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Halte à la diabolisation !

Dans plusieurs de mes posts j’ai critiqué les insuffisances du pouvoir confié au duo N’DAOU/OUANE. Pour autant, j’ai un profond respect et une très grande confiance à notre outil de défense nationale. Nous avons toujours eu de vaillant soldats au sein de nos FAMA qui se sont parfois distingués sur plusieurs théâtres d’opérations aussi bien qu’au Mali qu’à l’international.

À une situation exceptionnelle, correspond des mesures exceptionnelles et des hommes exceptionnels. Le Mali traverse une situation sécuritaire inédite qui mérite d’être prise en charge par des militaires bien formés et aguerris aux combats. Le Colonel Assimi GOÏTA et ses camarades militaires du CNSP méritent d’être placés là où ils sont aujourd’hui afin de nous aider à faire face contre la menace terroriste.
Dans un élan de sursaut patriotique, la classe politique doit être unie et solidaire derrière nos militaires. C’est à ce prix que nous pouvons sauver le Mali. Hélas ! À la suite de Macron, certains acteurs politiques de ce pays répètent comme des perroquets que le coup d’État est une régression, que les militaires au pouvoir constituent un recul pour notre démocratie. Ils répètent, et Maître Macron est content d’eux. Mais il n’en fut pas toujours ainsi si l’on se réfère au récent passé d’autres pays africains. En effet, Nasser, Khadafi, Kagame, Rawlings, Sankara,…sont arrivés à la tête de leur pays respectif après un coup d’État. Ils ont pu relever des défis majeurs afin de redonner espoir à leurs concitoyens.
Par ailleurs, en 1958, il y eut un coup d’État en France (événements d’Alger). Les mutins, les putschistes à la tête desquels se trouvait le général Massu, firent appel à un militaire, le général de Gaulle, et c’est à lui que fut remis le pouvoir. La France ne régressa pas, elle ne recula pas. Avec le Général venu par le coup d’État, elle avança à la Vème République, et avec lui elle fut propulsée au rang de puissance nucléaire avec un droit de véto au conseil de sécurité des Nations unies.
Et nous, que faisons-nous de nos militaires ? Pour qui, pour quoi prenons-nous nos militaires ? Des extraterrestres ? Sont-ils tombés du ciel ? Des robots ? Des machines à tuer ? Des apatrides ? De la chair à canon ?
Hors des casernes, ils n’ont pas de filiation, ils n’ont pas de pères, de mères, de frères, de sœurs, de parents qui souffrent de la mal gouvernance, de l’injustice, de la misère causées par des gouvernants pillards ?
Ne sont-ils que les gardiens de notre sommeil, de notre sécurité que l’on extrait des casernes, pour les mener sur les champs de bataille où ils meurent pour le pays, pour nous, pour que nous vivions ?
Et ils n’ont rien à dire dans les affaires du pays qu’ils protègent et défendent, ils n’ont rien à dire dans les affaires du pays qui est le leur, le pays pour lequel ils meurent ?
Ils n’ont rien à dire même quand les fonds destinés à leur équipement, à leur armement, à leur protection, sont détournés, quand pour cela ils perdent par centaines des vies ?
Ils sont sans cœur nos militaires, ils sont froids, n’éprouvent aucun sentiment ?
Qu’ils suivent insensibles, de leurs casernes, le spectacle des mal élus, des malotrus volant, pillant, détruisant leur patrie, leur pays ?
Assez de parodie démocratique !
Assez de mimétisme, de snobisme et de larbinisme !
Militaires intègres de ce beau et grand pays coincé entre les mains des réseaux mafieux, emportez dans vos casernes ceux qui en gouvernant mal meurtrissent les peuples !
«Do kéra djadjiri fassa la ten saa’’!

Sambou SISSOKO

Source: info-matin

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