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Retour à l’ordre constitutionnel : Après « l’ultimatum », place aux actions ?

Dans une déclaration en date du 22 janvier 2025, les partis signataires de la Déclaration du 31 mars 2024 avaient demandé aux autorités de la Transition de fixer un chronogramme pour les élections avant la fin du 1er trimestre 2025. Comment la coalition s’organise-t-elle après l’expiration de cette échéance ?

 

Le constat est sans équivoque. Aucune des quatre principales demandes de la coalition du 31 mars n’a abouti durant les trois premiers mois de l’année 2025. Ces partis et regroupements de partis politiques exigeaient notamment l’organisation d’un cadre de concertation entre le gouvernement et la classe politique pour débattre du retour à l’ordre constitutionnel. Ils souhaitaient également convenir d’une nouvelle architecture inclusive et consensuelle, ainsi que de la fixation d’un chronogramme détaillé et précis vers les élections avant la fin du premier trimestre 2025.

Ils demandaient en outre aux autorités de la Transition de conduire de manière diligente et inclusive l’ensemble des tâches entrant dans le cadre du processus de retour à l’ordre constitutionnel normal et de garantir le respect des libertés démocratiques, de l’État de droit, de la libération des prisonniers pour délit d’opinion, du retour des exilés politiques, ainsi que de mettre fin aux arrestations arbitraires et aux disparitions forcées.

Réponses en gestation

Depuis l’expiration de l’échéance du premier trimestre 2025, le 31 mars dernier, la coalition, avec pour fer de lance le M5-RFP Malikura, le parti Yelema et l’ADEMA-PASJ, n’est pas encore montée au créneau. Mais dans sa déclaration du 22 janvier, elle déclarait qu’elle userait de tous les moyens légaux pour obtenir le retour à l’ordre constitutionnel normal.

Doit-on s’attendre à des actions d’envergure dans les prochains jours ? « La classe politique, dans sa grande majorité, est en train de s’organiser pour voir les moyens légaux que nous avons pour répondre à la situation », affirme Dr. Youssouf Diawara, Président du parti Yelema.

Selon lui, chaque leader individuellement, et chaque formation politique de son côté, mène un travail pour l’adhésion de l’opinion publique à la cause de la coalition et, au-delà, d’une « grande majorité » de la classe politique.

« Chacun à son niveau travaille pour faire comprendre à l’opinion publique dans quelle situation nous sommes. Il y a beaucoup de démarches que nous avons menées, pas toujours publiques, parce que nous avons souhaité aller davantage vers la confrontation des idées et des arguments que vers l’affrontement », glisse le Président du parti de l’ancien Premier ministre Moussa Mara.

Vers une vitesse supérieure ?

Même si d’éventuelles futures actions ne sont pas annoncées pour le moment, les partis et regroupements de partis politiques signataires de la Déclaration du 31 mars 2024 ne comptent pas rester inactifs.

« Nous travaillons à des rassemblements. Nous discutons sur le fond pour voir comment mettre la classe politique ensemble afin d’exercer davantage de pression sur nos autorités pour qu’on sorte de cette situation qui n’a que trop duré », glisse Dr. Youssouf Diawara.

Pour ce dernier, demander à sortir de la Transition « n’est pas seulement pour nous la classe politique, mais aussi pour les gouvernants eux-mêmes. C’est bien pour eux qu’on puisse sortir de cette situation pour mettre notre pays sur une nouvelle dynamique », soutient-il.

Calendes grecques ?

Depuis l’annonce en septembre 2023 du léger report de l’élection présidentielle devant mettre un terme à la Transition, initialement prévue pour mars 2024, aucune nouvelle date n’a été annoncée par les autorités de la Transition.

Fin 2024, le CNT a adopté la Loi de finances 2025, qui prend en compte les dépenses électorales. Cette adoption, en plus de la pleine opérationnalisation de l’Autorité indépendante de gestion des élections (AIGE), avait suscité un regain d’espoir au sein de la classe politique quant à l’organisation des élections courant 2025.

Mais, depuis le silence du Président de la Transition sur la question lors de son discours du Nouvel An, le 31 décembre 2024, le flou perdure.

Mohamed Kenouvi

Source : Journal du Mali
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