ses fans qui ont effectué le déplacement.

Issue d’une famille sarakolé, Aliya Coulibaly est né d’une mère guinéenne et d’un père malien qui résident en France. Né en France, il ne découvre le Mali qu’à l’âge de cinq ans. C’est un jeune très passionné de la musique depuis sa tendre enfance.

Sa vocation pour la musique n’a jamais été du goût de ses parents qui vont tout entreprendre pour l’en empêcher. Au fil des ans, il ne cédera pas et finira par entreprendre une carrière musicale. C’est en 2006 qu’il va mettre sur le marché son premier album qui fera de lui une star incontournable dans le milieu musical. Ce sera le début des grandes tournées à l’extérieur surtout dans les pays Européen et Africains. Aujourd’hui Aliya Coulibaly à quatre albums sur le marché discographique.

Au cours de l’émission, les fans de la star ont saisi l’occasion pour lui poser plusieurs questions relatives à la vie et à sa carrière musicale.

Rappelons que l’émission « plateau des artistes de la radio Nasiraoulé  » a pour objectif de donner l’opportunité aux fans d’approcher les artistes et d’échanger avec eux. L’émission a été réalisée en partenariat avec l’Institut français et le journal people Bamako Hebdo.

              Kadiatou MAIGA et Flassoun TRAORE

 

Source: Bamako Hebdo

Tiken Jah Fakoly : “Dieu aide ceux qui mettent la main à la pâte!”

Son nouvel album « Dernier appel » exhorte ses frères africains à se prendre en main. Un message de non résignation que ce grand ambassadeur du reggae viendra délivrer au public de l’Ancienne Belgique le 25 avril prochain. Ambiance assurée !

Mohamed Ashken KABA, le métronome du Bembeya Jazz, n’est plus

Mohamed Achken KABA est né le 1er novembre 1936 à Mamou de feu Moussa Kaba et de feue Fatoumata Diawara. Il est inscrit à l’école primaire de Mamou dès l’âge de sept ans. Il obtient son certificat d’études primaires en 1950. De cette année à 1954, il va fréquenter le collège de Mamou. Puis, il est admis au concours d’entrée de l’école nationale d’instituteurs de Dabadou, qu’il achèvera en 1957, après trois ans de bonnes études. L’envie d’être agent de santé le prend et il se présente la même année au concours de l’école nationale de la santé à Conakry. Il y fera deux ans fermes. Parallèlement, il effectue son stage chez Docteur Ignace Deen. Alors qu’il suivait ce stage, il profita de ses rapports pour tisser une relation en France, pour lui fournir des cours de gestion par correspondance de 1958 à 1959.

Mohamed Ashken KABA chanteur artsite musicien Bembeya Jazz Orchestre guineen

Du point de vue de la formation musicale, il reconnaît avoir été impressionné par le banjo, cet instrument sur lequel, il appliquera ses cours de solfège. Mais c’est avec l’inoubliable Harlem Jazz groupe de Kélètigui Traoré, qu’il sera initié à la musique d’orchestre, sous la gestion alors de feu Jacques Joung. Malheureusement, en 1958, ce groupe éclatera pour former le premier orchestre national, créé sous le label de ‘’Syli Orchestre national de Guinée’’.

Brillant, il n’a pas échappé au choix du jeune commandant Emile Condé qui le voulait pour Beyla, lui proposant au passage de suivre ses cours de gestion par correspondance. Il pourra ainsi passer un concours au mois de mars 1960 au compte du ministère des finances pour devenir un gestionnaire attitré.

Le 5 décembre 1960, il sera muté à en qualité de directeur adjoint du comptoir (magasin) régional. Emancipé qu’il était, Ashken devint membre fondateur en 1960 de Bembeya Jazz et dès 1961, apprend à Sékou Legrow Camara les premiers rudiments de la trompette.

Depuis, il est resté le trompettiste de la célèbre formation BEMBEYA. Ses multiples expériences lui ont valu le titre de directeur technique de la formation. En 1986, il devint chef d’orchestre de Bembeya  Jazz National.Il en était véritablement le métronome.

MOHAMED ASHKEN KABA est mort ce jour, 27 février 2015 à Conakry. Paix à son âme.

Justin MOREL Junior et Souleymane KEITA

Source: guineeconakry.info (27 février 2015)

 

Cinq questions à Amy Koïta : « La nouvelle génération doit retourner à la source pour mieux s’inspirer »

Rencontrée à Ségou dans le cadre de la 11ème édition du festival sur le Niger, la griotte, chanteuse, Ami Koïta très connue à travers ses musiques attrayant en milieu Manding, nous a accordé une interview au cours de laquelle, elle nous fait partager ses visions sur la musique malienne d’aujourd’hui et d’une solution sur la résolution de la crise au nord du pays.

Mamadou Dembélé dit Dabara : » Je n’ai pas de fétiche, je ne sais que chanter

Ce sont les propos tenus par Mamadou Dembélé dit Badara apportant ainsi un démenti à ceux qui l’accusent de détenir de fétiches des mains d’Abdoulaye Diabaté. Selon lui, ce dernier n’est que son père spirituel et une personne de bonne volonté qui lui a donné un coup de pouce dans sa carrière.

Décès de DOUK SAGA : voici ce que le Molare vient de dévoiler à la femme du défunt sur sa mort

Huit ans après, l’on se demande ce qui a bien pu causer la mort de Doukouré Amidou Stéphane dit « Douk Saga », le créateur de la sagacité ou du couper-décaler. Est-il mort du Sida comme le soutient Le Molare ou d’un envoûtement comme l’affirme la mère du fils du

 
Stéphane Hamidou Doukouré douk saga chanteur musicien ivoirien mort

défunt dans une vidéo ?

Awa, se nomme-t-elle, qui indique être la femme de Douk Saga et la mère de son fils contredit Le Molare qui raconterait sur des antennes de

télé et radio que l’artiste serait mort du Sida. Appelant à la sensibilisation sur la maladie.

Mais ces révélations de l’ancien compagnon de Douk Saga, selon elle, sont à prendre avec beaucoup de prudence. Awa dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux apporte les preuves que son défunt chéri n’est pas mort du Sida, mais plutôt d’un mal pernicieux dont le seul coupable serait Le Molare.

Après avoir vu cette vidéo, Le Molare a de nouveau réagi sur sa page facebook en ces termes :

” AWA je te répondrai de manière claire et concise. Mais je tiens à rappeler ceci …tu n’es pas la femme officielle de Stéphane … aussi longtemps que je me rappelle il ne t’a jamais vraiment cotoyée vous n´étiez pas ensemble du tout. Nous avons même appris ton existence quand un 31 décembre en compagnie de nos autres amis nous avions décidé de nous dire des secrets…pour ainsi dire tu étais un SECRET tu n´a participé a aucune course tout le long de la maladie de Stéphane tu étais pour ainsi dire invisible. Tu étais même en relation amoureuse avec quelqu´un que je connais très bien tu n´a connu la famille qu’aux funerailles ça m´étonne de te voir faire des soient disant vidéos avec des soient disant tests, personne n´a dit que tu avais le SIDA ou que tu étais malade soit tu es entourée de personnes malveillantes soit comme nous le savons tous (vu comment tu t’exprimes depuis qu’on se connait ) tu as eu une interprétation limitée de mes propos … Je ne sais pas la communication que tu cherches mais la prochaine fois je ne prendrai pas autant de tacts, je dirai les choses comme elles étaient et on saura tout sur ta supercherie … Je ne rentre pas dans les détails …parce que j´ai quand même encore du respect pour toi en tant que femme et mère … Et pour les autres personnes qui s´agitent et qui trouvent ça illogique. Je suis désolé. Pour moi, le Sida n’est rien d´autre qu’une maladie … et non une maladie de la honte … aucune intention perverse de ma part sinon j’aurai pas attendu 8 ans n´en déplaisent aux uns et aux autres avec leurs théories fantasques. Je tiens à rappeler que ma promo se fait dans les médias rien que par le travail autant dans mes activités musicales que non musicale …cela fait 8 ans que je fais perdurer la mémoire de l´homme et à ce que je sache tout les hommages que j’ai organisés ont été faits à fonds propre avec mon seul investissement financier et là on ne voyait personne (ou bien c´était pour ma promo aussi )…je n´ai reçu aucune vidéo même d´encouragement ….j’assume parfaitement mes propos et je suis dans le VRAI… et surtout je ne vois pas ce que ça change à ce que DOUK SAGA a pu apporter à la musique, à la jeunesse … Son oeuvre EST et RESTERA. .. “.

