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Sites du patrimoine culturel : LES PLANS DE GESTION ET DE CONSERVATION REMIS AU MALI

Le Premier ministre Soumeylou Boubèye Maïga a reçu des mains de Mme Mbaranga Gasarabwe, coordonnatrice résidente du Système des Nations unies au Mali, les plans de gestion et de conservation des sites du patrimoine mondial au Mali. Il s’agit des villes anciennes de Djenné, de la Médina de Tombouctou, du Tombeau des Askia de Gao et des Falaises de Bandiagara. C’était au cours d’une importante cérémonie qui a eu lieu, jeudi dernier au Mémorial Modibo Kéïta, en présence notamment de Mme Ndiaye Ramatoulaye Diallo, ministre de la Culture, de Hervé Huo Marchand, le représentant de l’UNESCO, des représentants du corps diplomatique accrédité dans notre pays et de nombreux invités.

Ces sites ont acquis ce prestigieux statut international de classement sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO respectivement en 1988 pour Tombouctou et les villes anciennes de Djenné ; 1989 pour les Falaises de Bandiagara en Pays Dogon et 2004 pour le Tombeau des Askia. Conformément aux orientations devant guider la mise en œuvre de la Convention de 1972 de l’UNESCO concernant la protection du patrimoine mondial culturel et naturel, chacun de ces sites doit être doté d’un plan de conservation et de gestion ayant vocation à spécifier la manière, dont leur valeur universelle exceptionnelle, ainsi que leurs attributs d’intégrité et d’authenticité devraient être préservés. Tout cela dans une dynamique participative impliquant fortement les communautés locales et l’ensemble des parties prenantes.

C’est aussi l’occasion de promouvoir les plans de gestion et de conservation auprès des partenaires techniques et financiers au moment où, la nécessité de mobiliser des fonds pour poursuivre les actions de conservation et de promotion du patrimoine culturel national se pose avec acuité.

Pour le Premier ministre, la mise en œuvre de ces plans de gestion doit permettre de circonscrire les menaces, de consolider les acquis, de mutualiser les efforts et d’apporter des mesures correctives nécessaires au retrait des trois sites de la liste du patrimoine mondial en péril. Sa mise en œuvre s’inscrit aussi dans l’élan de solidarité internationale manifesté en faveur de la protection et de la promotion des biens du patrimoine culturel national, qui ont subi les effets néfastes de la crise de 2012.

Ces plans de gestion et de conservation ont été approuvés en mars 2018 à Bamako par les représentants des structures techniques du ministère de la Culture, le représentant du centre du patrimoine mondial de l’UNESCO, les représentants des organes consultatifs (ICOMOS, ICCROM), les maires et les membres du comité de gestion de chacun des sites, représentant leurs communautés. A cette occasion, le ministre de la Culture s’était félicitée de la tenue de cette réunion qui témoigne de la nécessité et de l’importance du suivi de l’exécution des recommandations formulées lors de l’adoption en mars 2017 du plan d’action de la deuxième phase du Programme qui couvre la période 2017-2021. Rappelant son souhait d’atteindre les objectifs de ce programme, Mme Ndiaye Ramatoulaye Diallo a souligné le rôle indéniable du patrimoine culturel comme facteur de toutes ces valeurs fondamentales sociales. En effet, les plans de gestion et de conservation de ces sites qui se présentent sous forme de plan d’action, prennent en compte l’ensemble des actions susceptibles de mieux gérer et promouvoir les quatre sites pour les quatre prochaines années.

Le coût total des activités au niveau des quatre sites est estimé à environ 11 millions d’euros, soit près de 7,5 milliards de Fcfa, dont la planification est détaillée dans les plans d’action de chacun des plans de gestion et de conservation. Ces plans seront mis en œuvre durant cinq années.

La cérémonie de remise de plans de gestion et de conservation des sites du patrimoine mondial au Mali est le couronnement des efforts conjoints du gouvernement, de l’UNESCO et d’autres partenaires techniques et financiers en vue de la préservation du patrimoine culturel du Mali, a indiqué Mme Mbaranga Gasarabwe. Les résultats obtenus augurent un bon espoir pour la bonne gestion et la conservation durable des sites du patrimoine mondial au Mali, a-t-elle ajouté. Pour Mme Mbaranga Gasarabwe, notre pays possède un des patrimoines culturels les plus remarquables de l’Afrique Sub-saharienne dont la partie la plus visible comporte déjà quatre biens inscrits sur la liste du patrimoine mondial et huit éléments sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité.

Youssouf DOUMBIA

L’Essor

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