Suivez-nous sur Facebook et Youtube pour ne rien rater de l'actualité malienne

Education : les syndicats de l’éducation appellent au respect « strict » de leur statut et mettent en garde « quiconque qui tentera de le violer ou de le tripatouiller »

Soucieux du respect de leur statut, les syndicalistes de l’éducation signataires du 15 octobre 2016 ont animé, le lundi dernier, une conférence de presse à la maison des enseignants. Tirant l’attention de l’opinion sur une éventuelle perturbation de cours qui pourrait subvenir, les conférenciers  ont  invité les autorités au respect « strict » de leur statut, et mettent  en garde « quiconque qui tentera de le violer ou de le tripatouiller ».

« L’article 39 est un élément du statut. Et l’UNTM ne nous a jamais appuyé pour avoir ce statut des enseignants » explique Almoudou Ousmane Touré, porte-parole du syndicat de l’éducation signataires du 15 octobre 2016.D’après lui, les enseignants ont mené leur lutte d’obtention de ce statut sans l’UNTM. « On ne peut pas dire que c’est l’UNTM qui est à la base de cet acquis », confie le porte-parole.

Dans leur déclaration, les syndicalistes disent être « profondément » attachés à leur statut particulier, en tant que fruit d’une longue et laborieuse lutte qu’ils ont engagée depuis 2016. De ce fait, ils disent vouloir tout comprendre sauf la modification ou le tripatouillage de leur statut en faisant plaisir à l’UNTM. En clair, toute la préoccupions des syndicalistes réside dans le respect du fameux article 39 de la loi n°2018-007 du 16 janvier 2018 portant statut du personnel enseignant de l’enseignement secondaire, l’enseignement fondamental, et de l’éducation préscolaire et spéciale. Par ladite conférence, ils disent être dans une logique de prévenir l’opinion nationale des risques que va courir l’année scolaire,  au cas où des décisions responsables ne seront pas prises par les autorités. Et de préciser que l’objectif de la conférence est de s’exprimer  sur la grève de l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM),  le statut du personnel enseignant,  et les actions menées  par la corporation pour le respect de ce statut. Ainsi, les conférenciers estiment que la grève de l’UNTM n’engage en rien les enseignants du Mali pour des raisons justifiées. « Nous tenons à préciser que l’une des principales revendications de cette centrale syndicale est l’harmonisation des grilles salariales. Elle exige de l’Etat qu’il relève toutes les grilles dont les plafonds sont inférieurs au plafond 1382 du statut du personnel enseignant de l’enseignement secondaire ; de l’enseignement fondamental ; et de l’éducation préscolaire et spéciale » ; souligne-t-on. Une revendication qui, d’ailleurs, ne date pas d’aujourd’hui. Par la même occasion, ils ont tenu à rappeler qu’à la suite de son cahier de doléance déposé le 2 mai 2018, l’UNTM  a, par la suite d’un dépôt de préavis de grève, obtenu un accord avec le gouvernement. Lequel accord a permis de relever la grille du statut général à 1100 et 1200 respectivement en 2019 et 2021. A leurs dires, l’article 39 a pour objet de répondre à une demande d’harmonisation des salaires des enseignants maliens avec ceux de la sous-région. Cela, afin d’apaiser le climat social et d’éviter que les enseignants ne se mettent pas en grève chaque fois qu’il y ait une augmentation  sur le statut général. Cet article 39 dont il est question stipule que toute augmentation de rémunérations des fonctionnaires bénéficiaires du statut général s’applique de plein droit au personnel enseignant. Citant les actions qu’ils ont menées, les syndicalistes ont appelé les autorités au respect « strict » de leur statut. Et de faire une mise en garde : « Les syndicats de l’éducation mettent en garde quiconque qui tentera de violer ou de tripatouiller leur statut ». Au cas où cela arrivera, ils soulignent que leur « réaction sera à la hauteur de l’acte commis ».Puis d’ajouter : « Les syndicats de l’éducation ne s’opposeront jamais à la revendication d’une autre corporation syndicale, mais ils n’accepteront jamais que leurs acquis syndicaux soient remis en cause par un autre syndicat ». D’où leur appel à l’endroit des autorités pour le respect dudit statut, si elles ne veulent pas détruire le peu qui reste du système éducatif du Mali, ont-ils été clairs.

Mamadou Diarra

Source: Le Pays- Maali

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Suivez-nous sur Facebook pour ne rien rater de l'actualité malienne
Ecoutez les radios du Mali sur vos mobiles et tablettes
ORTM en direct Toutes les chaînes africaines en direct