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Manifestations à Bamako : un véritable manque à gagner pour les commerçants

Les commerçants ont subi de plein fouet les conséquences de la désobéissance civile enclenchée par le M5-RFP, lors de son grand meeting du vendredi 10 juillet dernier.

En effet, face à la violence des manifestations, environ 70% des boutiques du Grand marché de Bamako n’ont pas ouvert les 11 et 12 juillet 2020, causant ainsi un véritable manque à gagner non seulement pour ces commerçants, mais aussi pour l’économie du pays.

La désobéissance civile décrétée par le M5-RFP a causé des scènes de violences à travers la capitale les 11 et 12 juillet, paralysant ainsi les activités économiques du pays. Au-delà des établissements financiers, certains services publics et stations-services, et environs 70% des boutiques n’ont pas ouvert, a déploré le président du bureau de la Délégation de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali (CCIM) pour le District de Bamako, Cheick Oumar Sacko.

Selon M. SACKO, les boutiques sont restées fermées car la manifestation a dégénéré et les manifestants ont créé des scènes de paniques dans les marchés :

« Tout le monde avait la peur au ventre. Il y avait des individus malintentionnés qui ont profité pour faire des cambriolages dans les marchés et pour agresser les commerçants dans les marchés. Un commerçant de téléphone ayant sa boutique derrière la centrale téléphonique a été agressé par les manifestants qui ont emporté ses marchandises », a-t-il déclaré.

Toujours, selon le président de la CCIM du District de Bamako, ce sont les opérateurs économiques qui sont les premiers perdants. Ce manque à gagner porte un coup important à leur activité surtout en cette période où la crise sanitaire impacte les affaires.

Selon M. Sacko, les commerçants avaient déjà du mal à acheminer leurs marchandises bloquées dans les camions au niveau des postes de contrôle.

Par ailleurs, le représentant des commerçants souligne qu’il est difficile d’estimer en chiffre les pertes de cet arrêt de deux jours. Pire, c’est toute l’économie du pays qui est touchée.  « Quand tu viens dans la boutique d’un commerçant propriétaire d’un magasin, il y a au moins cinq personnes qui l’entourent et qu’on appelle les démarcheurs. Ces gens vivent au jour le jour. Tous ceux-ci étaient privés de leur perdiem du quotidien », a-t-il indiqué.

Ainsi, les commerçants de Bamako, à travers la CCIM, ont adressé une correspondance à la Direction régionale de la Police du District de Bamako, le 13 juillet pour réclamer des patrouilles nocturnes dans les marchés, particulièrement le Grand marché de Bamako et alentours qui restent le centre financier le plus important du pays.

Ces patrouilles nocturnes de la police auront un effet dissuasif sur d’éventuels voleurs.

En attendant les patrouilles, le président de la CCIM, très inquiet, invite les commerçants à sécuriser leurs commerces de par leur présence :

« Nous avons aussi demandé aux commerçants de veiller. Il ne faut pas qu’ils ferment les commerces, il faut qu’ils soient présents devant les boutiques pour éviter que les casseurs puissent commettre leur crime », a-t-il conseillé.

Il ressort alors que la sécurité est l’une des conditions au bon exercice des activités économiques et les commerces ne sont pas en marge de la crise sociopolitique que vit la capitale, et affecte tous les pans des activités économiques du pays.

« Mon étalage est vide depuis hier. Je ne peux pas aller prendre des oignons, ignames et autres, car pour ce faire, je dois traverser le pont, actuellement les routes sont barrées et cela est impossible », déplore ce commerçant installé au marché de Banankabougou.

Andiè Adama DARA.

 

Source : Bamakonews

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