 

Développement du Rap au Mali : Le Cercle Culturel Germano-Malien joue sa partition

En vue de lancer les jeunes rappeurs et danseurs méconnus sur la scène musicale malienne, le Cercle Culturel Germano-Malien (CCGM) en partenariat avec le Goethe Institut, a initié un concert à l’intention de plusieurs d’entre eux. C’était le vendredi 20 février dernier sur l’esplanade du siège du CCGM, sise à Magnambougou Faso Kanu, en Commune VI du district de Bamako.

mali rappeur hip hop chanteur musiciens

C’est aux environs de 21 heures que le concert a débuté en présence du directeur du Cercle Culturel Germano-Malien (CCGM), Dr Camara Bakary et plusieurs de ses collaborateurs allemands, notamment ceux du Goethe Institut. En entrée en matière le public a eu droit à la prestation de l’une des étoiles montantes du rap malien, ‘’Mathia Flo’’. Suivra ensuite la prestation de ‘’Lildélégué Flo’’ qui jouera deux morceaux. Dans l’un de ses titres le jeune rappeur incite les jeunes au travail.

Le groupe ‘’Super –Ok’’, composé de cinq jeunes dont une fille a aussi rehaussé l’éclat du spectacle avec des prestations époustouflantes, pendant une bonne vingtaine de minutes. Puis arriva, le grand moment. La nouvelle étoile montante du Rap malien,  « MALADO DEM DEMZY » (l’enfant de Malado), de son nom d’artiste, et Demba Niang, à l’état civil, celui là même que beaucoup de spectateurs attendaient fait son entrée à 22 heures. Sur le podium il dédie son premier titre à sa maman. Un titre qui a impressionné plus d’un.  Mais aussi, DEMY a chanté à l’honneur des femmes d’Afrique et d’autres morceaux prodiguant des conseils aux jeunes.

Aux dires du directeur  Dr Bakary Camara,  le CCGM est une association apolitique, créée depuis Avril 2005. Et selon lui, le but principal de cette association est de contribuer au renforcement de la traditionnelle amitié qui existe entre l’Allemagne et le Mali, à travers des échanges culturels, artistique et académique.

« Le CCGM désire partager les moments de soucis, d’angoisse et de joie des jeunes, en outre il souhaite aussi  aider les jeunes dans la recherche de solution aux problèmes qui les rongent », a-t-il souligné.  Selon lui, le choix porté sur le Rap,  n’est pas gratuit. Car dit-il, le Rap qui par définition est un genre musical et une forme d’expression vocale, est devenu un excellent moyen pédagogique pour l’éducation et surtout très déterminant pour la sensibilisation des jeunes.

« Le Rappeur, à travers un langage plein de symboles, possède la capacité  de diffusion des message d’information, de moralisation et de sensibilisation, sur l’injustice sociale, sur les méfaits du tabac et surtout sur les méfaits de la drogue et de l’alcool sur les jeunes etc » dit-il. Avant d’ajouter que l’objectif principal de cette  soirée est d’offrir  une opportunité  à la jeunesse de s’exprimer pour attirer l’attention et de sensibiliser davantage à travers des messages sur les problèmes sociaux qui minent notre société.

Selon lui, la musique Rap  est indispensable pour la sensibilisation des jeunes,  car dit-il, c’est la musique la plus écouter par les jeunes. A tire d’exemple Dr Bakary Camara,  a cité le cas du rappeur DEMZY qui dans ses chansons a parlé de sa maman, la reconnaissance, le respect et  tout l’amour que les enfants doivent à leur maman. D’où l’occasion pour lui d’affirmer qu’il est satisfait de la prestation des jeunes.  Quant au rappeur DEMZY, il a pour sa part remercié le Cercle Culturel Germano-Malien pour leur accompagnement.

 

Fily Sissoko         

Source: Tjikan

Mali : Rokia Traoré, chanteuse militante

Les femmes puissantes sont de plus en plus nombreuses sur le continent. Voici notre sélection, forcément subjective des 50 Africaines les plus influentes au monde.

rokia traore militante chanteuse ariste mlienne

On ne présente plus la chanteuse malienne, auréolée de nombreux prix, militante permanente et probablement l’une des artistes africaines les plus médiatiques dans le monde – dernièrement, on l’a vue aux côtés du chanteur irlandais Bono lors d’un gala de soutien pour l’Africa Center de New York lancé par Hadeel Ibrahim.

Avec son dernier album, Beautiful Africa (2013), Rokia Traoré, 40 ans, consolide son attachement à ses racines, au continent et au pays qu’elle aime tant. La lauréate du grand prix 2014 de la Sacem dans la catégorie “musiques du monde” ne désespérait pas, quelques mois avant la révolution burkinabè, “qu’une partie de la société civile prenne les choses en main” en Afrique. Le départ de Blaise Compaoré sous la pression d’un peuple en manque d’alternance ne peut que la conforter.
Rokia Traoré est par ailleurs très investie dans la Fondation Passerelle, qu’elle a créée en 2009 et dont le but est de “soutenir le processus d’organisation et de développement de l’économie de la musique et des arts de la scène au Mali”.

 

Source : jeuneafrique.com

Penzy et son groupe DUB Africa : Le début d’une belle histoire de musique

Loin des folles histoires de Bamako, le jeune artiste-chanteur, Tahirou Hanguiné dit Penzy continue de faire évoluer son art. En effet, après une prestation de rêve lors du dernier festival sur le Niger à Ségou, Penzy se concentre aujourd’hui et se donne à fond pour donner vie à son projet et à son groupe musical Dub Africa.

Tahirou Hanguiné penzy rappeur chanteur musicien artiste compositeur

«Je suis un artiste, pas un rappeur seulement parce que, je fais un peu tout. Je fais du rap, je chante, je peux faire du Slam. Donc, je me considère comme un artiste complet si je peux me permettre bien sûr. Et pour le moment j’ai trois Albums sur le marché. Mon premier album a été enregistré en 2005, le deuxième Album en 2007, et le troisième album en 2010. Cependant, et je suis actuellement en studio pour un nouvel album.

Pour le moment, je ne pourrai pas me prononcer là-dessus, j’aime bien partager avec les gens. Comme vous l’avez remarqué dans les autres albums passés. Pour le moment je travaille seul, mais peut être que j’aurais besoin de grands artistes comme Salif Kéita. Donc si j’ai besoin de quelqu’un pour mon album je n’hésiterai jamais à aller à sa rencontre», a dit Penzy avant d’ajouter ceci : Je fusionne mon rap avec la musique mandingue dans le but de créer de belles mélodies et c’est une fierté pour moi. Je pense qu’on doit abandonner l’idée de faire le rap américain et autres.

«Nous devons concocter un nouveau genre musical de chez nous que les maliens comprennent et que le monde entier peut consommer. C’est pourquoi j’ai créé un nouveau groupe de 10 personnes composé de  Mauro Demony (DJ) ; Mohamed Sayba Diabaté (Kora ) ; Meme Coulibaly (Guitare Solo ) ; Djelimady Diabaté (Tamani ) ; Ibrahim Traoré (Guitare basse ) ; Baba Mariko (Backer) ; Ami Danté (Choriste) et je compte rajouter quelqu’un qui jouera au clavier. Et ce groupe a pu démontrer sa force de frappe lors de ma prestation sur la scène du festival sur le Niger.

