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Violences sur des journalistes au Congo: indignation des avocats d’Okombi Salissa

Les avocats de l’ex-ministre et opposant André Okombi Salissa, inculpé depuis près d’un an pour atteinte à la sûreté de l’Etat, se disent indignés par l’interruption de leur conférence de presse avant même qu’elle ne débute jeudi 30 novembre. Dans un communiqué diffusé ce vendredi 1er décembre, ils dénoncent «des violences inacceptables dans un Etat de droit».

Journalistes molestés, pneus de voitures crevés… pour les avocats d’André Okombi Salissa il y a eu jeudi 29 novembre une volonté claire de museler la défense et la presse. Rappelons que des hommes en civil se présentant comme membres des forces de l’ordre ont investi les lieux -une salle privée- où des journalistes avaient été appelés pour une conférence de presse des avocats de l’opposant. Ils s’en sont pris à plusieurs journalistes, dont le correspondant de RFI et de l’AFP qui a été molesté et a vu son matériel et son téléphone confisqués. RFI et l’AFP ont protesté contre ces violences commises contre leur journaliste et ont exigé la restitution de son matériel.

« On nous a empêchés d’exercer un droit constitutionnel ! C’est une attitude qui viole les libertés individuelles, qui viole les droits fondamentaux, qui viole la liberté d’expression ! », s’indigne Maître Yvon Eric Ibouanga, avocat d’André Okombi Salissa, interrogé par RFI.

Le porte-parole du gouvernement congolais a fermement condamné l’agression des journalistes mais, selon lui, si les avocats avaient prévenu la police de leur conférence de presse, l’incident n’aurait pas eu lieu.

Que cherchaient précisément les hommes armés qui ont empêché la rencontre entre journalistes et avocats ? Maître Ibouanga n’a pas la preuve qu’on voulait nuire à son client mais il dénonce en revanche une campagne de dénigrement orchestrée contre lui. « Sur les plateaux des télévisions nationales et même internationales, il y a des gens qui tiennent des propos violant les intérêts de notre client, monsieur Okombi Salissa. Nous estimons que ses droits ne sont pas respectés et que la détention dont il fait l’objet à ce jour ne repose plus sur aucune base légale », ajoute l’avocat.

Selon le porte-parole du gouvernement, la police a ouvert une enquête pour savoir qui sont les hommes armés qui ont attaqué le lieu de conférence de presse.

 

Source: RFI

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