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TABASKI : moins d’un mois, le prix du mouton prend l’ascenseur

La Tabaski est l’une des fêtes les plus importantes de la communauté musulmane. Elle est l’occasion pour les fidèles d’immoler un mouton. Cette année les musulmans du Mali sont sur le qui- vive à cause de la cherté de la vie et du prix du mouton qui grimpe.

L’accomplissement de cette règle musulmane sera difficile pour beaucoup de Maliens cette année parce que, le prix du mouton est en hausse surtout au centre du pays qui approvisionnait les autres villes du pays. A un mois de la fête de la Tabaski, les moutons deviennent inaccessibles et créé la panique dans les marchés.

Les préparatifs de la fête de Tabaski vont bon train et les prix du mouton sont en hausse. Dans plusieurs localités du Mali, les populations jugent les prix chers. En attendant la traditionnelle vente promotionnelle de bétails appelée « Opération Tabaski » du gouvernement.

Contrairement aux autres années passées, où à un mois de la fête de la Tabaski, le prix du mouton était acceptable surtout dans le centre du pays. C’était le bon moment pour un chef de famille musulman d’acheter son bélier. A ce stade de l’année passée, les moutons de 75 000 f étaient des moyens et gros béliers contrairement à cette année.

De Bamako à Tombouctou en passant par Sikasso, Koulikoro, Ségou les Maliens dénoncent la cherté des moutons en cette période de Tabaski. Selon des populations de Sibla, dans la région de Ségou, et de Goumbou, dans la région de Koulikoro, chaque année le prix du mouton ne fait que grimper.

Selon Garba Cissé, un habitant de Sibla, le marché n’est pas bien fourni cette année. C’est ce qui explique, selon lui, cette cherté. « Les moutons de 30 000 CFCA qu’on a achetés l’année dernière, sont vendu à plus de 60 000 F CFA », regrette Garba Cissé, éleveur à Sibla.

A Goumbou un village de Nara dans la région de Koulikoro, Djadou Traoré dira qu’il lui fait 15 ans qu’il achetait des moutons pour les revendre à Bamako afin de subvenir aux besoins de la famille. Selon lui, les moutons qu’ils achetaient à 30 000 fcfa l’année passée dans les villages frontaliers avec la Mauritanie lui est cédé à 45 000fcfa cette année ; donc lui à son tour les revendent à partir de 60 000Fcfa. Pour lui, cette cherté est dû à l’insécurité dans les zones, l’augmentation du prix de l’aliment bétails et les frais de transport. « Pour transporter les moutons de mon village à Bamako ; je paye 1000f par tête de mouton et à chaque poste de contrôle plus le frais de transport » a martelé M. Traoré.

A l’allure où les choses vont, le prix grimpe au centre du pays le pire est à craindre à Bamako.

Afin de stopper, les prix le gouvernement doit prendre des mesures draconienne et immédiate.

Pour le vendeur Adama Bolly, le gouvernement doit supprimer les frais de transports au niveau des postes et celui qu’ils paient au niveau des mairies une fois arrivée à la ville de destination.

D’autre part, Kader Dicko fonctionnaire de l’Etat résidant à Bamako, dira qu’au-delà de la suppression de ces frais de transports, le gouvernement doit commencer plutôt que prévu sa vente promotionnelle bien que décrié souvent par certain.

Un leader religieux dira que, si le gouvernement n’agit pas vite cette année certains fidèles risque d’emprunter des chemins peu recommandés par la religion pour avoir un mouton de Tabaski.

Source: La Pioche

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