Des milliers de personnes ont pu être témoins du live de plus de plus de 30 minutes que nous avons réalisés. C’est une des raisons de plus pour d’associer d’autres instruments à ma musique dans l’objectif de montrer une autre couleur du rap malien et je pense que mes petits frères me suivront sur cette lancée», a-t-il précisé.

Pour sa vie privée, il faut retenir que Penzy est un cœur à prendre qu’il faudrait partager avec sa fille chérie qu’il aime tant.

 

Abass BA

Source: L’Express de Bamako

La chanteuse malienne Fantani Touré décédée ce matin à Paris

Fantani est originaire de Bamako. Formée à l’école des griottes de l’Empire de la Sagesse Divine, Fantani découvre la musique et la danse au travers des activités artistiques et culturelles de son quartier. À l’âge de dix ans elle reçoit le titre de « meilleure soliste et danseuse » lors des Biennales Artistiques et Culturelles du Mali. Elle conserve ce titre de 1978 à 1986. Lors du Marché des Arts du Spectacle Africain en 1995, Fantani chante en solo accompagnée par Toumani Diabate virtuose de la kora, et est enfin révélée au grand public.

fantani toure danseuse chanteuse malienne musicienne
En 1997, elle participe au MASA avec son propre groupe et sort son premier album « N’tin Naari » qui est élu Meilleur album et Meilleure vente. Fantani est élue Meilleure artiste au Mali. Elle participe au Festival d’Angoulême, au Festival des Francophonies de Limoges et au Festival de l’Hippodrome de Douai, et fait la première partie de Salif Keita à la Cité de la Musique.

Elle chante au Festival Paroles d’Hiver en Bretagne en 1998.

En 1999, elle revient au Festival International des Francophonies de Limoges et participe au Festival Le Mali en Scène à Paris. Elle chante dans Fura , opéra mandingue, aux Pays-Bas.

2000, voit la sortie de son deuxième album « Bosola » qu’elle chante au Théâtre 71 à Malakoff et au Théâtre du Kremlin-Bicêtre. Elle participe au cabaret Maliba à New York et tourne durant deux mois au Mali.

En 2001, elle prépare le spectacle d’ouverture de la Coupe d’Afrique des Nations.

Son troisième album « Benkan » sort en 2002 et fait l’objet d’une grande tournée au mali. Elle est élue Meilleure artiste au Mali. Cette année est aussi celle de sa participation au Festival Banlieue et Rythme de Guedyewye au Sénégal.
En 2003, elle participe au Festival Désert et au Festival Yelen au Mali.

Fantani a composé la musique du film SIA et du feuilleton Les aventures de Séko. Elle a joué dans deux films, SIA et La Génèse de Cheick Omar Sissoko.

Et on vient d’apprendre la disparition de Fantani Touré, chanteuse et compositrice malienne de talent à Paris

Decès survenu ce mercredi 03 décembre 2014 à Paris.

Paix à son âme.

Source: autre presse

Le chanteur Amadou Bagayoko crée une «zawiya»

Le célèbre chanteur malien Amadou Bagayoko a procédé vendredi 7 novembre à l’ouverture officielle de son centre de lecture coranique dénommé «Zawiya» sis à Garantiguibougou en Commune V.

Selon le promoteur, la création de cet espace religieux est surtout  motivée par son amour pour Dieu et son admiration pour Cheickna Hamalla, le premier chérif de Nioro du Sahel et Cheick Tidiane, fondateur de la communauté soufie de la «Tidianiya». Il dit avoir collaboré avec Ismaïla Dramé, prêcheur de renom, qui était lui aussi un adepte de la «Tidianiya». «Cette zawiya n’aura pas le moindre impact sur ma vie musicale. Depuis 1979, je suis chanteur et je pratique mon islam comme il le faut. J’ai eu le titre de Mokadème et de Cheicko, en tant que chanteur», a-t-il indiqué.

Selon l’artiste,  la musique, l’art et la religion s’accommodent. Il a rappelé que l’an dernier, lors de la célébration du Maouloud, il a reçu plus de 2000 musulmans venus de toutes les régions du Mali et de la sous-région pour commémorer cet événement majeur de l’islam.

Contrairement à certaines allégations, Amadou Bagayoko explique que la religion musulmane est une religion de paix, avant de regretter que de nos jours certains l’utilisent pour leurs sales besognes. «L’islam prône le vivre ensemble, la solidarité et surtout le respect des autres religions», dira-t-il. Ce qui explique le fait qu’il a toujours chanté avec son épouse, Mariam Doumbia, pour la paix, la justice, la liberté à travers le monde.

Parlant de l’actualité, et se prononçant sur le départ de Blaise Compaoré du Burkina Faso, Amadou a déploré «le comportement de certains chefs d’Etat qui veulent s’éterniser au pouvoir». Il dira que dans un régime démocratique, «il faudra qu’il y ait de l’alternance se référant au cas malien où les présidents se sont succédé sans le moindre problème».

Il faut noter que cette «zawiya» peut contenir une centaine de personnes et se trouve au premier étage de la Maison de Amadou Bagayoko, à Garantiguibougou, en Commune V.

 

  1. Diakité

Source: Le Débat

-Bureau malien du droit d’auteur : IBK signe un décret porte-malheur

Il n’est un secret pour personne que notre pays dispose d’une culture immense, l’une des plus riches en Afrique subsaharienne, mais faute d’accompagnement digne de ce nom, rares sont les artistes maliens qui vivent de leur art. Pourtant il est de la responsable de cette structure (BUMDA) de trouver une solution à ce problème à travers l’accompagnement, la protection des artistes et leurs œuvres. Pas seulement les artistes mais l’ensemble des créateurs, hormis les créations industrielles.

Malgré ces nombreux défis à relever, le directeur général n’a trouvé autre lobby que de rendre ce travail encore complexe, voire impossible pour le bureau malien du droit d’auteur de tenir ses engagements.

En effet, de son arrivée à nos le nouveau directeur, un magistrat de surcroit, trainera tous les partenaires sérieux des artistes devant les tribunaux en les exigeant de payer des sommes inimaginables au BUMDA. Cette action unilatérale du DG baissera d’un coup les recettes du BUMDA et enfoncera davantage les artistes maliens dans le gouffre.

De quoi il s’agit ?

Pour mieux comprendre cette affaire qui défraie la chronique aujourd’hui dans les milieux artistique de la capitale, nous avons rencontrés certains acteurs clés du secteur et surtout décortiqués le fameux décret à la base de la turbulence du DG. Et selon une source bien introduite, ce décret aurait été apporté à main propre au président de la république IBK pour qu’il signe par une artiste proche de la famille présidentielle.

Que contient le décret ?

Prenons quelques articles du décret qui prouve a suffisance qu’il n’a pas sa place au Mali

Dans son article 30 le décret prend la décision de soumettre les véhicules à la redevance forfaitaire pour exécution des œuvres littéraires et artistiques, il s’agit des véhicules publicitaires sonorisés et les véhicules de transport routier en commun (SOTRAMA et TAXIS et autres CAR et CAMION)

Dans son article 31, la tarification des véhicules publicitaires sonorisés est de 2.500 FCFA par véhicule par mois, et l’article 32 concerne le véhicule de transport routier en commun (sotrama, taxis, et autres) pour ceux-ci la tarification est fixée en fonction du nombre de place administrativement autorisée et du type d’appareil utilisé pour la diffusion des œuvres, la tarification est fixée comme suit : de 21 à 35 places : 1.000 FCFA et plus de 35 places 1.500 FCFA par mois.

