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Utilisation des logiciels GRADS et Climate Explorer : les points focaux Ramsar des pays du Bassin du Niger désormais outillés

Du 12 au 16 octobre 2015 s’est tenu à l’hôtel Olympe, l’atelier de renfoncement des capacités des points focaux Ramsar des pays du Bassin du Niger sur l’utilisation des logiciels GRADS et Climate Explorer pour l’analyse des récents scénarii climatiques du GIEC. L’objectif global dudit atelier était de renforcer les compétences des participants sur la génération des scénarii climatiques du GIEC pour encourager leur l’utilisation dans des études d’impacts et d’adaptation aux changements climatiques dont la gestion rationnelle des zones humides.

En effet, l’atelier a enregistré la participation des représentants des points focaux venus des pays membres du Bassin du Niger, sous la houlette du Directeur adjoint des eaux et forets. Il a été présidé par Baikoro Fofana, qui a entamé ses propos en saluant le Secrétaire exécutif de NigerWet pour le choix porté sur le Mali pour la tenue de cet atelier.

Il a ensuite rappelé que le Mali a adhéré à la convention de Ramsar en juillet 1985. Cette convention de Ramsar, dit-il, est mise en œuvre au Mali à travers la Politique Nationale des Zones humides, adoptée en 2003, et son plan d’actions national élaboré en 2004. «De cette datte à nos jours, notre pays a réalisé d’importantes activités qui ont fait l’objet de rapports nationaux soumis au Secrétariat de la convention» s’exprime-t-il.

Il dira aussi que les problématiques de lutte contre la désertification et des changements climatiques sont de plus en plus cruciales en Afrique, où ces deux phénomènes, conjuguent leurs effets pour éprouver les efforts de développement des pays, et concomitamment, les moyens de vie des populations. À l’en croire, les conventions de Rio et celle de Ramsar ont des activités communes en matière d’adaptation pour atténuer les effets dus aux variabilités et aux changements climatiques et favoriser la mise en place des stratégies d’actions ; d’où la nécessité de leur mise en synergie. «Les secteurs très sensibles aux variabilités et aux changements climatiques sont bien sûr ceux qui sont en proie à la désertification. Les conflits liés à l’usage des ressources, la pauvreté et les migrations pourraient aussi s’accroître avec des conséquences perceptibles à l’échelle sous-régionale, voire internationale», a déclaré M. Fofana. C’est pourquoi, avance-t-il, la coopération régionale est importante dans la mesure où beaucoup de pays de notre sous-région partagent en commun de nombreuses ressources naturelles telles que les bassins fluviaux, les aquifères, les aires protégées, et appartiennent à des institutions communes, donc sont sujets aux mêmes préoccupations environnementales. Dans ce contexte, dit-il, l’initiative régionale NigerWet est un moyen opérationnel pour améliorer la mise en œuvre des objectifs de la Convention Ramsar et de son plan stratégique, ainsi que pour renforcer sa visibilité dans le bassin du Niger.

Au demeurant, il est à rappeler que la convention sur les zones humides d’importance internationale, est un traité intergouvernemental qui sert de cadre à l’action nationale et à la coopération internationale pour la conservation et l’utilisation rationnelle des zones humides et de leurs ressources. C’est le seul traité mondial du domaine de l’environnement qui porte sur un écosystème particulier, et les pays membres de la convention couvrent toutes les régions de la planète.

Seydou Karamoko KONÉ

source :LE Flambeau

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