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Réformes, enjeux, gestion de la transition : des Évangéliques à l’école de Dr Sall

Dans le souci d’apporter une contribution à la construction de l’esprit de la citoyenneté dans les Eglises, l’Association des Groupements d’Églises et Missions protestantes évangéliques au Mali (AGEMPEM) a organisé une conférence-débat le 12 mai 2022 afin de réfléchir sur les ‘’enjeux majeurs pour la réussite de la transition dans les délais annoncés’’. Ladite conférence a été animée par l’ancien ministre, Dr. Abdoulaye Sall, président du Cercle de Réflexion pour la Consolidation de la Démocratie et l’Indépendance au Mali (CRI 2002) ; en présence de son conseiller technique, Issa Dembélé. C’était à la Faculté de Théologie et de Missiologie Évangélique au Sahel (FATMES) sise à Niamakoro.

Pratiquement, tous les représentants des différentes églises et de Missions protestantes du Mali ont pris part à cette conférence-débat portant sur ‘’Quels sont les enjeux majeurs pour la réussite de la transition dans les délais annoncés ?’’ Ainsi, le conférencier, Dr Abdoulaye Sall, qui s’est dit être honoré par le choix porté sur sa personne, a articulé son intervention autour de quelques axes majeurs à savoir : l’aspect démocratique du Mali ; l’État de droit ; la bonne gouvernance et les enjeux majeurs pour la réussite de la transition dans les délais annoncés afin de proposer des pistes de sorties de crise et le retour rapide à l’ordre constitutionnel.

Dans son intervention, le président du CRI 2022 a mis l’accent sur l’entente. Selon lui, les Maliens doivent trouver un consensus sur un certain nombre de questions, notamment sur les sujets d’ordre politique et social. Dr Abdoulaye Sall ajoute qu’il faut qu’un langage commun soit tenu sur les grandes questions de la nation.

En ce qui concerne la sortie de la crise avec la CEDEAO, Dr Sall estime qu’il ne faut pas manquer la stratégie nécessaire. « Le fait de savoir s’y prendre relève du domaine d’une planification intelligente, consensuelle, partagée et acceptée, à la lumière du délai convenu entre le Gouvernement et la CEDEAO, et à la lumière aussi de ce qui est réaliste, réalisable et soutenable, sans pour autant compromettre, pour notre pays, et pour ses populations, les attributs d’un Mali, pays démocratique, un Etat de droit, fermement engagé, et décidé à opérationnaliser la Vision du Cadre Stratégique de la Réfondation de l’Etat et son Plan d’Actions (2022-2031) qui vient d’être validé au cours d’un Atelier national organisé en mars 2022 par le ministère de la Réfondation de l’Etat. Cette Vision stratégique et opérationnelle de la Refondation de l’Etat est la suivante : un Mali bien gouverné, sécurisé et stable, soucieux du vivre ensemble, et respectueux des droits de l’Homme et des valeurs de la vie d’une grande nation », a-t-il soutenu.

Des réformes nécessaires à tenir !

Pour Dr Sall, cela nécessite de présenter un chronogramme clair par la partie malienne afin de faciliter les choses. Aussi, le président du CRI 2022 a évoqué au cours de la conférence, la nécessité de faire les réformes nécessaires pendant cette transition. « La première de ces réformes de refondation de l’Etat demeure la révision constitutionnelle ; puis l’élaboration d’un fichier électoral consensuel, partagé, et accepté de tous, notamment de la classe politique », a-t-il ajouté.

Pour le conférencier, le deuxième bloc de réformes à mener sont relatives aux réformes d’accès au pouvoir politique, il s’agit notamment de la réforme de la loi électorale ; de celle de la Charte des partis ; de celle du Statut de l’opposition et du Chef de File de l’opposition ; des élections nationales (députés) et sénatoriales (sénateurs).

Ensuite, concernant le troisième bloc de réformes le conférencier a proposé surtout les réformes d’exercice du pouvoir, notamment la réorganisation territoriale ; la mise en œuvre de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation, issu du processus d’Alger signé les 15 mai et 20 juin 2015 ; la régionalisation ; les élections des collectivités territoriales, notamment communales, locales, régionales et bien d’autres réformes structurelles.

Au sortir de la conférence, les responsables évangéliques ont hautement apprécié les explications données par Dr Abdoulaye Sall. À l’image du Révérend Dr. Nouh Ag Infa Yattara, délégué général de l’AGEMPEM, qui a donné son impression en ces termes : « Je dirais que ça a été une très grande satisfaction. J’ai donc des impressions très positives. J’ai 69 ans, mais c’est la première fois que mon attention est attirée sur ma carte d’identité. Je l’appelais carte d’identité nationale alors que c’est écrit là-dessus carte nationale d’identité. Que le Malien sache qu’on est d’abord nationalement malien avant de parler d’une identité culturelle, tribale ou ethnique. Je pense que c’est un choix délibéré des fondateurs du Mali pour préserver l’unité et qu’on est, en plus Un Peuple – Un But -Une foi. »

Aussi le délégué général de l’AGEMPEM a apprécié les approches et la méthodologie utilisées pendant la conférence. « Les approches du Dr Sall sur les solutions éventuelles de la refondation du Mali d’aller vers une transition apaisée, je crois qu’il y a beaucoup à apprendre de cet homme et que chaque Malien doit pouvoir l’écouter, retrouver ses écrits et les lire. Et je pense que ça, on peut dire que c’est un grand pas de rapprochement des uns vers les autres », a-t-il conclu.

Amadou Kodio

Source : Ziré

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