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Deux familles ukrainiennes risquent de se retrouver à la rue: le secrétaire d’État pointé du doigt

À Liège, neuf enfants, dont deux en bas âge, et quatre adultes qui avaient trouvé refuge chez des hébergeurs à Ouffet et Hamoir risquent de se retrouver à la rue si une solution n’est pas trouvée rapidement pour les reloger. Julie Fernandez Fernandez, échevine à Liège et députée fédérale, dénonce la politique migratoire du secrétaire d’État belge à l’Asile et à la Migration, Sammy Mahdi. “Il se décharge de toutes responsabilités et les fait peser sur les épaules des CPAS et des villes.”

Il y a trois mois, deux familles composées en tout de neuf enfants et quatre adultes ont trouvé refuge dans des familles d’accueil à Ouffet et Hamoir, en province de Liège. Toutes deux ont fui la guerre en Ukraine. Pour des raisons qui leur sont propres, les hébergeurs ont récemment décidé qu’ils ne pouvaient plus accueillir ces personnes chez eux. “Il fallait s’y attendre. Les citoyens se sont montrés solidaires, mais ils n’imaginaient pas que la situation allait durer aussi longtemps et qu’ils devraient héberger des Ukrainiens plusieurs mois”, commente Julie Fernandez Fernandez, échevine en charge des Solidarités, de la Cohésion sociale et des Droits des personnes.

Les deux familles de réfugiés ont été invitées à se rendre à Fedasil, à Bruxelles, afin de trouver de l’aide et un nouveau logement. “Mais là-bas, on leur a dit que, comme elles dépendaient du CPAS des communes où elles étaient hébergées, elles étaient sorties du circuit et qu’elles ne pouvaient pas bénéficier d’aide de Fedasil, qui les a renvoyées vers le CPAS de Liège”, explique la députée fédérale, particulièrement excédée par la situation.

(Poursuivre l’article ci-dessous)

Logement provisoire à l’hôtel

Les CPAS d’Ouffet et d’Hamoir ne disposent d’aucun logement d’urgence, et c’est également le cas à Liège. “À cause des inondations de l’été dernier, notre capacité d’accueil est fortement réduite”, commente l’échevine liégeoise.

Depuis ce 1er juin, les neuf enfants et quatre adultes sont pour ainsi dire à la rue. “Nous avons pu leur trouver une solution en payant une chambre d’hôtel pour la nuit de mercredi à jeudi, et nous allons aussi leur payer une chambre ce soir. Mais ça ne peut pas durer et nous espérons trouver une solution pérenne avant le week-end. Nous avons contacté la Région wallonne qui doit nous réorienter. Nous attendons une réponse rapide de sa part”, indique Julie Fernandez Fernandez.

Avec sa politique migratoire, Sammy Mahdi a recréé une sorte de parc Maximilien à l’échelle de toute la Belgique.

Julie Fernandez Fernandez, Échevine à Liège et députée fédérale

À qui la responsabilité?

L’échevine dénonce la gestion de cette crise migratoire “que l’on avait vu arriver”. Elle pointe en particulier du doigt le secrétaire d’État à l’Asile et à la Migration, Sammy Mahdi. “Il se décharge de toutes responsabilités et les fait peser sur les épaules des CPAS et des villes. Ce n’est ni correct, ni normal”, estime-t-elle. Et d’ajouter, sans détour: “Il a recréé une sorte de parc Maximilien à l’échelle de toute la Belgique. Les Ukrainiens ne vivent pas dans un parc, c’est sûr, mais leur situation et leur qualité de vie est presque identique à celles de ceux qui occupaient le parc bruxellois.”

Du côté du cabinet de Sammy Mahdi, on rappelle que depuis le 9 mars, il est de la compétence des régions et des villes de trouver un logement durable, pour une durée d’un an, aux réfugiés ukrainiens “qui disposent par ailleurs d’un statut protégé”, souligne sa porte-parole. “Le Fédéral n’est pas compétent dès le moment où les réfugiés bénéficient de ce statut.”

30 cas similaires à Liège

Selon la députée fédérale, 200 Ukrainiens ont trouvé refuge à Liège depuis le début de la crise migratoire. Si le cas de ces deux familles est exceptionnel du fait du nombre de membres qui les constituent, il n’est pas le seul auquel la Ville de Liège a dû faire face. “Ils sont plus ou moins une trentaine que l’on a dû reloger. On a pu le faire grâce à des arrangements, mais ici, c’est beaucoup plus délicat et extrêmement urgent. Deux des neufs enfants ont toujours l’âge d’être dans une poussette”, souligne Julie Fernandez Fernandez.

Source: .7sur7.be/

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