Dans son paragraphe 5 : cette partie du décret concerne l’utilisation des musiques et vidéos dans les téléphones

Article 38 : ici on parle de la redevance forfaitaire pour l’exploitation des œuvres artistiques et littéraires aux entreprises de téléphonies et aux sites de téléchargement et cybercafés

Article 39 : la redevance applicable aux entreprises de téléphonies  est fixé par an, et tenez vous bien, chaque abonné doit coûter 500 FCFA par an pour Orange et Malitel, imaginez 10 millions d’abonnés.

Pour les cybercafés dans le même article est fixé à 3.000 FCFA par an.

Le paragraphe 6 concerne les télés et les radios

L’article 41 parle des droits d’auteur pour l’exploitation des œuvres  littéraires et artistiques par les organismes de radiodiffusion de télévision et les fournisseurs d’images ou relais de chaines de télévision, la redevance que ces entreprises doivent au BUMDA est fixée comme suit:

Les télés qui couvrent l’internationales (Africable TV5) doivent payer 20.000.000 FCFA au BUMDA par an, la couverture locale (TM2) 5.000.000 FCFA par an. En ce qui concerne les radios

La radio diffusion nationale (ORTM) doit payer 10.000.000 FCFA

Les autres radios émettant à Bamako, pour les radios commerciales 25.000 FCFA  par mois, les radios associatives 20.000F CFA par mois

Celles qui émettent dans les régions

Les radios Commerciales : 15.000 FCFA par mois et les associatives 10.000 FCFA

Dans les zones rurales : les radios commerciales 10.000 FCFA et les associatives 5.000 FCFA

Le paragraphe 7 concerne les activités temporaires, il s’agit entre autre des rues marchandes, dont le prix est fixé à 300.000 FCFA payer en avance, les foires 100.000F CFA, les cirques 250.000 FCFA, les kermesses et autres Balani et mariage 10.000 FCFA

Et pour couronner le tout le chapitre II parle des procédures de sanctions.

Dans son article 43 en chapitre II, le décret dit que le retard de paiement des redevances dues en vertu du décret entraine sans préjudice des sanctions dommages et intérêts paiement d’une pénalité

Le taux de pénalité est proportionnel au montant de la redevance en souffrance de paiement

Le taux est de 5% lorsque le retard ne dépasse pas un mois, 10% lorsqu’il dépasse un mois, 20% si c’est six mois et 50% pour un an. Et le directeur Guindo, collé à ses textes, s’en est pris à un pauvre animateur de Balani show. Après la signature de ce décret à polémique, le Patronat a attaqué le bureau malien du droit d’auteur devant la justice, parce qu’il abuse des entreprises maliennes. Les textes copier-coller de la France peuvent-ils aider dans le contexte malien ? Dans un pays ou l’Etat même n’a aucune statistique exacte des véhicules de transports communs.

Pour connaître la version du BUMDA, nous avons tenté en vain de rencontrer le DG. Impossible donc de le rencontrer après plusieurs tentatives, nous avons pu rencontrer le secrétaire général, M. Madou Koné au siège de la structure à Faladié sur l’avenue OUA villa B5 porte 4.980, après le refus du conseiller juridique aussi à répondre à nos questions.

Dans notre entretient M. Koné nous fait savoir : «Au contraire c’est nous qui avons été attaqués devant les juridictions par certaines structures notamment le patronat. Lorsque le département de la culture a voulu envoyer le projet de décret sur la table du Conseil des Ministres, le BUMDA a organisé en amont une rencontre avec le patronat qui incluait  toutes les structures concernées par le travail du BUMDA. Lors de la rencontre aucune d’entre elles qui se plaignent aujourd’hui n’a dit mot,mais c’est lorsque le projet a été adopté qu’elles sortent du bois pour dire que le décret n’a pas répondu à leurs aspirations, je pense que c’est trop tard maintenant», a-t-il précisé, dans ses explications le secrétaire général nous révéla cette phrase qui nous ait rester dans la tête.

«En son temps, les artistes maliens étaient une centaine, mais aujourd’hui il faut voir, il y a plus de trois mille artistes enregistrés au niveau du BUMDA. Nous ne pouvons plus les payer, imaginez 20 millions de franc partagés entre trois mille ou quatre mille artistes combien chacun va avoir. En plus du nombre élevé des artistes, l’état aussi n’accorde plus de subvention à la structure».

Et il pense qu’avec ces mesures le BUMDA pourra sortir un peu la tête de l’eau. Contrairement aux allégations du secrétaire général du BUMDA, personne au Patronat n’a dit avoir vu ou entendu parler de ce dossier. Une chose est sûre et certaine, beaucoup d’opérateurs culturels sont convoqués à la justice par le BUMDA et son DG et ils ne sont pas prêts de s’exécuter, car pour eux, l’argent exigé est exorbitant pour leur maigre revenu. Et ils se sont d’ailleurs réunis le Dimanche dernier au palais de la culture pour dire un NON collectif à ce décret dont IBK seul connaît les teneurs.

Nous y reviendrons !

Kondo et Issa KABA

Source: L’Express de Bamako

Master Soumi en tournée aux USA : L’ingénieur de son de Wyclif Jean veut travailler avec lui

Le jeune rappeur Master Soumi vient de participer à New York aux USA au festival Mali Music. Ils étaient quatre artistes maliens à prendre part à cette activité. Il s’agit de Babani Koné dite Sirani ; d’Ami Sacko, la femme du grand Bassékou Kouyaté ; d’Ami Wassidié et de Master Soumi. Ce festival est organisé par Madoussou production.master soumi sofas artiste musicien rappeur

Avant leur retour à Bamako, nous avons échangé avec Master Soumi sur sa participation au festival et les autres activités qu’il a eu à mener aux USA. Selon Master Soumi, ce festival Mali Music a été «une belle promotion pour la culture malienne au pays de Barack Obama».

Comme le disent les usagers de facebook, c’est sur inbox que nous avons échangé : «Salut mon frère, comment vas-tu? J’espère que tu vas bien.  Ok, je suis présentement aux États-Unis pour une tournée d’un mois,  mais je retourne au pays le 25, Inch Allah, ok… ». C’est ainsi que nous avons commencé notre échange inbox.

En fait, depuis le 26 septembre 2014, Master Soumi est en tournée aux USA. Il a été invité par Madoussou Production et l’Association des Maliens de New York dans le cadre du festival Mali Music. Ce festival s’est limité à un seul concert, un concert géant avec la participation de Babani Koné dite Sirani, d’Amy Sacko, d’Amy Wassidiè et de Master Soumi.

Ce concert géant a été une occasion pour les quatre artistes de jouer  ensemble. Cela, en plus des prestations individuelles. Les Maliens de la diaspora se sont régalés et ont même fredonné des chansons avec les artistes maliens. «Mais, après le festival, suite à la demande de la diaspora, je me suis rendu à Atlanta, à Philadelphie, à New Jersey et à Baltimore. Je suis le seul ayant continué dans les autres États, après le festival. La chanson que nous avons chantée ensemble s’appelle Ameriki sigui, qui a été réalisée par ABOVE GROUND STUDIO», nous confie Soumi.

Mieux, Master Soumi a fait des spectacles, en plus, à Baltimore. Il a enregistré un son et réalisé un clip. Lui et son manager ont eu la chance de rencontrer l’ingénieur de son de Wyclif, Jean, l’une des icônes du hip-hop et  grand  producteur basé à New Jersey. «Il a apprécié mes œuvres et compte travailler avec moi dans les prochains jours», dévoile-t-il.

En plus de tout cela, Master Soumi et son manager ont rencontré beaucoup de jeunes artistes américains en herbe avec lesquels ils ont désormais des projets de collaboration musicale. Ils ont aussi entrepris des initiatives avec eux pouvant leur permettre de faire évoluer davantage le hip-hop malien.

