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Armée malienne : Un Trop-plein de généraux ?

La question vaut son pesant d’or. Notre pays est en guerre. Un moment pour mettre en évidence la valeur des officiers supérieurs et officiers généraux. Cependant, la nomination d’officiers supérieurs à des postes qui les éloignent du théâtre des opérations, laisse penser que notre pays a suffisamment de généraux au front pour mailler tout le terrain miné par l’insécurité. Toutefois, la réalité du terrain prouve le contraire.

Gouverneurs de région, ambassadeurs plénipotentiaires, directeurs de hauts services, les généraux sont nombreux à occuper des postes loin du théâtre. La donne semble que le tropisme des généraux favorise certaines nominations hors des théâtres. Ce qui ne sert pas l’intérêt du pays dans tous les cas.

Le 02 décembre 2021, le président de transition Assimi Goita, signait même un décret portant admission à la retraite de certains officiers généraux atteints par la limite d’âge à partir du 31 décembre 2021. Au même moment, au Tchad, le président du comité militaire de transition, Mahamat Idriss Deby, a réhabilité en service récemment, cinq anciens généraux à la retraite.

Le Mali a aujourd’hui plus que jamais besoin des généraux compétents et intègres sur le terrain. Cependant, en plus de leur nomination aux postes de gouverneurs de régions dites instables, plusieurs généraux sont en train d’être nommés dans des ambassades.

On comprend mal, en période de crise et de guerre, comment le pays dispose d’assez de hauts gradés, pour en nommer aux postes diplomatiques, bien loin du pays et encore plus du théâtre des opérations. Et pourtant, le pays en a besoin, et ils sont nombreux.

En effet, de 2002 à 2019, sous la troisième République, et sur la période du régime d’Amadou Toumani Touré à Ibrahim Boubacar Keita (2002 à 2019), notre pays a compté au moins 76 généraux. Dont 42 nommés sous Amadou Toumani Touré, cinq au cours de la transition (2012-2013) sous Dioncounda Traoré, et 29 par IBK jusqu’à la chute de son régime.

A ceux-ci, on pourrait ajouter de 2007 à 2010, une quinzaine d’inspecteurs généraux de police. Il fut un temps où sur le terrain, on pouvait voir en action des généraux comme Abdoulaye Soumaré, Moussa Traoré, Sekou Ly pour ne citer que ceux-ci, qui se sont faits des noms par leur passé encore mémorable depuis le lendemain de l’indépendance de notre pays. Soixante ans après, tout porte à croire que le Mali ne manque pas de hauts gradés à leur image et de leurs calibres.

Mais la réalité est qu’ils ne peuvent pas servir mieux le pays en ces périodes, que s’ils sont sur le théâtre des opérations afin de libérer le Mali d’un péril éminent qui perdure depuis près de dix ans. Et tout sauf penser que le théâtre des opérations n’a pas besoin de leur rigueur, leurs compétences, leur fibre patriotique et leur compétence pour laver l’affront.

Ousmane Tangara

Source: Bamakonews

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