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Tribune : Taisez-vous ! Venance Konan ou venez voir les réalités du Mali sous sanctions

Bien qu’ayant espéré, au début de nos investigations concernant  l’éditorial qu’on vous prête, dans Ivoir’Soir du 21 janvier,  qu’il soit un simple fake, nous avons, hélas, dû nous rendre à l’évidence : Venance Konan, recalé par le régime Ouattara Alassane, après l’avoir pourtant  ” soutenu ” contre vents et marées lors de la crise meurtrière de Côte d’Ivoire de 2010, chercherait bel et bien  à se  repositionner, comme il en a l’habitude, qu’il ne s’y prendrait autrement. Histoire de « verser», hélas, dans la précipitation,  un éditorial corsé au relent condescendant, dont le titre  est d’ailleurs complètement en déphasage avec le contenu. En effet, que dit le titre de notre confrère en mal de positionnement chez lui ? « Et voici  que l’organisation régionale [CEDEAO] devient le méchant ».  Il ajoute, plus loin, sarcastique : « Aujourd’hui au Mali, il y a un gentil loup que les méchants moutons de  la CEDEAO sont en train de maltraiter ». Et que dit l’article ? Un simple énuméré des faits que n’importe quel écolier du primaire pourrait rappeler à l’intention  des cancres de sa classe. On est loin des méchants de part et d’autre,  qu’ils soient loups ou moutons, que seul Venance décèle derrière ses lunettes de grands myopes.

Eh bien ! Monsieur Konan, apprenez que le peuple malien ne se laisse pas indexer impunément par les plumitifs rompus dans le psittacisme du perroquet tropical, d’où qu’ils proviennent. Et que nos autorités pour se faire recadrer, voire brocarder, n’ont pas besoin des thuriféraires de votre acabit que ADO lui-même a tenu à éloigner de lui et qui semblent le caresser (à travers la CEDEAO) dans le sens du poil, maintenant que sa pilule du troisième mandat semble avalée.

Apprenez que  la situation malienne est trop sérieuse et trop complexe pour être survolée de façon nauséabonde par une plume trempée de l’étranger  dans de ”  la bouse de moutons.” Prêtez-nous l’expression, svp. Et à propos de ” méchants moutons“, sachez qu’il n’y a fort heureusement pas de moutons de panurge, comme vous semblez insinuer dans votre édito. Il y a ( y compris  au Mali ) de véritables élans patriotiques, d’horizons divers, qui pour soutenir et qui pour dénoncer les autorités de la Transition.

Alors, réglez vos comptes personnels avec Nathalie Yamb, si tant est que d’être amie et soutien de Mamadou Koulibaly peut lui valoir vos quolibets.  Ici,  pour répondre à vos sarcasmes, Coulibaly s’écrit avec un C et Mamadou prend un h pour faire Mahamadou.

Mais revenons à nos moutons, puisque vous aimez bien leur compagnie, apparemment, sans doute celle des mêmes ramages pour les mêmes plumages. Retenez que  dans l’affaire des sanctions de la CEDEAO, Yamb semble avoir plus de clairvoyance que vous. En effet, Monsieur Venance, Nathalie et de nombreux autres panafricanistes du continent, que vous avez l’outrecuidance de traiter de méchants moutons, ont eu la clairvoyance, eux,  de comprendre au moins une chose : les sanctions très disproportionnées de la CEDEAO au Mali, par bien de leurs aspects, frappent plus un peuple meurtri par dix ans de guerre asymétrique et ses effets pervers sur tous les aspects socioéconomiques de la vie, que les autorités de la Transition. Mieux, ces sanctions, pour le moins cyniques, ne sont adossées à aucun dispositif juridique ou règlementaire de l’UEMOA et de la CEDEAO. On vous renvoie à la conférence de presse animée conjointement, à Paris, par les Présidents Bazoum (Niger) et Macron (France), le premier expliquant l’impossibilité de satisfaire le second qui poussait à la roue pour la prise des sanctions contre le Mali et pour la simple raison que ” lesdites sanctions n’étaient pas prévues par les textes communautaires de la région.”  Bazoum dixit. Puisque vous avez montré que vous êtes doué en psittacisme, vous devez vous rappeler le syllogisme à ce sujet, pour voir des mains invisibles et extracommunautaires derrière ces sanctions manifestement illégales. Ensuite, “l’abandon”  des bases du Nord (Tessalit, Tombouctou, entre autres) par la France est-il factuel ou virtuel ? Or, les faits sont sacrés ! Notions basiques non, même pour un journaliste de salon ?

Enfin, Venance Konan, sortez de votre confort de journaliste de salon en Côte d’Ivoire où vous n’avez apparemment plus d’assise, et venez chez nous, pour investiguer sur la situation du Mali et des Maliens. Au moins, même un bon journaliste de salon se doit du respect pour ses lecteurs par le respect du principe sacrosaint de l’équilibre de l’information en présentant les deux argumentaires, quitte au lecteur de forger sa propre opinion sur le sujet. Et, libre à vous ensuite de commenter et de vous ranger du côté des “moutons” aux dents longues et aiguisées ! En réalité, votre sortie rappelle l’histoire d’une Américaine, spécialiste de « la femme malinké », ayant pris part, à ce titre, au colloque sur l’Empire du Mali, organisé à Bamako, en 1992. On lui a demandé le nombre de ses séjours en pays manding et parmi les femmes malinkés au point d’en être une spécialiste réputée. Sa réponse était qu’elle n’avait jamais séjourné auparavant dans un pays mandingue et qu’elle s’était plutôt spécialisée sur cette thématique en lisant simplement différents  portraits  des femmes malinkés dans les romans écrits par des auteurs (hommes) malinkés. Quel toupet au plan scientifique !

Vous aussi, vous avez beaucoup lu sur le Mali et beaucoup répété certainement comme un perroquet ! M. Konan.

En tout cas, si vous vous décidez de venir à la source de l’information, nous vous assurons que, malgré vos grands airs, vous y serez bien accueilli et vous serez,  peut-être, alors habilité à ” pondre ” un article digne de votre statut de poule sacrificielle de la CEDEAO, heu ! de ADO devrions nous écrire.  Au fait ! Où étiez-vous et où était la CEDEAO au moment du passage en force du 3e mandat d’ADO qui porte en germe, avec d’autres maux, la mal gouvernance et explique, à bien d’égards, la sortie des bidasses hors de leurs casernes ?

Dicko Seïdina Oumar –  DSO –  Journaliste – Historien – Écrivain 

Seydina Oumar Diarra – SOD-  Journaliste – politologue – communicant

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