Master Soumi pense que ce voyage a eu beaucoup d’impacts sur sa carrière professionnelle et pour le Hip-hop malien. Il n’a cessé de remercier notre aîné et confrère Salif Sanogo et Madoussou Traoré. Lesquels ont permis à lui et à son manager, Dony Brasco, d’être aux États Unis. Si tout va bien, Master Soumi sera de retour le 25 octobre 2014 à Bamako, après cette tournée qui lui a surtout permis de lancer le hip-hop malien sur le plan international.

 

Kassim TRAORE 

Source: Le Reporter

Nouvel album de Mylmo: Les problèmes de la société mise à nu

Depuis quelques semaine,s les mélomanes et les fans du rap malien savourent le nouvel album du rappeur Mamadou Soumbounou alias Mylmo, le natif de Nioro du Sahel. Comme le précédent, dans son nouvel album Mylmo nous parle des problèmes de la société et propose des solutions.

Le titre du nouveau né de Mylmo s’appelle « le retour de Bandiougou ». Cet album est une continuité du premier. Il parle de l’Africain, de la vie quotidienne et des problèmes d’actualité auxquels le Mali et les Maliens sont confrontés. Il parle également de nos rues et de la famille, ainsi que de tout ce qui se passe autour de nous. Il est composé de 15 titres et chacun de ses titres parle de notre société.

Dans l’album, il y a un titre qui parle du destin et retrace l’histoire de quelqu’un qui a souffert et qui a dû se battre pour avoir le bonheur. Il parle du destin et conseille les enfants.  Dans ce morceau, Mylmo nous retrace le parcours du lion qui est synonyme de force, de domination, tout en conseillant aux enfants d’être comme des lions car il cherche sa nourriture et forge son chemin.

Selon Mylmo, le titre qu’il a aimé le plus dans son nouvel album est celui dans lequel il parle de son enfant. « J’aime beaucoup ce morceau, car je l’ai chanté bien avant que je ne me marie et Dieu faisant bien les choses, je me suis marié et j’ai eu ce garçon dont je parle dans le titre », a-t-il dit. Il y a aussi le retour de Bandjougou où il expose la difficulté des réalités de l’Europe.

Le clash est bien mais… 

Aux dires de N-Sahel comme le surnomme ses fans, le clash n’est pas négatif en soi  car il  provoque de la concurrence et du don de soi. « Grace au clash, notre rap a atteint son apogée. Les rappeurs doivent essayer de bannir les injures qui ne nous rendent pas fiers », a-t-il dit. Pour lui, les clasheurs doivent râper en africain et non en américain ou en européen.

« Je pense que les clasheurs peuvent râper en africain et non en américain et cela en conformité avec nos costumes et nos mœurs. Notre rap doit refléter nos valeurs sociétales, tout comme aux Etats-Unis où leurs style est inspiré de leurs coutumes et de leurs sociétés. Pour nous, c’est paradoxal quand un rappeur dit qu’il a des diamants au cou et de l’or, etc. Car on a d’autres problèmes plus importants qui doivent nous inspirer qui ont un sens pour le citoyen lambda », a-t-il précisé.

Il ajoutera qu’aujourd’hui les rappeurs devront tout faire pour faire jaillir de la lumière à travers leur message. Pour lui, c’est fini le moment où les rappeurs étaient associés à des bandits, aux violeurs et aux voleurs. « Nous devons dire haut ce que les autres disent bas.

C’est la lutte et la révolution. En venant dans le domaine, j’ai essayé de donner un autre nom à ce que je fais. Pour moi, je fais du ram, c’est-à-dire le rap moraliste. Car je mène une lutte, celle de la justice, de l’équité, du bonheur pour tout le monde et pour la société », révèle M. Soumbounou.

Notons que Mylmo est aujourd’hui chef de famille et père d’un garçon. Il s’est marié il y a plus d’un an et depuis mène une vie de couple dont il est fier. Il a déjà effectué des concerts, notamment avec la dédicace de l’album qui a eu lieu au cinéma Babemba, sous la présidence du Premier ministre Moussa Mara.

Ye

Source: Le Katois

Jeune rappeur Issiaka Ba dit Amkoullel, l’enfant peulh : «L’Ecole pour tous et la Justice pour tous permettront de construire un Mali solide et équitable»

Issiaka Ba est né à Bamako. Son père est de Bandiagara par son papa et de Douentza par sa maman. Sa mère est une Sénoufo-Malinké de Karamokobougou, à 12km de Sikasso. Amkoullel a étudié le droit en France de 1998 à 2006, et fait partie du groupe de Cheick Tidiane Seck de 2004 à 2006. Il a choisi d’être Amkoullel l’enfant peulh sur scène.

Réinstallé à Bamako, Amkoullel a poursuivi sa carrière. En 2011, il a  participé au Festival au Désert, à Essakane, pendant que se tournait un documentaire sur l’importance sociale de la musique. Après plusieurs tournées en pays anglophones et francophones, il a voulu faire découvrir la nouvelle tendance musicale malienne au-delà du continent. C’est pour cela que, depuis juillet 2013, il est temporairement installé aux USA. Outre ses concerts,  il nous parle de son engagement social à travers la musique, l’art et la culture au Youth Leadership Retreat, dans le Vermont. Très prochainement, Amkoullel présentera «The Last Song before the War», le documentaire sur le Festival au Désert, à New York, au Lincoln Center Global Fest. Il est aussi avec plusieurs l’un des fondateurs du Mouvement Hip-up malien. C’est avec ce jeune rappeur pétri de talent de comédien, parce qu’il a fait sa première comédie musicale au Blonba avec Ramsès et King Massassy, que nous nous sommes entretenus.

Comment expliquez-vous qu’en 2012 le Mali se soit écroulé en quelques semaines ?

Amkoullel : En fait, c’est une longue histoire. Au Mali, pendant la colonisation et depuis les indépendances, nous évoluons dans un cadre que nous ne maîtrisons pas, qui ne ressemble pas à notre héritage traditionnel. À l’école, les nouveaux codes auraient dû être enseignés et le lien avec notre culture aurait dû être tissé. Les aînés n’ont pas su accompagner les jeunes. Après la dictature, lorsque la démocratie a été proposée aux Maliens, les populations n’ont pas eu conscience que la corruption et l’enrichissement illicite des hautes sphères étaient associés à cette démocratie. Ce que les gens constataient, c’est que leur vie devenait progressivement plus difficile. Les institutions se fragilisaient en même temps que l’incompétence des dirigeants augmentait. Tout se désagrégeait. Certes, cette dégradation était aussi provoquée par les exigences imposées à l’Etat par le Fmi, mais nos dirigeants auraient pu décider de se battre. Ils ne l’ont pas fait. Ils ont choisi de baisser les bras, en s’arrangeant pour tirer profit de cette situation.

Au Mali, le défaut majeur est la politique de la main tendue. Dans tous les domaines. Même à l’échelle artistique, beaucoup attendent les subventions pour se produire. Ce qui asservit leur création aux objectifs des bailleurs de fonds qui, souvent, se préoccupent plus de politique au sens large, que de culture. Aujourd’hui, rien n’a changé. 75% de la population sont des analphabètes, la télévision ne diffuse pas de programmes éducatifs ; l’école malienne est dans un état catastrophique ; les écoles privées prolifèrent. Seule une petite élite comprend les tenants et les aboutissants des décisions, parfois occultes, prises par certains dirigeants irresponsables. L’impunité dont ils ont toujours joui et l’injustice sociale ont fait le lit de ce qui est arrivé en 2012. Le terreau de cette crise est la médiocrité. Quand la corruption et le mensonge sont considérés comme les outils pour trouver des solutions, il faut s’attendre à le payer un jour. C’est ce prix que nous payons aujourd’hui. Quand on ne choisit pas ceux qui ont les compétences requises pour assumer leurs fonctions pleinement, l’Etat est affaibli. Un Etat n’a pas le droit d’être faible, car il met toute la population en danger, alors qu’il a la responsabilité de la protéger, comme des parents protègent leurs enfants.

