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Affaire Aya Sanogo et coaccusés libérés !

Après plusieurs reports, l’affaire Amadou Aya Sanogo et les 16 coaccusés connaitra son épilogue ce lundi 15 mars 2021. L’auteur du coup d’État de 2012 et ses co-prévenus sont accusés de l’assassinat de 21 « bérets rouges », un corps de l’armée resté fidèle au président déchu Amadou Toumani Touré. Les juges ont annoncé la mise en délibéré du procès, dont le verdict est attendu pour ce 15 mars prochain.

 

Commencé en 2016 par un procès délocalisé à Sikasso, le feuilleton judiciaire du nom de  « l’Affaire Sanogo » du désormais général Amadou Haya Sanogo, tient en haleine les Maliens. Ce procès préalablement prévu le jeudi 11 mars 2021 a pris un autre visage puisque les parties civiles manquaient à l’appel. Les familles des victimes ont accepté l’an dernier un accord à l’amiable, ce qui facilite la défense de Cheick Oumar Konaré avocat des accusés.

Le protocole d’accord a été signé avant l’ouverture de l’audience de jeudi entre les parties civiles et le gouvernement. Celles-ci bénéficieront de dédommagements financiers et, pour certains des ayants droit, d’une intégration dans la fonction publique.

La défense et les parties civiles demandent la fin du procès

Le procès s’est rouvert jeudi sous haute protection devant les assises de Bamako, mais sous un nouveau jour avec la possibilité d’un arrangement qui y mettrait fin. Les parties civiles ont demandé au tribunal d’entériner un accord entre elles et l’État qui a décidé en 2020 de les indemniser. Les assises se prononceront lundi dans cette affaire ramenant aux premiers mois de la grave crise sécuritaire que traverse toujours le pays. Amadou Sanogo et les 16 coaccusés présents au tribunal jeudi, soldats et gendarmes, dont un ancien ministre de la Défense, sont jugés non pas pour putsch de 2012 qui avait renversé le président Amadou Toumani Touré, mais pour l’enlèvement et l’assassinat de 21 membres d’une unité d’élite, les « Bérets rouges ». Un mois après le coup d’État, les « Bérets rouges » avaient vainement tenté un contre-putsch brutalement réprimé par les nouveaux maîtres de Bamako et par les « Bérets verts » qui leur étaient acquis. Les corps de 21 d’entre eux avaient été retrouvés morts dans un charnier en décembre 2013. Le procès d’Amadou Sanogo n’a cessé d’embarrasser le pouvoir, inquiet des dissensions qu’il pouvait susciter au sein d’une armée par ailleurs confrontée aux djihadistes, et de la comparution d’un ministre de la Défense. Il s’est enlisé après son ouverture en novembre 2016. En janvier 2020, la justice a ordonné la libération d’Amadou Sanogo et des autres militaires encore détenus depuis six ans, faisant redouter aux défenseurs des droits humains le classement de l’affaire pour des raisons politiques.

Cependant, si beaucoup s’accordent à dire que ce procès serait une farce, il est aussi évident que d’autres accusations relatives aux violations de droit de l’homme peuvent surgir et même mettrait certains accusés dans le pétrin.

Bourama Kéïta

 Source : LE COMBAT

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