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Biographie de Mamoudou Gassama

Mamoudou Gassama a quitté son pays en 2013. « Au Mali je n’avais pas de moyens, pas de personnes qui m’aident. Mon père n’était pas là », a raconté le jeune homme à Emmanuel Macron, en rappelant que « beaucoup de monde part pour aller chercher ailleurs ». Il emprunte alors, comme beaucoup, la route remontant vers l’Europe : Burkina Faso, Niger, puis la Libye où il a « beaucoup souffert », alors que, pendant plus d’un an, il survit en travaillant avec des amis. « On nous a attrapés, frappés, mais je ne me suis pas découragé », raconte-t-il.

Il finira par gagner l’Italie, en mars 2014, après avoir été intercepté une première fois en mer par la police. Mais « je ne connaissais personne en Italie », a-t-il affirmé à Emmanuel Macron, en expliquant avoir voulu rejoindre son frère, installé en France « depuis 20 ou 30 ans ». Depuis son arrivée en France, il travaillait « au noir dans le bâtiment », selon son frère, et logeait dans une chambre de 15 m2 du foyer Coalia de Montreuil, une structure de 430 lits destinée aux travailleurs migrants, sur un matelas posé entre deux lits superposés.

« On est fiers de lui »
N’ayant pas déposé de demande d’asile et ne faisant l’objet d’aucune obligation de quitter le territoire, il va désormais sortir de la clandestinité que connaissent les milliers de travailleurs sans-papiers en France.

Les services de l’immigration vont lui donner un rendez-vous dans la semaine et lui faire une proposition de régularisation, après quoi il pourra demander à être naturalisé, précise-t-on du côté de l’administration.Il devrait également, comme l’a proposé Emmanuel Macron, intégrer le service civique des sapeurs-pompiers, qui ont déjà lancé un message de bienvenue sur Twitter : « M. Mamoudou Gassama partage les valeurs de la brigade de sapeurs-pompiers de Paris. Nous somme prêts à l’accueillir ! »

Dans la chambre où il est hébergé par des membres de sa famille, originaires comme lui du village de Yaguiné, son frère aîné, Birama, 54 ans, s’enthousiasme : « On est fiers de lui », dit-il, en décrivant un homme « gentil », qui « aime aider les autres », bref « un vrai héros ». Il décrit aussi un sportif-né : « Depuis tout petit, il faisait du football au village », glisse Birama.

Son geste rappelle celui d’un autre Malien, Lassana Bathily, un demandeur d’asile qui avait fourni des éléments-clé aux forces de l’ordre lors de la prise d’otages jihadiste du supermarché Hyper Cacher en janvier 2015.

Source: Bamada.net

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