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En Algérie, deux proches d’Abdelaziz Bouteflika forment le nouveau tandem gouvernemental

Noureddine Bedoui, chargé de former le nouveau gouvernement algérien, et Ramtane Lamamra, nommé vice-Premier ministre, sont tous les deux des hommes proches du président Abdelaziz Bouteflika.

 

S’il y a un changement politique effectif annoncé par Abdelaziz Bouteflika, lundi 11 mars, c’est celui du gouvernement, désormais dirigé par un tandem. Le président algérien a limogé l’impopulaire Premier ministre Ahmed Ouyahia, l’une des têtes de turc favorites des manifestants. Difficile cependant d’y voir un renouvellement des dirigeants, puisque la direction du gouvernement est confiée à deux hommes proches du président : Noureddine Bedoui, jusqu’ici ministre de l’Intérieur, épaulé par Ramtane Lamamra, diplomate chevronné et estimé à l’étranger, nommé à la fois vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères – poste qu’il avait déjà occupé entre 2013 et 2017.

Noureddine Bedoui a commencé sa carrière comme préfet dans la région d’Oran. En 2013, il entre au gouvernement comme ministre de la Formation professionnelle, et deux ans plus tard, décroche le poste de ministre de l’Intérieur.

Quant à Ramtane Lamamra, c’est aussi un homme du sérail. Ce diplomate expérimenté, natif de Bejaia, en Kabylie, avait été choisi dernièrement par Abdelaziz Bouteflika pour populariser à l’étranger les enjeux et les objectifs d’un cinquième mandat consécutif, et convaincre les investisseurs internationaux que cette option était la meilleure pour garantir la « continuité » et les « équilibres » politiques. Ramtane Lamamra entretient de nombreuses relations au sein des organisations internationales, notamment au sein des Nations unies et de l’Union africaine.

Interrogé mardi sur RFI, Ramtane Lamamra a salué « des décisions de portée historique » et promis « un large dialogue avec la jeunesse et les forces vives ». Le but, dit-il, est d’ »interagir » avec les forces politiques d’opposition dans un élan de « consensus national ».

Quant à la « conférence nationale inclusive et indépendante », elle « aura toutes les prérogatives et pouvoirs » d’une Assemblée constituante « pour adopter une nouvelle Constitution » et fonder « une nouvelle République algérienne ». Cette conférence nationale sera constituée non seulement des « membres qui ont eu la chance d’être élus », mais « il y aura de la place pour tout le monde, à commencer par les jeunes et les femmes », précise le nouveau vice-Premier ministre sur RFI.

RFI

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