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Résolution des litiges fonciers : JIGIYA SO ET RADIO NIETA S’ENGAGENT A FOND

Les questions foncières figurent de nos jours parmi les grandes préoccupations nationales,  aussi bien pour les populations et  que pour les pouvoirs publics. Elles sont à la base d’une multitude de conflits qui menacent la cohésion sociale.  Des associations et organisations de défense des droits de l’homme en font souvent leur cheval de bataille. C’est le cas de l’Association pour la protection, la défense et l’assistance juridique aux indigents au Mali (APRODAJI-Mali) qui, en collaboration avec la Fondation « Bla N’Galama » et Radio Nieta, a organisé le week-end passé une conférence de presse. Cette conférence qui s’est déroulée dans les locaux de la radio, était dominée par des affaires relatives au foncier.

Faits divers

 

L’APRODAJI-Mali et sa clinique juridique dénommée « Jigiya So » qui a obtenu son récépissé en 2007, s’investissent dans la promotion des droits humains dans le domaine de la santé, du foncier, parmi tant d’autres.

« Depuis 1991, la terre a pris de la valeur. Dès l’annonce d’un projet de lotissement d’un ou des quartiers spontanés, on assiste à des litiges opposant certains habitants de ces zones à d’autres citoyens au sujet des parcelles à usage d’habitation. Certains sont dépossédés de leur terrain qu’ils ont occupé pendant près de 50 ans », a déploré Adama Sogodogo, le directeur exécutif de la clinique juridique Jigiya So.

Notre confrère Diossé Traoré de Radio Nieta a expliqué que cette conférence de presse visait à faire comprendre aux nouvelles autorités, la nécessité de prendre des dispositions propres à mettre fin au phénomène de la spéculation foncière. Il a relevé combien les indigents fondent d’espoir sur le pouvoir en place pour la résolution de leurs problèmes. La radio, a-t-il annoncé, a ouvert un registre pour recenser les préoccupations des citoyens.

Dans une déclaration remise à la presse, la direction de Jigiya So estime que la situation créée par les litiges fonciers est imputable non seulement à la valeur marchande du bien en question mais aussi aux insuffisances et à la mauvaise application des textes en la matière.

Des cas de litiges fonciers déjà au niveau de la justice, des témoignages de personnes qui bénéficient de l’assistance de l’Association pour la protection, la défense et l’assistance juridique aux indigents au Mali et ses partenaires, ont été présentés aux journalistes.  Comme par exemple le litige foncier opposant la famille Hamadoun Poulo Sow, dont est issu Hamady Boury Sow, à celle de Moctar Bah au sujet de l’exploitation de la pêcherie de « Pengol », dans le cercle de Mopti. Un vendeur de carburant, Diancoro Oumar Sidibé, a raconté le différend qui l’oppose à un certain Lahaou Fofana à propos d’une parcelle à Niamacoro (Commune VI du District de Bamako). Brahim Traoré a témoigné sur le litige qui l’oppose à Sékou Dicko et Mohamed Diakité au sujet d’une parcelle dans la commune rurale de Dialacorodji.

B. M. SISSOKO

 

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