Le renouveau de la justice malienne : Mamoudou Kassogué ou la promesse tenue d’un redressement intégral
En ces temps où l’action publique est scrutée à la loupe par une opinion de plus en plus exigeante, il est des bilans qui ne laissent place ni au doute ni à l’indifférence. Le ministère de la Justice et des Droits de l’Homme, sous le leadership résolu de Mamoudou Kassogué, vient de livrer un rapport d’activités 2024 qui s’impose comme un marqueur de rupture, un jalon historique vers une justice enfin digne, responsable et respectée au Mali.
Bamada.net-À travers un document-fleuve de 668 pages, contre 289 seulement l’an passé, l’État malien montre qu’il reprend fermement le contrôle de l’appareil judiciaire, à coups d’actions concrètes, de réformes structurelles et de résultats mesurables. Derrière la technicité des chiffres et des tableaux, c’est une réalité palpable qui se dessine : celle d’une justice en mouvement, portée par la volonté politique rare d’un homme d’engagement et de principe.
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Des chiffres qui parlent d’eux-mêmes
Plus de 400 milliards de francs CFA recouvrés, régularisés, versés en caution ou en dommages-intérêts au cours de l’année 2024. Le chiffre est éloquent. Il est surtout le reflet d’un travail de fond dans la lutte contre la corruption, l’impunité et les malversations économiques. Jamais, dans l’histoire récente de notre pays, un tel montant n’avait été reconquis au profit du trésor public par l’action judiciaire.
Sur le plan de la régulation carcérale, des avancées notables sont à souligner. La Maison centrale d’Arrêt (MCA) de Bamako, tristement célèbre pour sa surpopulation, a vu son nombre de détenus ramené à 3750 en 2024, contre 4500 en 2023. Une baisse significative, fruit d’un meilleur encadrement des procédures de détention provisoire et d’un désengorgement progressif des établissements pénitentiaires.
Un engagement sur tous les fronts
En 2024, 16 juridictions et 6 maisons d’arrêt ont été contrôlées. Des inspections rigoureuses qui s’inscrivent dans une volonté d’assainissement et de mise aux normes de l’ensemble des structures judiciaires du pays. Parallèlement, l’outil de dialogue citoyen “Binkani Kunafoni” a enregistré plus de 450 appels, démontrant la vitalité d’un ministère désormais à l’écoute des justiciables.
Côté ressources humaines, le renouveau s’accompagne d’un véritable plan de renforcement des capacités : 316 auditeurs de justice, 240 greffiers en chefs et 125 agents de l’administration pénitentiaire ont été recrutés. Autant de bras neufs injectés dans la machine judiciaire pour pallier les déficits humains chroniques et insuffler une dynamique nouvelle.
Sur le plan logistique, 20 987 matériels et mobiliers de bureau ont été distribués aux services centraux et juridictions, à Bamako comme dans les régions. Du jamais-vu à cette échelle dans l’administration judiciaire.
Une culture du résultat installée
À travers ce rapport annuel, officiellement remis le 20 mars 2025 par le Secrétaire général du ministère, Dr Boubacar Sidiki Diarrah, c’est la culture de la redevabilité, de la transparence et de la performance qui s’institutionnalise. Comme l’a rappelé le ministre Kassogué dans son mot introductif, “la production de ce rapport n’est pas une formalité administrative, c’est un acte de gouvernance responsable.”
Tous les services centraux — de la direction nationale de l’administration de la justice (DNAJ) à l’INFJ Maître Demba Diallo, en passant par la direction du Sceau, la DFM, la DNAPES ou encore l’Agence de recouvrement et de gestion des avoirs saisis — ont contribué à l’élaboration de ce rapport colossal. Mais, grande nouveauté de l’année : les juridictions locales aussi se sont mises à l’exercice, et pas qu’un peu.
Trois pôles judiciaires spécialisés (économique et financier, cybercriminalité, terrorisme et criminalité transnationale) ainsi que 16 tribunaux d’instance, de grande instance et administratifs à travers le pays ont produit leurs propres bilans détaillés. Une première historique qui traduit l’enracinement d’une gestion rigoureuse à tous les niveaux.
Des outils pour la postérité
Outre le rapport, d’autres documents de référence viennent enrichir le patrimoine intellectuel du ministère : le recueil des procès-verbaux du conseil de cabinet (2022 à 2024), le 4e numéro du magazine Justice, le recueil des circulaires de 2016 à 2023… autant de briques solides posées pour bâtir une administration judiciaire moderne, documentée et traçable.
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Ces publications ne sont pas de simples archives, elles constituent une mémoire institutionnelle précieuse, un héritage pour les générations futures et une source d’inspiration pour les réformes à venir.
L’espoir d’une justice restaurée
En définitive, ce rapport 2024 est plus qu’un document administratif : c’est un acte de foi envers l’État de droit, un serment de loyauté envers le peuple. Le ministère de la Justice, sous la direction du ministre Mamoudou Kassogué, est en train de réussir là où beaucoup avaient échoué : rétablir la confiance entre le citoyen et la justice.
L’indice de confiance en la justice, selon les dernières évaluations, s’élève désormais à 72 %, contre 51 % en 2023. Un bond en avant, à la hauteur des efforts consentis. Et la dynamique est loin d’être achevée.
« Rien ne viendra à bout de notre détermination », affirmait récemment Dr Diarrah. Un propos qui trouve tout son sens au regard de l’ampleur du travail accompli. Une chose est sûre : le renouveau de la justice est en marche, porté par une vision, structuré par des actes et consolidé par des résultats.
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Moussa Keita
Source: Bamada.net