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291 civils tués par Boko Haram en deux ans au Niger, selon l’ONU

Un total de 291 civils ont été tués et 143 blessés dans des attaques attribuées au groupe jihadiste nigérian Boko Haram en deux ans entre février 2015 et février 2017 dans la région de Diffa, dans le sud-est du Niger proche du Nigeria, a rapporté mercredi l’ONU à Niamey.

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Dix-huit personnes ont été kidnappées et trois sont portées disparues en lien avec les raids du groupe, souligne le Bureau de coordination des affaires humanitaires (Ocha) sur son site.

L’agence onusienne ne fournit pas de bilan des militaires nigériens et de combattants de Boko Haram tués.

Les attaques les plus meurtrières ont été répertoriées dans des villages à la lisière du Nigeria et dans des localités riveraines du lac Tchad, à cheval entre le Niger, le Tchad et le Nigeria. Ainsi, le département de Bosso, à la frontière avec le Nigeria, concentre « 70% des victimes avec 203 tués, 44 blessés, 3 portés disparus et 3 kidnappés », relève l’Ocha.

La ville de Bosso située sur la frontière avait notamment été prise par les jihadistes en juin 2016.

Certaines victimes, dont de nombreux enfants et femmes, ont été tuées par balle dans des attaques-suicides, brûlées vives ou égorgées, a expliqué à l’AFP une source sécuritaire.

Boko Haram a mené ses premières attaques dans ce pays le 6 février 2015. La région de Diffa abrite plus de 300.000 réfugiés et déplacés, dont des milliers vivent aux dépens d’une population locale déjà très pauvre, selon l’ONU qui demande à la communauté internationale d’accroître son soutien financier.

Plusieurs procès à huis clos d’un millier de présumés combattants islamistes de Boko Haram, poursuivis pour « association de malfaiteurs en lien avec une entreprise terroriste », ont lieu depuis début mars dans la plus grande discrétion au Niger.

Certains prévenus ont été condamnés de 3 à 9 ans de prison ferme, a indiqué à l’AFP le procureur de la République Chaibou Samna. Depuis décembre dernier, 130 combattants nigériens de Boko Haram ont déposé les armes et se sont rendus aux autorités nigériennes, a annoncé le président du Niger, Mahamadou Issoufou.

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