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FACE A LA REVOLTE DES HOMMES DE PRESSE SUITE A LA RESTRICTION DE LA LIBERTE DE PRESSE FACE AU COVID-19: Le MATD apporte des éclaircissements

La presse privée malienne était mobilisée, dimanche dernier, suite à la publication du décret de l’instruction ministérielle du 18 décembre sur des mesures liberticides pour contrôler les médias par le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation. Suite à cette mobilisation, le ministre Abdoulaye Maïga a fait un communiqué ce dimanche 20 décembre 2020  pour calmer la révolte.

 

Le ministre de l’Administration a fait savoir dans ce communiqué que cette instruction ministérielle repose sur une longue tradition du département visant à éclairer les autorités administratives, chargées de l’application des lois et règlements en vue de l’application correcte des textes. Aux dires du communiqué, contrairement à certaines interprétations distillées dans les médias et sur les réseaux sociaux, l’instruction du 18 décembre 2020 ne procède que de la mise à jour de l’instruction n°o18447/MATD-SG du 24 novembre 2015. Elle est édictée en application du Décret n°2015-0752/P-RM du 20 novembre 2015 déclarant l’état d’urgence sur le territoire national sur la base de la loi n°87-49/AN-RM du 4 juillet 1987. Il a indiqué que cette mise à jour est justifiée par la nécessité d’exécuter correctement le Décret n°202060317/PT-RM.

Le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation rassure l’opinion publique que l’instruction relative à l’État d’urgence ne vise nullement à remettre en cause quelconque liberté que ce soit. Et d’ajouter qu’elle n’a pas vocation à prescrire des mesures nouvelles et ne fait que rappeler les dispositions des lois et des règlements déjà existants. Les journalistes de la presse privée voient en ces mesures, une façon d’intimider les médias qui dérangent et de restreindre la liberté d’informer qui est un droit constitutionnel.

Pour rappel, ces mesures prévoient le contrôle, par les pouvoirs publics, les contenus des émissions radiophoniques, les organes similaires, les messages SMS sur les réseaux sociaux, les percussions, à tout moment, des domiciles privés des personnes suspectes, pendant toute la durée de l’Etat d’urgence qui restera en vigueur jusqu’au 4 janvier 2021.

Visiblement en colère, les faitières de la Presse, à travers leurs présidents, ont été reçues hier lundi par les ministres de l’Administration territoriale et de la Communication. Cette rencontre qui avait pour but de mettre à plat les interprétations liées à cette décision jugée liberticide par les patrons de presse a abouti à une promesse de mise en place d’un cadre de concertation permanent.

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