Suivez-nous sur Facebook pour ne rien rater de l'actualité malienne

Presidentielle 2018 : Abdoulaye Idrissa Maïga, le candidat du «plan B»

Même si on ignore ce que le président français et le Premier ministre malien se sont dits, ce que l’on sait déjà, Macron aurait dit à IBK de faire comme François Hollande, c’est-à-dire de ne pas se représenter pour un second mandat. Lorsque le Premier ministre AIM emprunte un hélicoptère pour aller soutenir un candidat RPM (Mahamane Fofana ayant milité dans presque tous les partis politiques à Niafunké, fief de l’URD), cela ne relève pas d’une «fanfaronnade politique». C’est purement électoraliste. Une façon pour le candidat Abdoulaye Idrissa Maïga de redorer son blason auprès des Songhaï.

 Premier ministre Abdoulaye Idrissa maiga pm discours conference

Notre pays est profondément instable. Le président IBK, plébiscité, en août 2013, a vite dilapidé  son capital de confiance par la gestion catastrophique de la question du Nord qui a coïncidé avec les évènements des 17 et 21 mai 2014, les différents scandales financiers cumulés en si peu de temps et sa propension à l’exercice solitaire du pouvoir ont fait de lui l’un des plus mauvais chefs d’Etat malien.

Le pire des scenarii serait une contestation populaire contre le régime en place et contre laquelle aucune force extérieure ne saurait intervenir, ce  scenario est aujourd’hui plus que plausible. Karim Keïta a fait main basse sur les ressources du pays. Pour mater les contestations, il paye à prix d’or des vigiles en commune II. L’honorable, fiston national, a mis au K.O le pouvoir de son père.

L’heure n’est pas au rassemblement au parti du Rassemblement Pour le Mali (RPM) au pouvoir. À quelques encablures (7 petits mois) de la fin  de leur premier quinquennat, les militants se sentent délaissés par leur président. Raison pour laquelle beaucoup de mouvements politiques ont surgi pour défendre la nation contre les prédateurs. Le RPM semble prendre un sérieux coup à cause des querelles internes entre barons du parti et les militants.

Durant quatre ans, le président Ibrahim Boubacar Keïta n’a réglé aucun problème. C’est tout le contraire qu’il a fait: il a détruit, ce qui nous appartenait à savoir notre souveraineté. De mémoire de Malien, IBK aura été le plus mauvais de tous les présidents : la chose publique est sacrée, dit-on, et personne n’a le droit de la spolier fut-il président.

Le vol du patrimoine national et le détournement des fonds publics ont pris des proportions inquiétantes. Chaque baron tient à se venir et à préparer l’avenir de ses enfants. La sortie de crise ne préoccupe personne. Tout le désordre au sommet de l’Etat serait orchestré par le président de la République, une fois élu à la magistrature suprême. Il aurait tourné le dos à son parti; au peuple qui l’a plébiscité et demeure inabordable.

La situation est très difficile et complexe à tous les niveaux. Surtout sur le plan politique et le reste ne peut que suivre. Le refus du président de la République de déménager au palais de Koulouba montre qu’il n’est pour le Mali. Le palais représente notre pays, notre souveraineté, notre dignité nationale.

Le clientélisme politico-ethnique facilité par le fanatisme et la corruption, fait que l’intérêt national de la nation et l’avenir du pays ne préoccupent  personne. Chaque baron tisserand tend absolument  à se servir et à servir sa famille. A cet effet, le Premier ministre, Abdoulaye Idrissa Maïga, multiplie les sorties à l’intérieur du pays pour convaincre les populations exposées à l’insécurité, à la famine et à la pauvreté.

 

Abdoulaye Idrissa Maïga (AIM), le candidat du «plan B»

C’est suite à une visite officielle effectuée en France que le Premier ministre Abdoulaye Idrissa Maïga, accompagné d’une forte délégation au mois de septembre), a rencontré le président français Emmanuel Macron. On ignore ce que les deux hommes se sont dits. Ce que l’on sait déjà, Macron aurait dit à IBK à propos de sa candidature, en 2018, de faire comme François Hollande, c’est-à-dire de ne pas se représenter pour un second mandat.

Lorsque le Premier ministre Abdoulaye Idrissa Maïga emprunte un hélicoptère pour aller soutenir un candidat RPM (Mahamane Fofana ayant milité dans presque tous les partis politiques à Niafunké, fief de l’URD), cela ne relève pas d’une «fanfaronnade politique». C’est purement électoraliste. Une façon pour le candidat Abdoulaye Idrissa Maïga  de redorer son blason auprès des Songhaï.

Le climat qui prévaut chez les tisserands n’est pas celui de l’apaisement. Comme tous les partis politiques, le Rassemblement Pour le Mali (RPM) traverse des moments difficiles de son existence. Il y a beaucoup de clans. Les querelles politiciennes risquent de miner le parti.

Malgré ces difficultés, l’ancien directeur de campagne du candidat IBK qui fut successivement ministre de l’Environnement, l’Administration territoriale, de la Défense, Premier ministre, Abdoulaye Idrissa Maïga serait en campagne pour la présidentielle de 2018.

Son parcours politique montre que c’est le candidat caché des tisserands «le plan B». Celui  qui devait diriger le RPM suite au congrès constitutif du RPM d’octobre 2016 a perdu la présidence du parti face à Bocary Tréta. Une attitude que le président IBK n’a pas tolérée. Plus tard, il nomme Abdoulaye Idrissa Maïga Premier ministre pour l’encourager.

De Bamako à Paris, beaucoup d’informations circulent. La dernière en date serait le retrait de la candidature d’IBK pour un second mandat. Au cours d’une de ses nombreuses visites officielles en France, Emmanuel Macron aurait demandé à Ibrahim Boubacar Keïta de faire comme François Hollande. C’est pourquoi dans certains états- majors de partis politiques, on comprend aisément la course effrénée du Premier ministre pour la présidentielle à venir.

L’inexistence d’un fichier électoral ouvrira la voie à la manipulation des résultats. Un holdup-up électoral de 2018 serait en chantier: 1,5 million de cartes Nina pré-personnalisées seraient cachées chez le fournisseur, Afrik-Sarl.

IR-GANDA serait un mouvement de taille pour ratisser large. Il me semble que nous évoluons vers une catastrophe plus sanglante qu’en 1991. Les armes circulent et sont utilisées au détriment de la paix civile  en toute impunité par certaines milices. De plus, le comportement actuel des barons du parti tisserand et de certaines personnalités du pays ne sont pas de nature à soigner la situation.

La prochaine élection présidentielle pourra être le déclencheur d’une bombe en attente d’un détonateur pour exploser. Il faut prier fort. Sinon, tous les ingrédients sont déjà réunis pour une vengeance décentralisée.

Safounè KOUMBA

 

Suivez-nous sur Facebook pour ne rien rater de l'actualité malienne
Ecoutez les radios du Mali sur vos mobiles et tablettes
ORTM en direct