Les autorités maliennes ont failli dans cette mission là. En 2003, dans mon album, «Pots-de-vin», je disais qu’on ne peut pas reprocher à un père qui travaille honnêtement de céder à la corruption quotidienne lorsque l’Etat ne lui permet pas de nourrir, de scolariser et de soigner ses enfants. Huit mois avant le coup d’Etat, je lançais un «SOS».  L’explosion allait arriver, c’était évident. Je posais juste la question quand et qui allait la provoquer ? Je condamne toujours le coup d’Etat militaire de mars 2012, mais finalement, les gens n’y ont pas perdu grand-chose socio-économiquement. Cela faisait longtemps que l’Etat ne les nourrissait plus et ne les protégeait pas.

Peut-on dire que l’occupation des régions nord du Mali a changé le Mali ?

 Oui, complètement, et j’espère en bien. Les gens ont dû comprendre que la négligence se paye toujours. Malheureusement, ce sont les gens au Nord qui ont payé le plus cher tribut. Les responsables, incompétents et médiocres, se trouvaient à Bamako. Ils n’ont pas été touchés dans leur chair.  Tout le monde savait que, dans le septentrion, depuis plus de quinze ans, des prêcheurs, venus d’ailleurs, endoctrinaient les plus jeunes. L’Etat aurait dû agir.

Les gens vivant au Nord se sentent-ils représentés par les groupes qui viennent de siéger à Alger ?

Au Mali, nos familles sont quasiment toutes multiculturelles. J’affirme que le Mnla n’a aucune légitimité, il ne représente personne. Si ce groupuscule avait des demandes à faire, pourquoi n’a-t-il pas utilisé les voies démocratiques ? Tous les Maliens, du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest, ont toujours élu des représentants dans les institutions régionales et nationales. Ce mouvement s’appuie sur des visées géopolitiques et géostratégiques étrangères. Ces gens prétendent s’occuper du bien-être des populations, alors qu’ils n’ont pas hésité à les sacrifier en s’associant aux narcotrafiquants qui les ont martyrisés.  Ces indépendantistes ne pensent qu’à positionner leur propre agenda sur l’échiquier international.  Ce qui est le plus stupéfiant, c’est que les Etats occidentaux déclarent qu’ils ne négocient jamais avec les terroristes, et pourtant, le Mali est contraint à le faire avec ces gens qui ne sont rien d’autres que des terroristes assassins. Quelles que soient les pressions subies, nos dirigeants auraient dû refuser de négocier avec eux. Concernant l’accord de coopération militaire, avant de prendre quelle que décision que ce soit, nos dirigeants auraient dû en publier le contenu pour que le peuple malien en prenne connaissance et se sente associé à cette décision. Ils ne l’ont pas fait. Ils ne le font jamais.  Ils courbent l’échine devant la loi du plus fort.

Comment tout ceci peut-il changer ?

Nos dirigeants doivent nous regarder dans les yeux et arrêter de nous mentir. C’est à nous, peuple malien, qu’ils ont des comptes à rendre en priorité, à personne d’autre.  Les Maliennes et les Maliens ont besoin de la vérité. Ils doivent être informés. Nos dirigeants ne sont là où ils sont que grâce à nous. En tant que président, il vaut mieux choisir d’être l’esclave de ton peuple qui t’a élu démocratiquement, que d’être celui d’un maître étranger qui te dicte le comportement que tu dois avoir pour bien servir ses intérêts. De tout temps, nos dirigeants ont su que c’était le pays qui allait rembourser leurs propres servilités. Comment peuvent-ils, encore aujourd’hui, engager le peuple malien sans lui dire la vérité ? C’est à nous, Maliennes et Maliens, qui souffrons des conséquences de leur comportement, de faire en sorte qu’eux, nos dirigeants, subissent les mêmes choses que nous, le peuple, afin qu’ils ressentent l’envie et le besoin de mettre un terme aux souffrances du Mali. Le changement émergera de la volonté populaire à exiger démocratiquement que les promesses de campagne électorale soient tenues. Le président IBK a promis des choses, il a donc la responsabilité de mettre tout en œuvre pour atteindre les objectifs qui ont convaincu l’immense majorité des votants. Certes, rien n’a encore changé, mais le Mali était dans un tel gouffre que j’estime qu’il faut lui accorder plus de temps pour redresser le Mali. Le peuple, qui ne croyait déjà plus à la classe politique, a été déçu à plusieurs reprises depuis le début de ces crises. C’est d’ailleurs pour cette raison que les leaders religieux ont de plus en plus de pouvoir. La nature a horreur du vide. Donc, c’est à nous, Maliennes et Maliens, sans nous laisser distraire, sans reporter les responsabilités sur qui que ce soit d’autre, de contraindre nos élus, nos représentants, nos leaders de faire leur travail. Entre deux élections, un peuple déterminé et uni reste très puissant. Nous, artistes, avons notre rôle à jouer pour accompagner nos frères et sœurs dans leur mission citoyenne.  Depuis mes débuts, je parle de l’importance de l’Ecole et de la Justice. Ce sont les deux fondations indispensables qui permettront de construire enfin un Mali solide et équitable. Je le répète, l’Ecole pour tous, la Justice pour tous.

Réalisée par Françoise WASSERVOGEL

SourceLe Reporter

Entretien Avec Boncana Maïga, Le Maestro De La Musique Malienne : » Je Me Battrai Pour Que Vive À Jamais Le Groupe Africando… »

Homme de culture attitré, artiste musicien, arrangeur, promoteur culturel, promoteur de spectacle, le Maestro Boncana Maïga n’est plus à présenter dans le monde de la culture malienne, voire africaine et mêmemondiale. Il est le concepteur, réalisateur et présentateur de Star parade, seule émission musicale typiquement africaine sur TV5 Monde, c’est également lui le concepteur du label Tounkagouna, une émission de téléréalité qui donne la chance aux jeunes artistes et musiciens maliens de se faire une place au soleil dans leur milieu. En cette période bénie du mois de ramadan, nous l’avons rencontré, afin de nous enquérir de l’état des lieux du monde culturel malien et, bien évidemment, parler de ses projets avec le groupe Africando.boncana maiga maestro africando

L’Indépendant Week-end : En tant qu’homme de culture, comment vivez-vous cette période morte ?

Cette période pour moi est au 2ème degré, parce que la vraie période morte était celle de l’après coup d’Etat. Pour celui qui a vécu dans ce pays six mois après ces événements, je crois que le mois béni de ramadan peut être considéré comme une période de repos. C’est vrai que c’est une période morte, il n’y a ni note de musique, ni note de guitare, pas de spectacle, bref les activités tant musicales qu’artistiques sont arrêtées. Mais on tient, on se confie à Dieu et il faut aussi consacrer un temps à cela.

L’émission musicale Star parade qui passe sur TV5 Monde tous les dimanches à partir de 9heures, est enregistrée dans votre studio, Maestro Sound. Comment faites-vous pour être aussi professionnel ?

Je retiens une chose, quand je revenais en Afrique, le directeur du programme Afrique de TV5 monde m’a dit, » fais en sorte que les Toubabs ne disent pas que ce n’est pas professionnel parce que c’est tourné en Afrique, et on peut laisser passer « . Moi, je dis « c’est fait en Afrique et c’est aussi valable que les émissions tournées en Europe. Ou c’est la qualité professionnelle ou pas. Pour y arriver, j’ai dû investir pour que le studio soit professionnel et le résultat est là. Vous avez raison, peu sont ceux qui savent que Star Parade est tournée au Mali, à Bamako, dans le studio Maestro Sound. Je profite donc pour lancer un appel à nos dirigeants, leur dire qu’en Afrique il y a des professionnels qui peuvent faire du bon travail avec les moyens du bord. Je remercie également TV5, car lorsque je rentrais, les responsables de cette chaine ont promis de m’accompagner et c’est ce qui se passe. C’est une marque de confiance. Il faut aussi rappeler que ça fait de la main-d’œuvre aussi au Mali, car j’emploie une dizaine de jeunes.

