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Journée Internationale pour l’abolition de l’esclavage : Le MSDH plaide pour un bureau d’assistant judicaire auprès du tribunal de grande instance de Kayes

L’hôtel Radisson Blu de Bamako a servi de cadre pour le Mouvement pour la Sauvegarde des Droits de l’Homme (MSDH) d’installer un panel de discussion sur la pratique de l’esclavage par ascendance au Mali en général et dans la région de Kayes en particulier. C’était dans le cadre de la journée internationale pour l’abolition de l’Esclavage 2 novembre dernier.

« L’esclavage par ascendance au Mali, un frein pour la paix et la cohésion sociale », était le thème retenu par le Mouvement pour la Sauvegarde des Droits de l’Homme (MSDH) et ses partenaires engagés dans la lutte pour le droit de l’homme au Mali lors de la deuxième édition de célébration de la journée internationale pour l’abolition de l’Esclavage.

En commémoration à l’adoption par l’Assemblée générale de la Convention pour la répression et l’abolition de la traite des êtres humains et de l’exploitation de la prostitution d’autrui du 2 décembre 1949, le Mouvement pour la Sauvegarde des Droits de l’Homme (MSDH) estime que l’esclavage continu d’exister au Mali en 2021. Parmi les formes modernes de l’esclavage au Mali et dans le monde, le MSDH a cité entre autres le travail forcé, le travail des enfants et la traite d’êtres humains. C’est pourquoi, parallèlement à son combat de réduire au minimum la violation des droits de l’Homme sur toute l’étendue du territoire Malien, le MSDH s’est engagé depuis sa création en 2019, dans plusieurs actions pour promouvoir le respect des droits de l’Homme. Un engagement qui explique d’ailleurs le panel de ce jour qui a soumis à discussion le phénomène de l’esclavage par ascendance dans la région de Kayes qui continu à faire de nombreuses victimes. « Cette conférence a pour objectif d’ouvrir le débat sur la problématique de l’esclavage par ascendance tout en Informant et sensibilisant l’opinion nationale et internationale sur l’existence de la pratique, formuler ensemble des recommandations à l’endroit des décideurs et leaders d’opinion, le plaidoyer notamment pour l’adoption de la loi contre l’esclavage au Mali » a expliqué le coordinateur du MSDH, Boubacar N’djim. Au-delà de l’esclavage par ascendance cette journée a été mise à profit par les acteurs, pour souligner la nécessité d’accentuer la communication contre toutes les autres formes contemporaines d’esclavages telles que « la traite d’êtres humains, l’exploitation sexuelle, le travail des enfants, les mariages forcés et le recrutement forcé d’enfants dans les conflits armés ».

En effet, le Mouvement pour la Sauvegarde des Droits de l’homme avait d’abord lancé, bien avant cette jours une campagne digitale d’information, de sensibilisations et d’actions de plaidoyer à travers les réseaux sociaux, les organes de presse et la communauté des blogueurs du Mali pour mieux sensibiliser sur la question. Cette campagne s’est faite Sous le haut parrainage de la COMMISSION NATIONALE DES DROITS DE L’HOMME (CNDH) en partenariat avec la COORDINATION DES ORGANISATIONS AFRICAINES DE LUTTE CONTRE L’ESCLAVAGE ET SES SEQUELLES (CCES), le THINK TANK AFRIKAJOM CENTER, AMNESTY INTERNATIONAL, la MINUSMA et l’association CHAQUE ENFANT COMPTE. « Cette rencontre ne doit pas être rare, ni sans suite » estime pour sa part, le Chargé de Dossiers de la CNDH à la Conférence débat, M. Diawoye Magassa. Selon lui, « cet espace se veut aussi un cadre de rappel des engagements régionaux et internationaux auxquels notre pays souscrit dans le but de protéger les droits humains, tous les droits humains sans exception » a-t-il indiqué et de mettre l’accent que « le respect des droits inhérent à la qualité d’être humain, est une obligation fondamentale à la charge de l’Etat ». C’est pourquoi, il a souligné la nécessité que « les dossiers relatifs à ce phénomène, ce fléau, ce mal à éradiquer au plus vite, au niveau de nos juridictions, doivent recevoir un traitement diligent dans un délai raisonnable ».

Mais avant l’adoption des dispositions légales contre le phénomène, ces défenseurs des droits de l’homme ont exporté auprès des plus hautes autorités du Mali la mise en place d’une assistance judiciaire auprès du tribunal de grande instance de Kayes au bénéfice des victimes de la pratique de l’esclavage par ascendance.

Un plaidoyer que le représentant du ministre de la justice garde des sceaux, M. Diakaridiaou Doumbia a promis d’apporter des réponses urgentes. Selon lui, cette recommandation entre dans le cadre de la volonté du ministre qui a récemment reconnu et donné des instructions dans la circulaire 00863/MJDH-SG pour attirer l’attention de toute la justice malienne sur le phénomène.

De son côté, le coordinateur campagne et mobilisation à AMNESTY INTERNATIONAL Mali, M. Salif Fofana a déploré le comportement de certains membres cette communauté marginalisée qui continuent à célébrer leur statut d’esclave malgré les efforts des organisations de défense des droits de l’homme pour mettre fin au fléau.

Issa Djiguiba

Source: LE PAYS

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