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Tchad: à peine constitué, le Conseil militaire de transition fait déjà polémique

Au Tchad, la mort du président Idriss Déby Itno a été annoncée ce mardi 20 avril par un Conseil militaire de transition (CMT). Il a annoncé en même temps la suspension de la Constitution ainsi que la dissolution du gouvernement et du Parlement. Le président de l’Assemblée nationale aurait refusé d’assurer l’intérim.

 

« C’est un régime issu d’un coup d’État que nous condamnons. Nous aurions souhaité d’abord le respect de la Constitution, une vacance, explique Taher Ali Nanaye, le porte-parole du Conseil national pour le changement (CNC), une formation d’opposition en exil. C’était au président de l’Assemblée, conformément à la Constitution, d’organiser des élections libres et transparentes dans le délai prévu par la Constitution. »

Le secrétaire général du MPS, le parti au pouvoir, justifie pour sa part la mise en place de ce conseil militaire par le souci de défendre l’intégrité du pays. « Je rappelle que M. Idriss Déby Itno est mort en défendant la patrie. Donc l’action qu’il a menée est d’abord une action militaire. Les premiers qui ont récupéré le maréchal sur le terrain étaient des militaires. Ce sont qui ont assisté d’abord à sa mort et donc quand ils se sont organisés, c’est d’abord pour la défense du territoire national », explique Mahamat Zene Bada.

En attendant, le nouveau pouvoir tchadien a déjà annoncé une série de mesures très strictes : la dissolution du gouvernement et de l’Assemblée nationale, un couvre-feu de 18h à 5h du matin, une fermeture des frontières. Surtout, il suspend la Constitution et annonce qu’il va assumer une transition de 18 mois, tout en promettant des élections libres et démocratiques. Des mesures qui sont loin de faire l’unanimité au Tchad.

SourceRFI

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