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Révision constitutionnelle : ni oui, ni non

Après la grande marche du samedi 17 juin contre la révision constitutionnelle, les lignes semblent bouger.

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Ce projet qui suscite tant de remous pourrait finalement être reporté.

100 000 pour certains 500 000 pour d’autres, plus vraisemblablement 50 000 personnes ont battu le pavé dans la capitale malienne le samedi 17 juin pour exprimer leur rejet du projet de révision constitutionnelle, à l’appel d’une plateforme regroupant une quarantaine de partis politiques et plusieurs associations de la société civile. Ont-ils réussi à faire reculer le pouvoir ? À l’heure où nous bouclons ce numéro, les bruits de couloirs se font persistants sur un report du référendum tant contesté. La démonstration de force des partisans du « Non » semble donc avoir trouvé écho auprès du Président de la République. Ibrahim Boubacar Keïta a ainsi rencontré lundi 19, les présidents des institutions de la République pour échanger sur la suite à donner au référendum du 9 juillet prochain. « Il y a certaines choses qui peuvent, avec intelligence et dès lors que l’ensemble en aurait convenu, êtres différées dans le temps, mais nullement empêchées d’être », a déclaré le président, repris par le journaliste de RFI, Anthony Fouchard, sur son compte Twitter le mardi 20 juin. A l’issue du conseil de ministre d’hier, le président a décidé du report du referendum à une date ultérieure. « La constitution est la loi fondamentale du pays, il est donc normal qu’il y ait des discussions dessus. Rien n’est parfait. S’il y’a des choses à revoir, je serai d’avis de le faire dans une démarche démocratique », confie Bakary Issa Keïta, secrétaire aux finances du bureau politique national du Rassemblement pour le Mali (RPM). « C’est l’expression de la volonté populaire, il (le Président) a pu évaluer à travers la marche le niveau d’intérêt des Maliens pour leur constitution », s’est réjoui Cheick Oumar Diallo, porte-parole de la plateforme « An tè A bana ! ».

Les partisans du « Oui », continuent eux aussi de mobiliser leurs efforts et avaient annoncé une marche le samedi 24 juin, histoire de faire une « contre-démonstration », avant d’y renoncer. Menée par le député Moussa Timbiné, la plateforme « An ka ben » créée au lendemain de la signature des accords de paix en 2015, se donne une dynamique nouvelle en servant de contre-pouvoir au mouvement « An tè A bana ! ». « C’est dommage de mettre en place un front pour l’opposer à un autre. Il faut rassembler, et ce front ne ferait que diviser les Maliens. En l’état actuel, nous n’avons pas besoin de cela », regrette Diallo du camp du « Non ». Le report du scrutin va-t-il calmer les ardeurs ? « Nous réclamons le retrait pur et simple de ce projet qui divise le pays », martèle Tiébilé Dramé du PARENA.

 

 

Source: journaldumali

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