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LA SITUATION VA DE MAL EN PIS À L’INSTITUT UNIVERSITAIRE DE GESTION *LES COMITÉS SYNDICAUX SUR LE PIED DE GUERRE ! UN PRÉAVIS DE GRÈVE DE 72 HEURES À COMPTER DU 8 FÉVRIER 2021 PUIS DE 5 JOURS À PARTIR DU 11 FÉVRIER 2021

L’Institut Universitaire de Gestion (IUG), l’un des fleurons de l’Enseignement supérieur au Mali, est véritablement agonisant. De 2016 à nos jours, la situation y va de mal en pis. Ce qui l’a entraîné aujourd’hui vers le  bord du gouffre.

 

Que de grèves, que de conciliabules, de tentatives de conciliations ou de promesses non tenues ? Que de PV de conciliation mais jamais appliquées ? C’est pour parer au pire, dans l’espoir de résoudre pacifiquement la crise latente que les Comités du Syndicat National de l’Enseignement Supérieur (SNESUP) du Syndicat National de l’Education et de la Culture (SNEC) de l’IUG ont organisé, lundi dernier, dans la grande salle de conférences, Général Koumaba, une Assemblée Générale.

C’était sous l’égide conjointe des Secrétaires généraux de deux sections locales, Moussa Kéita (SNESUP) et Aly Koné (SNEC) et en présence des Chefs de Départements et plusieurs Délégués attitrés venus massivement. A l’ordre du jour de cette forte mobilisation, il y avait trois points essentiels plus un volet de Divers. Il s’agit, au premier point, de la nouvelle modalité d’organisation du test d’entrée 2020-2021 par la Direction de l’IUG ; au deuxième point, de la Gestion de l’UFP de l’IUG selon le dernier PV de conciliation et, en troisième point, des Heures supplémentaires plus les Divers. Et, celui qui est accusé en premier lieu d’être à l’origine de tous ces maux et risques graves qu’endurent cette brillante école nationale n’est autre que l’actuel Directeur, Badra Alou Makalou. Le lundi, 25 janvier 2021, les comités du SNESUP et du SNEC de l’IUG de Bamako, ont tenu une grande Assemblée Générale, dans leur école.

C’est autour de trois points importants à l’ordre du jour, liés tous à la situation de ce prestigieux Institut de formation national voire africain. Situation devenue de plus en plus préoccupante mais négligée par les décideurs politiques de ce pays. En effet, concernant le premier point, il a été révélé que le Directeur de l’IUG, Badra Alou Makalou, vient de décider unilatéralement à ce que désormais l’entrée à cette brillante école soit limitée cette année, à un simple acte de candidature en ligne pour les candidats aux tests. Les raisons avancées par lui seraient les suivantes :

– Le quotidien national « L’ESSOR, dans l’une de ses parutions, a dénoncé le fait que le Comité AEEM de l’IUG prenait de l’argent aux candidats au test d’entrée à l’IUG lors du dépôt des dossiers ;

– Et la Covid-19. Or, selon les responsables des deux sections syndicales locales,  quant à la première raison, l’implication de l’AEEM dans les activités pédagogiques de l’IUG, c’est le Directeur Badra Macalou, lui-même, qui est à sa base.

« Au début, les Anciens de l’IUG ont tout fait pour qu’il n’aille pas dans ce sens, mais le Directeur a refusé », lit-on dans une note technique fournie par les organisateurs de la présente AG. Et d’ajouter, Dr Macalou étant incapable de gérer son personnel, n’a trouvé d’autres stratégies que d’utiliser l’AEEM contre ce dernier. En rappel, les organisateurs rapportent que lors de son premier test, en 2016, l’année à laquelle il a été affecté à la tête de cet Institut, il a même confectionné des T-shirts pour l’AEEM et leur a donné un rôle très important dans l’organisation du test. C’est l’AEEM qui devait d’abord valider les dossiers de chaque candidat pour qu’après le service compétent puisse passer à l’opération de saisie.

« Le personnel (administratif ou enseignant) était systématiquement enlevé d’une commission s’il lui venait de signaler un sale comportement d’un membre de l’AEEM envers les candidats », déplore-t-on.

 

Ainsi, l’année suivante, en 2017, l’Administration, à travers son Directeur Badra Macalou, est allée jusqu’à faire des imprimés du modèle de demande pour l’AEEM et, de surcroît, avec un cachet sur ces papiers. Pour la deuxième raison, à savoir celle relative à la Covid-19, les organisateurs signalent qu’aucune mesure barrière n’est respectée à l’IUG. «Macalou ne pense qu’à sa propre santé. Pour rappel, à un moment donné, il a demandé à son chauffeur de rester à la maison pour des raisons de Covid-19 pendant qu’il y a des bureaux à l’IUG où trois personnes utilisent le même ordinateur. Comment comprendre qu’à l’IUG à présent il n’y a eu aucune distribution officielle de masques ou de gèles », déplore-t-on encore. Par rapport au test, il est à noter qu’un Arrêté de 1997  fixe les conditions d’accès à l’IUG dont le test. Ce texte n’est pas abrogé. Présentement, toutes les structures d’Enseignement Supérieur où il y a des tests d’entrée n’ont pas connu de changement de mode de candidature.

 

« Voilà la question qu’on se pose à l’IUG pourquoi ce traitement sélectif. Même la structure qui doit nous vendre le logiciel n’utilise pas ce produit pour gérer son test. Nous trouvons que les règles du jeu ne doivent pas être changées en plein jeu », expliquent-ils.

LAYA DIARRA

(source mali scoop)

Source : Le Soir De Bamako

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