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ADÉMA-PASJ : La renaissance d’un géant ?

Le samedi 11 juin 2022, la salle des expositions du Mémorial Modibo Kéita a tremblé sous les pas de centaines voire de milliers d’adhérents et sympathisants adémistes venus nouer ou renouveler leurs vœux à leur formation politique de cœur. Le directoire du parti avait battu l’appel pour présenter, sous la forme d’un livre, le bilan des dix années d’exercice du pouvoir fièrement assumé par le parti à l’Abeille (1992 – 2002).

Et pour cause ! La salle des expositions du Mémorial Modibo Keïta, une des nombreuses pépites réalisées pendant les deux mandats du Président Alpha Oumar Konaré, et épinglées, non sans fierté, sur le mur dudit bilan, s’est révélée trop étroite pour tout ce monde dont la grande partie est restée bloquée dehors. Un grand événement situé dans un grandissime lieu et porté par d’illustres esprits ! Nous attendons le moment propice pour vous parler de ce livre qui affiche un petit bout de la vie de chacun de nous. Nous parlerons donc de l’événement et de rien d’autre.

Quelle mouche aura donc piqué les camarades de la Ruche pour ainsi mettre les militants à l’étroit ? Est-ce un manque de confiance en la capacité de mobilisation des structures de base ? Comment, diable, nos camarades avec qui nous avons essuyé, hier, tous les trottoirs de Bamako et environs, empli de monde les grandes agoras pour démontrer notre force, ont-ils pu à ce point mésestimer notre engagement et notre attitude volontariste et militant ? Toujours est-il que le samedi 11 juin 2022, le directoire de notre navire Adema-PASJ a dû comprendre qu’il n’y a pas de salle fermée qui contiendrait le monde adémiste si la base et les dirigeants accordent leurs violons et visent un même objectif. Avec tout ce public resté dehors, il fallait le Stade du 26 Mars pour trouver place à tout le monde ! Mais arrêtons là ce procès, pour ne pas accabler davantage les pauvres dirigeants dont la plupart ont à reconstruire un tissu relationnel abimé depuis longtemps, avec leur base. Laissons aussi ces milliers de militants amers et frustrés, entassés hors des murs de la Salle des expositions, pour nous intéresser à l’événement qui se déroulait à l’intérieur.

Les maigres six cents places assises furent occupées en moins de deux. La petite centaine de places debout, tout autant. Nous essayons de chercher, du regard, les quelques vieilles têtes du parti dont certaines étaient et restent encore nos camarades et maîtres : Pr Ali Nouhoum Diallo, Mohamedoun Dicko, Pr Dioncounda Traoré, Adama Samassékou, Alpha Oumar Konaré, Marimantia Diarra, Madame Sy Kadiatou Sow, Ousmane Sy, Bakary Koniba Traoré, etc., etc. De ceux-là, seuls ont pu faire le déplacement Professeur Ali Nouhoum Diallo, Adama Samassékou, Marimantia Diarra et madame Sy Kadiatou Sow. On attendait moins d’autres comme Abdramane Baba Touré, Boubacar Sada Sy, Mandé Sidibé, Mohamed Lamine Traoré, Ibrahim Boubacar Kéita, Soumaïla Cissé, Soumeïlou Boubèye Maïga… pour absence définitive mais qu’on n’oubliera jamais parce qu’on les portera toujours dans nos cœurs. La preuve ? Le double hommage que tous, nous leur avons rendu à travers la demande de minute de silence faite par les camarades Moustaph Dicko, ancien ministre, et Marimantia Diarra, ancien ministre également et actuel président du parti.

Puis le silence s’empara de la salle et le nouveau secrétaire général du parti, Yaya Sangaré, traversa la moitié de la salle pour s’adresser, dans un ton paradoxalement galvanisant et émouvant, à l’auditoire attentif comme scrutant un verdict, mieux, une prophétie ! Le jeune quinquagénaire nous déclame un discours teinté d’audace et acidulé de vérités, qui nous présenta le livre dont la gésine aura duré une vingtaine d’années. Vous entendriez une mouche traverser cette salle ! Ce livre contient le bilan de notre parti sur dix ans de gestion d’Etat, soit de 1992 à 2002. Il nous donne, avec force détails, l’ensemble des projets réalisés sous la direction d’un homme qu’il nous fallait en 1992 et qu’il nous faut encore aujourd’hui. Mais, hélas, cet homme a été contraint de se retirer trop tôt de la scène politique. Il s’agit, bien sûr, d’Alpha Oumar Konaré. Le Mali a encore besoin de lui. On le sait. S’il ne peut revenir, il peut au moins servir de modèle et d’inspirateur pour le prochain Malien qui devra diriger notre pays. Il en a formé plus d’un dans notre parti, qui pourrait s’inspirer de l’homme qu’il est aujourd’hui, du président qu’il fut hier, de l’intellectuel et du patriote qu’il restera à jamais. L’Adema-PASJ n’aura pas à chercher, ni loin ni longtemps, celui qui se rapproche le plus d’Alpha Oumar Konaré. Il suffit de remarquer, d’écouter… Les candidats ne manquent pas.

Puis, le secrétaire général nous présenta un panel composé d’éminentes figures : MM. Adama Samassékou (ancien Ministre de l’Education), Modibo Traoré (ancien Ministre du développement rural), Modibo Sidibé (ancien Ministre de la santé et ancien Ministre des affaires étrangères sous Alpha Oumar Konaré et ancien Premier Ministre sous Amadou Toumani Touré), Makan Moussa Sissoko (modérateur du panel), Moustaph Dicko (ancien Ministre de l’Education), Adama N. Diarra (ancien Commissaire à la Jeunesse). Ce panel de qualité nous affiche un podium occupé par des personnalités elles-mêmes triées sur le volet et ayant toutes en commun d’avoir emboîté le pas à Alpha Oumar Konaré, en tant que membres des différents gouvernements, sur le chantier de ses nombreux projets. Tous ont donné en détail les différentes réalisations effectuées au niveau des départements qu’ils ont dirigés pendant les dix ans d’exercice du parti.

Les interventions de haute volée de ces panélistes étaient à la hauteur de leur stature. Le public, avant d’avoir lu le livre présentant le bilan des dix années de pouvoir du parti Adéma-PASJ, a été fort édifié par ces intervenants de qualité qui n’ont pas transigé sur le devoir de vérité. Ils ont tout dit. Nous avons tout entendu et tout compris, en attendant notre tour de lire le livre-bilan de ce parti dont le rugissement, à n’en pas douter, donnerait le tournis à toutes les formations et à tous les acteurs politiques mus par l’ambition de prendre le pouvoir au Mali. A bon entendeur…

Tiécoro Sangaré

Source: Les Échos- Mali

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