Pour l’émission de ce dimanche, la Salsa sera à l’honneur. Que promettez-vous aux téléspectateurs?

Une émission spéciale Salsa, contenant tous les ingrédients, pour leur faire revivre le bon vieux temps. C’est la période des vacances et cette émission coïncide également avec la fin du mois de ramadan. Du coup, un programme très alléchant sera proposé aux téléspectateurs de TV5 monde dès ce dimanche à 9heures, la rediffusion sera faite le lundi à 20 heures, mardi à 7h 30, mercredi 15heures et jeudi à 4heures du matin. Vous convenez avec moi que les amoureux de la salsa sont tous simplement bien servis.

Quels sont les artistes invités?

Les téléspectateurs suivront une émission vraiment spéciale, avec un des membres du groupe Africando. Les mélomanes découvriront également le titre » Madame K » de l’artiste Kamaldine, il y’a les artistes: Idrissa Diop, Afia Mala, le groupe Africando, pour ne citer que ceux-là.

Effectivement, les amoureux de la salsa sont très bien servis, avec aussi le grand retour du groupe mythique Africando, après sept ans d’absence. Vous êtes l’arrangeur de ce nouvel album. Que peut-on retenir de ce grand retour ?

» Viva Africando » est le titre phare de cet album, qui a été enregistré depuis mars. Le disque est sorti aux Etats-Unis et en Europe, mais la grande sortie officielle est prévue pour ce dimanche 27 juillet à Paris. Après 7 ans d’absence, Africando est de retour, pour une fois de plus, réunir l’Afrique et sa diaspora autour d’un bijou de sons afro-cubains. L’album a été enregistré entre Dakar, Bamako, Paris avec des musiciens américains que nous avons fait déplacer à Paris.

Combien de titres compte cet album et qu’est-ce qui fait sa particularité ?

Cet album compte 13 titres. Et la particularité est que Viva Africando parvient à réunir l’Afrique, sa diaspora et une partie de l’Amérique. Il est chanté en wolof, lingali et espagnol. Il rend également hommage à l’immense guitariste Carlos Santana avec le morceau « Noche con Santana « . Et à Gnonnas Pedro dans l’émouvant « Es para ti Gnonnas « .

Quel est l’état du groupe aujourd’hui après la disparition des deux ténors, Gnonnas Pédro et Ibrahima Sylla ? Est-ce que la relève est assurée ?

Effectivement, la disparition de Sylla et Pedro nous a laissé sans mot, néanmoins le producteur Sylla, a été visionnaire et avant son décès il a proposé le titre » Viva Africando » et nous avons maintenu ce titre pour sa mémoire. En ce qui concerne la disparition de Gnonnas Pedro, pour combler le vide, nous avons fait appel à un autre artiste béninois. Sinon le groupe reste intact avec tous les ténors.

Parlant de la relève, bien sur qu’elle est assurée, par Lokombe Nkalulu des Grands maquisards (RDC), René Cabral – Cabo verde (Cap-Vert), James Gadiaga du Royal Band de Thiès (Sénégal), Ray de la Paz et le Spanish Harlem Orchestra sous la direction d’Oscar Hernandez (USA).

Quels sont vos projets ?

Je veux rendre hommage aux disparus de Africando et à l’un des bâtisseurs, Boncana Maiga, en les invitant au Mali pour un concert géant, ça sera pour la toute première fois. Mon souhait étant que Africando vive davantage, bien que le financier ait disparu, néanmoins le cuisinier qui est moi, reste et je me battrai pour que vive ce groupe qui est une fierté africaine.

Où peut-on se procurer des CD d’Africando au Mali ?

C’est une question qui me touche, car les pirates font que nous ne voulons même pas prendre le risque de l’amener en Afrique. Nous préférons vendre sur internet cet album. Tant que les autorités politiques ne nous facilitent pas la tâche, nous ne pourrons rien contre ce fléau qui mine notre société.

A ce sujet, je pense que les autorités ont déjà fait un grand pas vers la solution d’autant plus que le conseil des ministres a adopté le projet de décret portant modalités de la perception et de la répartition des redevances de droit d’auteur et des droits voisins ?

Je ne vous crois pas, tant qu’il n’y a pas une loi qui interdit purement et simplement la vente des disques, CD, DVD non autorisés, ça ne sera que du folklore.

Que devient Tounkagouna, qui s’était arrêtée après la crise socio politique ?

Nous comptons revenir en septembre, car il nous faut trouver des sponsors. Pour le moment, nous avons un sponsor officiel, qui est CFI qui achète ces émissions. C’est bien d’avoir des sponsors en France, mais c’est encore mieux d’en avoir au pays. Nous reviendrons avec une nouvelle formule, car maintenant nous sommes mieux équipés. Avec la lumière et la sonorisation, nous avons tout ce qu’il faut pour mettre une nouvelle touche à cette émission et nous reviendrons d’ici septembre si tout se passe bien.

Que deviennent les deux vainqueurs des deux premières éditions ?

Le premier vainqueur, nous avons produit son CD et nous lui avons cédé tous les droits. Je sais ce que la production m’a couté, mais je ne cherche pas à récupérer cet argent, j’en fais cadeau. Le second, nous ne sommes pas prêts, d’autant plus que la crise que nous avons vécue  s’y est mêlée.

Au-delà de tout ça, vous devez plutôt être fier, car les deux premiers vainqueurs forment un couple aujourd’hui.

Effectivement, les deux vainqueurs forment un couple et Dieu les a bénis d’ailleurs avec une petite fille. Je suis particulièrement heureux.

Vous le disiez tantôt que vous avez du matériel de sonorisation dernier cri et pourtant cela n’empêche pas certains promoteurs culturels maliens d’aller louer le matériel dans les pays voisins…

Pour le moment, ils ont les yeux fermés et peut-être un jour ils les ouvriront. Aujourd’hui, dans la sous-région, je compte parmi les meilleurs qui ont du matériel pouvant avec la lumière et la sono, contenir 70 000 personnes dans un stade et faire face à tous les festivals, tant au Mali, que dans la sous-région.

Un mot de la fin ?

Je suis en train de préparer de très grands évènements au Mali. Maintenant que nous avons plus de 80% du nécessaire pour organiser n’importe quel genre de spectacle, nous sommes convaincus que culturellement parlant, nous donnerons du plaisir aux Maliens.

Clarisse NJKAM

SourceL’Indépendant

Music-Politique : Un Single au vitriol contre le régime d’IBK

master soumi sofas artiste musicien rappeur

Le single intitulé «Faso-Kounkan» du jeune rappeur, Master Soumi, dépeint parfaitement la situation socio-politique qui prévaut au Mali.

Les vraies préoccupations des Maliens sont relayées par le jeune rappeur qui dénonce la gestion calamiteuse des affaires publiques. Autant que ce rappeur, la majorité des maliens se dise aujourd’hui déçue par la gestion d’IBK. Une gestion qui, en moins d’une année, a montré toutes ses limites.

En effet, depuis son accession au pouvoir, IBK multiplie les maladresses et pose des actes qui enfoncent le Mali dans l’incertitude. Aux dépenses inopportunes pour son confort personnel (l’achat d’un avion à 20 milliards CFA), s’y greffe son incapacité notoire à résoudre la question du nord, particulièrement Kidal. Et pourtant, «IBK a été élu uniquement pour régler la situation de Kidal…» rappel Master Soumi.

Pour le rappeur le « Mali est en train d’être géré par le mensonge, la corruption ». Le bonheur de la famille d’IBK et de son clan passe avant celui des Maliens. Bref, «l’Etat de droit a été réduit en Etat de famille » dénonce l’artiste. Pour preuve: le gouvernement est composé des membres de la famille présidentielle, des cousins, des cousines, des neveux et alliés. Un tel gouvernement, selon Master, ne peut pas… faire face aux problèmes des Maliens. «Ils ne feront que renforcer leur famille pour ne pas dire la famille présidentielle».

