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RFI: DIOP lève la censure !

Accusées de diffuser de fausses allégations sur les FAMa, les autorités de la transition ont décidé, le 17 mars dernier, de suspendre les chaînes françaises RFI et France 24 au Mali jusqu’à nouvel ordre.

 

Aussi, le Gouvernement a interdit à toutes les radios et télévisions nationales, ainsi qu’aux sites d’information et journaux maliens, la rediffusion ou la publication des émissions et articles de presse de RFI et de France24 dès l’entrée en vigueur de la mesure de suspension. Cette décision a été saluée par beaucoup de Maliens. Mais alors qu’elle est toujours en vigueur, les Maliens ont été surpris d’entendre, hier dimanche, sur les ondes de RFI, la voix du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, dans un débat.

Cette sortie médiatique du chef de la diplomatie malienne sur les ondes d’une radio étrangère interdite au Mali a suscité beaucoup d’interrogations qui demeurent encore sans réponse. Si certains tentent de soutenir les autorités en arguant qu’il est tout à fait normal que le ministre DIOP passe son message via cette radio pour convaincre l’opinion internationale, beaucoup trouvent que son intervention sur cette chaîne censurée au Mali est simplement incompréhensible. C’est le sujet de votre Facebookan du jour !

KONATE Malick : C’est drôle et triste à la fois. Tu prends une décision pour interdire la diffusion d’une chaîne, mais tu accordes une interview derrière la porte. Qui es-tu vraiment ? Même les médias locaux sont interdits de reprendre les contenus de ces médias. Deux poids, deux mesures

Momar Dieng : à mon avis, cet entretien est destiné au public français et étranger plus largement. C’est peut-être un élément d’une communication de crise à laquelle se livrent les autorités maliennes. Et ce n’est pas mal, je crois. Car, il n’y a rien à y perdre.

A L I O U : un peu curieux tout de même! C’est comme les Européens qui se rendront compte qu’ils ont besoin des médias russes pour s’adresser aux opinions publiques russes.

L’enfant Noir de Sama : je trouve que c’est un peu de mauvaise foi de faire croire comme si le ministre a invité RFI et lui a accordé une interview. C’est un débat concernant les trois pays sanctionnés ; et dont les représentants participent à distance par téléphone. Mais chacun a sa façon de voir.

Mohamed Cissé : beaucoup auront du mal à comprendre, mais il s’agit juste d’une histoire de communication, car bien que RFI ET F24 soient inaccessibles au Mali, ces deux Médias continuent pour autant leurs propagandes de diabolisation du Mali vis-à-vis des autres auditeurs internationaux.
Donc le ministre DIOP tente juste d’envoyer des messages à ces auditeurs internationaux concernant les faits réels qui se passent au Mali pour barrer la route à la désinformation de RFI et France 24.

Barou DIALLO : ça s’appelle défendre ses intérêts partout et quand il le faut par tous les moyens. Le Mali désormais ne s’en privera pas. J’imagine que c’est très difficile à comprendre pour vous.
Camara : exerce d’équilibriste effectivement. Vouloir se couper du monde extérieur et essayer de convaincre l’extérieur. Mais pourquoi au final?

Ibranalyse : sois-tu fais semblant ou alors tu n’as rien compris à la politique étrangère… Abdoulaye DIO sait très bien ce qu’il fait.

Issiaka Malien Lamda : Abdoulaye Diop est allé dire sur RFI que l’annonce du départ de l’opération Barkhane a créé un vide juridique dans le pays, justifiant ainsi la nécessité de la deuxième mi-temps de la transition.
Si vous vous retrouvez, attrapez ma main, je suis perdu ! Barkhane, tu nous as fait ça aussi !

Mamasonogo Sanogo : ça veut dire quoi vide juridique. Donc c’est Barkhane qui juge les faits. Moi je n’ai rien compris, comme nous autres, on n’a pas été loin sur les bancs ‘Aye an bon filila’’.

Source : Info-Matin

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