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Accord de paix : Alger « convaincu » de la présence de la plupart des parties le 15 mai à Bamako

Le ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, s’est dit mercredi « convaincu » que la plupart des parties maliennes seront présentes le 15 mai prochain à Bamako pour la signature de l’Accord de paix et de réconciliation au Mali.

ministre Algerien  Affaires etrangères  Ramtane Lamamra« Le processus d’Alger (pour le règlement de la crise malienne) sera couronné par la signature de l’Accord de paix et de réconciliation au Mali et, à ce titre, on espère et on est convaincu que la plupart des parties maliennes seront présentes à la signature le 15 mai à Bamako », a indiqué M. Lamamra lors d’une conférence de presse conjointe avec le secrétaire mexicain aux Relations extérieures, José Antonio Meade Kuribrena, en visite en Algérie.

A une question relative à une éventuelle abstention de certaines parties maliennes à la signature de cet accord, le chef de la diplomatie algérienne a estimé qu’ »il y a au Nord du Mali et dans le reste du territoire de ce pays de parties animées de bonnes intentions et déterminées à sortir (le Mali) définitivement de la crise ».

« Cela nous laisse convaincus que le processus initié par l’Algérie sera couronné de succès », a-t-il déclaré, faisant observer qu’ »il n’y a pas lieu d’être pessimiste mais plutôt optimiste en restant mobilisés, avec la communauté internationale, pour aider ce pays à appliquer l’accord au profit des populations (maliennes) qui aspirent à un avenir meilleur ».

« Le plus important c’est la signature du document d’autant plus qu’il y a des aspirations et des espoirs qui entourent l’accord », a ajouté le chef de la diplomatie algérienne. APS

 

CRISE MALIENNE

Semaine de grève à Gao

 

En raison des attaques récurrentes contre les transporteurs de l’axe Gao- Bamako ou sur les routes menant à Gao, la délégation régionale du conseil malien des transporteurs routiers de Gao, observe une grève de 72 h, depuis le mardi 21 avril.

« Vraiment nous souffrons sur la route. On tue des chauffeurs et des apprentis, et on brûle les véhicules, vraiment qu’ils prennent de dispositions » clame Modibo Maiga, chauffeur de camion.

Les transporteurs sont soutenus par la population qui suit l’ordre selon lequel, aucun engin à quatre roues ne doit circuler dans la ville pendant les trois jours de grève.

« Soixante-douze heures, ce n’est pas trop, car c’est des vies qui sont en danger » justifie Daka Boubacar Traoré, président de la délégation régionale du conseil malien des transporteurs routiers de Gao.

Des jeunes sillonnent la ville pour arrêter ceux qui ne veulent pas suivre le mot d’ordre de grève. Des voitures personnelles, étatiques ou appartenant à des ONG, sont arrêtées par les manifestants, à l’exception de quelques véhicules prioritaires, notamment les ambulances, ceux du CICR et des forces armées.

La population est prête à tout pour se faire entendre. « Nous disons à l’opinion internationale que cette fois-ci, c’est trop » poursuit Daka Boubacar Traoré.

La première journée a été largement suivie et a paralysé les activités, selon le correspondant de Sahelien.com sur place. Pour cette deuxième journée, des véhicules ont été autorisés à circuler, sauf les véhicules de transport et de marchandises.

Certains, pensent tout de même que, pour une région qui se reconstruit, les trois jours de grève ne seront pas sans conséquences.

« Tout cela joue sur l’économie de la région, tout le monde le sait. Soixante-douze heures de grève en ville, il n’y a pas de transport, même si quelqu’un est malade, il n’y a pas de véhicule pour l’amener à l’hôpital » déplore Mahamane Astor, membre du conseil régional des jeunes de Gao.

En ce mois d’avril, plus de trois attaques ont été perpétrées contre des convois de fournisseurs civils de la MINUSMA allant à Gao. Les assaillants tuent les chauffeurs, avant de mettre feu au véhicule. Le dernier cas date du lundi 20 avril. Sahelien.com

 

source :  L’Indicateur du Renouveau

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