Au lieu des discours populistes, IBK devrait se ressaisir, regarder la réalité en face. C’est du moins une conviction forte de Master qui, dans son single, revient sur les propos du président : «On ne me trimbalera jamais ; les travailleurs seront corrects au service public ; les voitures de l’Etat ne serviront que l’Etat ». La réalité est que « les gens continuent de vendre des bissap dans les services, les fonds bleus de l’Etat circulent entre les boîtes de nuit et transportent des charbons entre Bamako et Kassela. Où est la vérité ?», s’interroge t-il.

Evoquant l’achat de Ladji Bourama air force one, le rappeur dit : « la présidente de la Malawi a vendu son avion pour acheter du riz ; nous, on convertit notre prix du riz pour acheter un avion… Où est la nécessité ?»,

En somme, dit-il, il y a trop de désaccord entre les faits et les actes posés au quotidien. «Le citoyen malien est très déçu », clame Master Soumi.

IBD

SourceL’Aube

International Jazz Day à Osaka : Oumou Sangaré honore l’Afrique

Tous les ans, la Journée du Jazz est célébrée dans une ville du monde. Cette année, c’est la ville d’Osaka (Japon) qui a été choisie. Notre compatriote Oumou Sangaré était l’unique Africaine chanteuse invitée à ce show. Le mercredi 30 avril 2014, All-Star Global concert a rassemblé des artistes de jazz de renommée à travers le monde, pour une performance couvrant différents styles, cultures et langues.oumou sangare artiste musicienne chanteuse

Dans l’esprit de la Journée internationale de Jazz, les organisateurs choisissent un lieu de signification historique riche. En cette année 2014, c’est le beau parc du château d’Osaka au Japon qui a été l’hôte de plus de 30 artistes de renommée mondiale et de milliers de spectateurs à l’occasion de la troisième édition annuelle de la Journée internationale de Jazz.

Ouvert en 1931, le parc propose des centaines de célèbres cerisiers du Japon et entoure le château d’Osaka, un exemple spectaculaire de la période Azuchi-Momoyama. Le château a été commandé par le général Toyotomi Hideyoshi en 1583. Il a servi comme un symbole de la puissance de Toyotomi qui a continué la campagne militaire pour unifier le Japon, se terminant après près de 200 ans de conflit militaire et de troubles socio-politiques. Endommagé, détruit et restauré à plusieurs reprises à travers les siècles, le château est venu à représenter l’élégance et l’esprit indomptable de la ville d’Osaka et du Japon.

Cette année, All-Star Global concert a mis en vedette des artistes de renommée internationale, notamment des pianistes : Toshiko Akiyoshi, Kris Bowers, John Beasley, Herbie Hancock et Makoto Ozone ; chanteurs Dee Dee Bridgewater, Jonathan Butler, Roberta Gambarini, Lalah Hathaway, Gregory Porter et Oumou Sangaré ; trompettistes Theo Croker, Roy Hargrove, Claudio Roditi et Terumasa Hino ; bassistes James Genus, Marcus Miller et Esperanza Spalding ; Terri Lyne Carrington batteurs, TSMonk, Shuichi Hidano et les Maîtres Taiko ; Pete Escovedo percussionnistes et Sheila E. ; saxophonistes Kenny Garrett, Courtney Pine, Troy Roberts, Wayne Shorter et Lew Tabackin ; tromboniste Steve Turre ; guitaristes Chris Thomas King, Earl Klugh, John Scofield et Joe Louis Walker. Chaque artiste a fait une prestation avec l’accompagnement de l’orchestre de Jazz Day.

La diva Oumou Sangaré a interprété son morceau intitulé «Yala». Très forte en live, elle a surchauffé les planches d’Osaka et pour la boucle, c’est elle qui a été choisie pour le dernier refrain de la chanson de clôture. Ainsi, pensant à ce que vit le Mali actuellement, elle a chanté la paix, l’entente et la stabilité entre les peuples du monde, à travers «an kan ben», dans une symphonie musicale réussie avec les grands artistes présents à cette grande soirée.

Habillée en blanc avec des colliers made in Mali et un mouchoir de tête, Oumou Sangaré a valablement représenté la culture malienne lors de ce grand rendez-vous. Après le Jazz Day, elle est revenue à Paris pour travailler en studio sur son prochain album avec Cheick Tidiane Seck et ses artistes. Avant de regagner Bamako. La diva de la musique malienne se trouve actuellement au Burkina Faso.

 

Kassim TRAORE 

Source: Le Reporter

Haira Arby : la voix du désert

Malgré son âge, Haira Arby garde toujours sa belle voix et continue de bercer les mélomanes. Ce, après plus de 40 ans de parcours musical. Coup de cœur pour une artiste qui chante la diversité culturelle.

Artiste au timbre vocal très suave, Haira Arby chante depuis plus de 40 ans dans plusieurs langues nationales : chose rare dans un pays où la diversité culturelle et linguistique est pourtant une réalité. Elle est le fruit des biennales artistique et culturelle du Mali, c’est-à-dire des bons vieux temps des orchestres régionaux.Khaira Arby touaregue chanteuse musicienne tamachek

Haira Arby prête sa voix et son talent à plusieurs titres tirés du riche répertoire culturel songhaï, arabe et autres. À l’image de la Cité des 333 saints, forte de son métissage, les chansons de la «reine du désert» sont représentatives de la diversité ethnique. Car chantées en langues songhaï, arabes, tamasheq et autres avec une aisance dans la reprise de l’interprétation.

Durant son parcours musical, Haira Arby a tout vu et tout chanté sans jamais oublier les valeurs positives culturelles de son terroir. Tout au long de sa riche carrière d’artiste musicienne, elle a chanté l’amour entre les peuples, le rôle de la jeunesse dans un pays, la paix, entre autres. C’est pourquoi, en 2010, l’artiste a été retenue pour une tournée américaine lors de laquelle elle a chanté dans plusieurs Etats où ses paroles et ses mélomanes ont séduit plus d’un au pays de l’oncle SAM.

La gloire, elle en a connue et c’est dans sa belle Cité tombouctienne qu’elle a été sollicitée pour accueillir nombre de grandes personnalités du monde qui ont foulé le sol du désert. Cependant, l’enfant d’Abaraz, un quartier habité par la communauté arabe-berbère, n’a pas connu que des succès. Il y a eu des zones d’ombre dans sa vie, notamment lorsque des escrocs se sont servi de ses papiers d’artiste pour faire entrer des clandestins en France. Sans oublier l’un de ses albums qui a été illégalement dupliqué par le producteur Maicano.

Très affectée par l’occupation armée qu’a connue le nord, Haira Arby n’a pas eu le choix que de se réfugier à Bamako avec l’ensemble de ses musiciens. Et lorsque nous l’avons rencontrée pour la réalisation d’un documentaire sur le danger qui plane sur les expressions, l’artiste avait de l’amertume mais aussi de l’espoir quant à la résolution de la situation.

Aussi, à cause des divergences avec certains musiciens de l’ex-Diaba régional de Tombouctou, l’artiste a préféré voler de ses propres ailes. C’est le Gramy-Awards, feu Aly Farka Touré, qui s’est le plus investi pour lui offrir un orchestre afin qu’elle se maintienne sur l’échiquier musical.

À la fête de ses 40 ans de parcours musical célébré en 2011, ses fans lui ont rendu un hommage mérité. Lesquels avaient en grand nombre fait ce jour-là le déplacement pour le Palais de la culture. Et pour faire un clin d’œil à la voix du désert, TM2 (deuxième chaîne de la télévision nationale) a consacré un numéro d’une de ses émissions phares à la prestation de l’artiste au Festival au désert. Tout un symbole !

 

Paul MAHAMANE

Source: Le Reporter